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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 19:28
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The Muddled Tracks of All Those Tears, NY Times

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17 février 2009 2 17 /02 /février /2009 18:42
Image fournie par l'Agence spatiale européenne, montrant les objets en orbite autour de la Terre.


La banlieue terrestre polluée par les débris spatiaux
LE MONDE | 14.02.09 | 13h59  •  Mis à jour le 16.02.09 | 12h57


Dans le silence éternel des espaces infinis, une déflagration muette est intervenue, mardi 10 février, 800 km à l'aplomb de la Sibérie. Pour la première fois dans l'histoire spatiale officielle, deux satellites sont entrés en collision. Kosmos 2251, un satellite militaire russe, hors service depuis 1995, et Iridium 33, un satellite de télécommunications américain, encore en fonctionnement, ont été pulvérisés par l'impact, propulsant autour du globe une nuée de débris. Et polluant pour des siècles une des régions de l'espace les plus utilisées."Ce genre d'événement était à redouter depuis un moment déjà", indique Fernand Alby, responsable du service "débris spatiaux" au Centre national d'études spatiales (CNES). Depuis 1957 et le lancement de Spoutnik 1, les engins spatiaux n'ont cessé d'encombrer la banlieue terrestre : 6 000 environ ont été lancés. Diverses explosions et collisions ont engendré des millions de débris qui, à une vitesse moyenne de 28 000 km/h, constituent des projectiles destructeurs en cas de collision.


Avant le choc Kosmos-Iridium, rappelle Fernand Alby, "trois accidents ont été officiellement recensés" : le 24 juillet 1996, un fragment du troisième étage d'une Ariane, qui avait explosé dix ans auparavant, a percuté le microsatellite militaire français Cerise. Le 17 janvier 2005, l'étage d'un lanceur américain Thor a été heurté par un débris chinois. Et, enfin, en décembre 1991, un Kosmos aurait été touché par un fragment d'un de ses jumeaux, selon une reconstitution américaine a posteriori.


TRAQUE PERMANENTE


Plus récemment, des collisions volontaires ont eu lieu : en février 2008, la Navy américaine a détruit l'un de ses satellites. Celui-ci se trouvait à très basse altitude, si bien que les débris ont rapidement brûlé dans la haute atmosphère. Cette démonstration visait avant tout la Chine qui, le 11 janvier 2007, avait pulvérisé l'un de ses satellites météorologiques, faisant la preuve de l'efficacité de son système d'interception antisatellite. Mais engendrant aussi quelque 150 000 débris de plus de 1 cm.

Parmi eux, 2 800 mesurant plus de 5 cm sont suivis en permanence par le réseau de surveillance spatiale américain. Seuls 2 % sont retombés sur la Terre. La majorité polluera notre banlieue spatiale pendant encore des décennies, voire des siècles, si l'on en croit le numéro de janvier de la lettre Orbital Debris de la NASA.

Ce sont les Américains qui connaissent le mieux la destinée de ces déchets orbitaux. L'US Strategic Command les traque en permanence, à l'aide d'un réseau mondial de radars et de télescopes optiques. Chaque jour, il met en ligne un catalogue de 12 500 objets de plus de 10 cm (dont 7 % sont opérationnels), à disposition des autres agences spatiales. Ces données sont expurgées des informations ayant trait à la flotte spatiale militaire américaine, et les trajectoires livrées sous une forme dégradée. Pas assez précises pour prédire des collisions, mais suffisamment pour déceler des risques éventuels, au moins quelques jours à l'avance.

Le temps pour la France, qui s'est dotée de ses propres moyens d'observation, de procéder à des vérifications, grâce à des radars de poursuite de la direction générale de l'armement. Ceux-ci viennent compléter le Grand Réseau adapté à la veille spatiale (Graves) chargé de surveiller les activités en orbite basse. Ces informations permettent au CNES de sécuriser la trajectoire de quinze satellites civils et militaires. Chaque année, trois à quatre manoeuvres d'évitement sont ainsi effectuées au sein de cette flotte.

Comment expliquer que la société Iridium n'ait pas fait de même ? Négligence ? "Cette géométrie d'impact, à angle droit, est le cas le moins probable. Même avec des informations précises sur les trajectoires, il était difficile à prévoir", estime Heiner Klinkrad, responsable du bureau des débris spatiaux de l'Agence spatiale européenne.

