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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 14:34
Disons que le monstrueux se situe dans le dépeçage du corps qui n'est pas vraiment naturel...
A quoi ressemblerions-nous sans notre peau pour nous promener !
Là semble-t-il se situe le scandale des expositions de Hagens, dans cette "anormalité" visuelle

Le dépeçage renvoie à notre rapport à l'animal et à la nourriture et sous-tend donc dans ce cas, une idée anthropophagique
car même dans le cas d'un embaumenent, le corps humain n'est pa dénudé de la sorte.

Nous trouvons en synonymes de dépeçage (sur internet) les mots suivnats: boucherie, découpage, démembrement, division, équarrissage, partage.

le mot partage qui semble curieux ici renvoie (sur internet) aux mots suivants:

partage : aliénation, communion, démembrement, dépeçage, destinée, différence, distribution, division, fraction, fractionnement, fragmentation, licitation, liquidation, lot, morcellement, part, participation, répartition, scission, sort, succession.

 

Le dépeçage ne concerne que notre rapport à l'animal et à la nourriture. Si il y a dépeçage du corps humain, il ya donc l'idée de se nourrir du corps humain.

Le dépeçage renvoie aussi aux pratiques moyennageuses de la torture

on le retrouve aussi dans le mythe de MARSYAS puni par Apollon

ou dans le mythe de Dionysos:

> Dionysos Zagreus n'arrive pas à échapper aux Titans envoyés par Héra pour le tuer, et ses meurtriers le dépecèrent et en mangèrent les morceaux
>Penthée est découvert par les Ménades qui le réduisent en pièces sur l'ordre de Dionysos, Agavé à leur tête. Ce n'est qu'après avoir ramené en triomphe la tête de Penthée au palais qu'elle s'aperçoit avec horreur qu'elle a tué son propre fils.

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   Amour à mort sous silicone
   LE MONDE | 16.05.09 | 15h52  •  Mis à jour le 16.05.09 | 15h52

 

Il y songeait depuis longtemps, il a osé, et choisi Berlin - "une ville politique" - pour concrétiser son projet : exhiber les corps plastinés d'un homme et d'une femme, figés dans leur accouplement derrière une vitrine.

Avec sa dernière exposition, "Les mondes du corps et le cycle de la vie", présentée jusqu'au 30 août dans la capitale allemande, Gunther von Hagens, 64 ans, désormais connu dans le monde entier pour son procédé de plastination (technique préservant les tissus biologiques grâce à du silicone), parvient à polariser une fois de plus l'attention. "A-t-on le droit de montrer des corps morts en train de faire l'amour ?" demande le quotidien berlinois Tagesspiegel. La morale est pourtant sauve : les visiteurs de moins de 16 ans doivent être munis d'une autorisation parentale pour avoir le droit de voir cette "oeuvre", pudiquement intitulée L'Acte suspendu et présentée dans une salle à part, "par respect pour ceux qui trouveraient choquante une telle représentation", selon Angelina Whalley, épouse du plastinateur et commissaire de l'exposition.

Le couple, estime von Hagens, a toute sa place dans cette exposition ayant pour thème les étapes de la vie humaine, de la conception à l'âge avancé. "Le sexe et la mort sont tous deux des tabous de notre espèce, confie-t-il au quotidien populaire Bild. J'ai voulu les présenter ensemble, car la mort fait partie de la vie, et qu'il ne peut y avoir de vie sans sexe."

Huit ans après la précédente exposition de Gunther von Hagens à Berlin (1,3 million de visiteurs, selon ses organisateurs), les Eglises n'ont cette fois "pas souhaité faire de commentaires". Mais plusieurs politiciens ont dénoncé cette nouvelle provocation, fruit de 4 000 heures de travail et de 200 kilos de silicone.

Montrer ce couple est tout simplement "pervers", a estimé la porte-parole du groupe SPD au Bundestag pour les questions culturelles. "Le parquet doit encore prouver qu'une exposition aussi répugnante est compatible avec notre système de droit", a renchéri le député CDU Kai Wegner.

Pourtant, l'accouplement des deux corps plastinés pourrait bien n'être qu'un hors-d'oeuvre. Gunther von Hagens a annoncé son intention d'intégrer prochainement à l'exposition des "robots plastinés", c'est-à-dire des corps auxquels il rendrait un semblant de vie en faisant se mouvoir leurs muscles à l'aide de minuscules moteurs... Le "Docteur la mort" n'a toutefois pas précisé dans quelles positions. 


Lorraine Rossignol (Berlin, correspondance)
Article paru dans l'édition du 17.05.09

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Published by Faboisset - dans Moeurs
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