Celle-ci ne peut mener que des campagnes d'observation ponctuelles, "qui ont un intérêt statistique, mais ne permettent pas de prédire des trajectoires", indique M. Klinkrad. Mais l'Europe réfléchit à un moyen de surveillance civile. Un programme préparatoire devrait aboutir à des recommandations en 2011.


MULTIPLICATION DES ACCIDENTS


Le secteur spatial a pris conscience que de tels accidents vont se multiplier. "Il n'y a malheureusement pas beaucoup de solutions, constate Fernand Alby. Récupérer ces débris serait techniquement difficile et extrêmement coûteux. Le mieux est de prévoir dès leur lancement la fin de vie des satellites, dans l'atmosphère."

Même si ces précautions étaient adoptées, le risque de collision subsistera. Certaines modélisations prévoient même des phénomènes de réactions en chaîne, étalés sur plus d'un siècle. "Le récent événement ne va pas arranger les choses", prédit Fernand Alby. Dans les prochains jours, assure-t-il, les agences spatiales vont faire tourner leurs ordinateurs pour réévaluer la situation. Les occupants de la station internationale, qui tournent à 370 km au-dessus de la Terre, ne semblent pas menacés. Pour l'instant.


Hervé Morin
Article paru dans l'édition du 15.02.09
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14 février 2009 6 14 /02 /février /2009 16:39
Luxe, poudreuse et débats feutrés LE MONDE | 31.01.09 | 14h47  •  Mis à jour le 02.02.09 | 10h05 Davos (Suisse) Envoyé spécial


Il y a ceux qui ne manqueraient Davos pour rien au monde (Tony Blair, Bill Clinton, Bill Gates, Jean-Claude Trichet,    Shimon Pérès) et ceux qui refusent d'y mettre les pieds (les présidents français, notamment). Ceux qui s'y montrent volontiers et l'utilisent comme une caisse de résonance (le financier George Soros) et ceux qui optent pour la discrétion. Enfin, il y a ceux qui ne peuvent faire autrement que d'y aller. "C'est comme la dinde de Noël, vous n'y échappez pas sinon c'est un drame", résume le patron d'une grande organisation internationale. Pendant quatre jours, fin janvier, cette station de ski huppée du fin fond de la Suisse devient "une machine à café mondiale" (Jacques Attali). Tantôt accusé d'être le gouvernement occulte de la mondialisation, tantôt critiqué pour sa myopie ou son impuissance, le forum est devenu, qu'on le veuille ou non, un lieu d'échanges exceptionnel.

PRÉLUDE

Plusieurs semaines avant l'événement, les communicants entrent en piste. Invitations publiques ou propositions d'entretiens se succèdent. Du ministre des finances de Bahreïn au patron de la start-up californienne, les journalistes n'ont que l'embarras du choix. La principale difficulté est alors d'organiser son planning et d'obtenir des rendez-vous avec d'autres personnalités que celles qui vous sollicitent.


DROITS D'ENTRÉE


Pour un dirigeant d'entreprise, participer à Davos n'est pas donné. Théoriquement, seuls les patrons des 1 000 premières entreprises mondiales y ont accès. Encore faut-il qu'ils déboursent 42 500 francs suisses (28 000 euros). 97 entreprises "partenaires" n'hésitent pas, elles, à débourser 500 000 francs suisses (340 000 euros) par an pour disposer de cinq entrées et, généralement, pour figurer parmi les intervenants. Les responsables de la société civile, les hommes politiques et les journalistes ne paient pas mais ont évidemment besoin d'être invités et accrédités. En 2009, 2 600 personnes se sont inscrites : 1 400 dirigeants d'entreprises, 41 chefs d'Etat et de gouvernement, 60 ministres, 510 représentants de la société civile (dont 225 media leaders qui ont accès à toutes les conférences contrairement aux 225 simples reporters).


HÉBERGEMENT


Participer au forum nécessite de s'inscrire dès l'été précédent et réserver au moins cinq nuits d'hôtel (en passant obligatoirement par Publicis, grand organisateur de l'événement). En temps normal, la principale préoccupation des dirigeants est d'avoir une chambre dans les hôtels "où il faut être", le nec plus ultra étant le Belvedere, le cinq-étoiles sur le toit duquel des militaires montent la garde jour et nuit. Cette année, vu que certaines entreprises stars de Davos, les banques américaines notamment, ont fait faillite entre-temps, les préoccupations sont légèrement différentes.


SÉCURITÉ


A pied, en motoneige ou en hélicoptère, 4 500 soldats suisses, parfois aidés par des Autrichiens, assurent la sécurité des participants. Ceux-ci doivent tous passer sous un portique de sécurité à l'entrée de chaque bâtiment : on a vu un commissaire européen devoir vider sa trousse à maquillage. Même les montres passent aux rayons X. La visite d'un vice-président américain - Dick Cheney - au début de la guerre d'Irak est restée dans les annales. Celui-ci était venu dans un hélicoptère (comme beaucoup) de l'US Army protégé en permanence... par un second hélicoptère qui n'a pas cessé de tourner autour du forum pendant son intervention à la tribune officielle. Cette année, selon le quotidien suisse Le Temps, la police genevoise a demandé à la Confédération de suspendre temporairement les accords de Schengen pour lui permettre de rétablir, durant le forum, les contrôles systématiques aux frontières.


LE IN


Du mercredi matin au samedi soir, le programme recense cette année 218 conférences, réparties dans une dizaine de salles et dans les différents hôtels de la station. Dès 8 h 30 ce vendredi 30 janvier, il était possible d'aller écouter Jean-Claude Trichet (BCE) et Henry Kravis (fondateur du fonds d'investissement Kohlberg Kravis Roberts) discuter de l'avenir du système financier mondial puis d'enchaîner débat sur débat jusqu'à la rencontre autour de deux Prix Nobel d'économie, Edmund Phelps et Joseph Stiglitz, programmée de 22 h 30 à 23 h 30.

L'économie ne constitue qu'une des thématiques. La diplomatie est également un volet important de Davos. Il se murmure que le rêve de Klaus Schwab, fondateur du forum il y a trente-neuf ans, est de décrocher le Nobel de la paix. Cette année, un des événements marquants a été le discours de Vladimir Poutine, non pas présenté comme premier ministre mais, nuance, comme "président du gouvernement russe". C'est plus chic. Autre moment fort, la colère du premier ministre turc, Recep Erdogan, qui a quitté un débat sur Gaza avant la fin, furieux d'avoir été interrompu par le journaliste-animateur dans sa réponse à un Shimon Pérès très offensif. Plus discrètement, en invitant Saif Al-Islam Khadafi, le "fils modéré" du leader libyen, le forum a permis au gouvernement suisse de renouer le dialogue avec Tripoli, gelé depuis l'arrestation l'été dernier du "fils terrible", Hannibal Khadafi, dénoncé pour maltraitance par les domestiques de sa résidence helvétique.

Outre ces deux thèmes incontournables, le forum multiplie les échanges sur la philanthropie, le management, la science, la culture, autant de sujets destinés à éclairer les participants sur les grands enjeux à venir mais aussi à satisfaire les sponsors. On peut ainsi écouter le patron de Renault sur la voiture électrique, Bill Gates sur la faim dans le monde, Paulo Coelho sur la culture, David Servan-Schreiber sur le cancer, Matthieu Ricard et Tony Blair sur la foi...

Les organisateurs ne détestent pas la provocation. L'année dernière, une session se déroulait dans l'obscurité la plus totale (prémonitoire ?). Cette année, le metteur en scène britannique Richard Olivier, fils de l'acteur Laurence Olivier, propose deux soirées. Au programme : Shakespeare et le leadership. Plus précisément, les leçons à tirer de Macbeth pour un dirigeant du XXIe siècle. Ceux qui le souhaitent peuvent aussi aller s'immerger dans un camp de réfugiés reconstitué. C'est ainsi que Robert Pollet, patron de Gucci, s'est retrouvé durant une heure dans la peau de Mustapha, réfugié à la recherche de ses six enfants. "Sans son BlackBerry" précise le Wall Street Journal qui relate l'expérience menée sous l'égide du Haut-Commissariat des Nations unies pour les réfugiés.


LE OFF


A cet emploi du temps officiel, le "Davos man" peut ajouter les rencontres off. Pas seulement les tête-à-tête mais les conférences privées. Du patron de Geox, qui se propose de parler de l'emploi en Italie ("no country for young men"), au petit déjeuner organisé par le Pakistan, consacré à la "guerre contre le terrorisme", en passant par une discussion avec le président ukrainien, Viktor Iouchtchenko, et George Soros, présenté comme un "global philantropist and financier", les congressistes n'ont que l'embarras du choix.


LES À-CÔTÉS


Tout n'est pas public à Davos. Loin de là. Plusieurs professions se rencontrent loin des regards, dans un salon cossu de l'hôtel Belvédère, sous haute surveillance. Pour quelques dizaines de milliers d'euros supplémentaires, le petit monde de l'énergie organise ainsi chaque année un " energy summit" où Total, GDF Suez, EDF, Areva, Gazprom, des membres de l'OPEP et autres échangent loin des journalistes... et des autorités de la concurrence.


LES SOIRÉES


Elles participent au mythe de Davos. Celles organisées par les Russes dans les années 1990 alimentent encore les discussions, surtout parmi les amateurs de caviar. La "Bollywood Music Nite" fait toujours tourner les têtes et les fans du Net se pressent à la "Google after Hours". Cette année, le Mexique est entré dans la danse. Pourtant, de l'avis des spécialistes, la consommation de champagne aurait diminué de 30 % en 2009. La soirée Nasdaq était, de l'avis d'une participante, lugubre et celle organisée par le cabinet d'audits PricewaterhouseCoopers, impliqué dans le scandale Satyam en Inde, quasi déserte. Allez savoir pourquoi ! Certaines entreprises, comme Goldman Sachs, ont préféré annuler leur réception. Reste la soirée officielle, organisée par un pays le samedi soir dans l'enceinte du forum. En 2008, la France avait sorti son chéquier et avait (avec succès) mis en avant des talents étrangers qui s'épanouissaient dans notre pays. Malheureusement, l'affaire Kerviel avait gâché la fête. Cette année, c'est le Maroc qui reçoit. En guise d'invitation, les 2 600 participants ont reçu, chez eux, la semaine précédant le forum, un superbe livre de photos sur le royaume chérifien, emballé dans une boîte en cuir.


L'APRÈS-DAVOS


"Entreprise très rentable qui se donne des objectifs d'intérêt général pour passer pour une ONG", selon le mot vachard d'un responsable politique, le Forum économique mondial multiplie désormais les forums régionaux : Dubaï, Dalian, Rio, Delhi, Séoul... pas un trimestre ne se passe sans que ses 350 salariés n'organisent un événement et tissent leur toile pour que la prochaine manifestation-phare, en Suisse, soit un succès. Quelle que soit la conjoncture économique.


Frédéric Lemaître Article paru dans l'édition du 01.02.09
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 14:46
Selon un avis officiel de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, l'organisme génétiquement modifié, interdit en France, ne serait pas nuisible à l'homme.

l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a-t-elle été payé par Monsanto ?

L'Afssa remet en cause le rapport d'Yvon Le Maho, sur lequel s'est basée la France pour interdire la culture du MON 810. Mais l'agence ne prend en compte que son domaine de compétence, la sécurité sanitaire, alors qu'Yvon le Maho a également étudié l'impact du maïs transgénique aux niveaux environnementaux et socio-économiques.

L'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA
) avait estimé, au contraire, qu'aucune preuve scientifique, en termes de risques pour la santé humaine ou animale ou pour l'environnement, n'a été fournie pour justifier l'invocation d'une clause de sauvegarde", ouvrant la porte à une bataille entre Paris et Bruxelles sur le sujet.

L'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA
) a-t-elle été payé par Monsanto ?

Le mois suivant, Monsanto avait tenté sans succès de faire lever la mesure devant le Conseil d'Etat.

C'est Jean-François Le Grand, sénateur UMP, qui a demandé l'application de la clause de sauvegarde. D'après lui, l'étude de l'Afssa a été conduite selon des protocoles d'étude dépassés, qui sont amenés à changer prochainement.

Pour la FNSEA, premier syndicat agricole français, "il est temps que le gouvernement se mouille, qu'il prenne ses responsabilités vis-à-vis de Monsanto, des producteurs de maïs et des consommateurs". De leur côté, les écologistes ont dénoncé un rapport favorable aux producteurs d'OGM.

"Le lobby pro-OGM essaie à chaque fois, avant chaque grande échéance européenne, de repousser le bouchon pour essayer de vendre sa camelote", a déclaré sur France Inter le militant anti-OGM José Bové. L'ancienne ministre de l'environnement Corinne Lepage a même dénoncé une"opération de manipulation".


Jean-Louis Borloo doit défendre cette clause, le 16 février, devant la Commission européenne.
Allez Jean Louis !
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 15:21

Pour le directeur de recherche en sciences du climat au CNRS, Robert Vautard, les tempêtes à répétition et ravageuses se profilent à l'horizon 2050

« Sud Ouest ». Des températures frôlant les 50 degrés en Australie, des tempêtes successives en Europe, y a-t-il lieu de s'inquiéter ?

Robert Vautard . Le fait que ces phénomènes se produisent en même temps est un hasard. Concernant les tempêtes, il y en a toujours une ou deux par an, même si elles n'ont pas toutes l'intensité de celle du 24 janvier. Celle de mardi était tout à fait normale. Le fait qu'elles soient rapprochées n'est pas étonnant. C'est ce que l'on appelle les régimes de temps, qui durent plusieurs dizaines de jours. Pour ce qui est de l'intensité des tempêtes, il n'y a pas d'observation très claire d'une augmentation de leur fréquence. Au cours du XXe siècle, il y a eu des décennies avec plus de tempêtes, mais rien ne permet d'associer le constat au réchauffement climatique. Toutefois, il est tout à fait possible que la décennie 2010-2020 soit moins chaude que l'actuelle, sans qu'on puisse remettre en cause, pour autant, le changement climatique.

On prévoit notamment un dérèglement en ce qui concerne les précipitations ?

Dans le futur, à long terme (2030-2050), les projections donnent, effectivement, une augmentation de la vigueur du cycle de l'eau. Ce qui signifie plus d'évaporation, plus de précipitations et plus de vapeur d'eau dans l'atmosphère. Les tempêtes font partie du tableau que nous avons pour la fin du XXIe siècle. Il y aura une augmentation probable des phénomènes violents.

Doit-on craindre le problème de la montée des eaux des océans ?

Les tempêtes ne sont pas liées à ce phénomène. Aujourd'hui, le niveau des eaux des océans augmente de trois millimètres par an. C'est en partie dû à la dilatation thermique des océans mais aussi à la fonte des glaciers et des calottes polaires (Groenland et Antarctique). Il est prévu que ce niveau augmente beaucoup plus dans le courant du siècle. On peut craindre d'énormes problèmes sur les zones côtières.

Parlez-nous des vagues de chaleur et des canicules comme celle qui frappe actuellement l'Australie ?

Ce type de phénomène entre plus dans le tableau direct du changement climatique tel qu'on va le vivre très prochainement. Les vagues de chaleur sont dues à des anticyclones persistants qui s'auto-alimentent entre le soleil et la sécheresse du sol, par conduction. Ces vagues de chaleur frappent un peu au hasard dans les latitudes tempérées. Actuellement, c'est l'Australie mais aussi la Chine. Pékin n'a pas vu une goutte d'eau depuis trois mois. C'est exceptionnel. On peut dire que ces phénomènes se sont amplifiés, de façon certaine.

Face à l'urgence, on voit l'homme tenter d'intervenir. Les Chinois bombardent les nuages pour avoir de la pluie et d'autres ont la tentation de refroidir la planète artificiellement. Qu'en pensez-vous ?

On appelle cela la géo-ingénierie. Il faut tout étudier. Mais la seule solution fiable actuellement, c'est de baisser nos émissions de gaz à effet de serre. Si on les arrête totalement, on ne va pas résoudre le problème mais on va stabiliser les concentrations de ces gaz. Ensuite, elle baissera, mais très lentement. Tout ce qu'on peut imaginer comme scénario de géo-ingénierie n'est qu'un pansement sur une jambe de bois. On peut envoyer des aérosols dans l'atmosphère pour masquer le soleil mais, une fois qu'ils seront retombés, on n'aura rien résolu.

Mais des solutions plausibles existent ?

Il y a des choses à faire au niveau du cycle du carbone. Aujourd'hui, l'océan et les forêts nous permettent d'absorber la moitié des gaz à effet de serre qu'on émet. On peut étudier la façon d'augmenter cette fraction. Pour cela, il faut faire attention à l'utilisation des sols, ne pas déforester, ne pas émettre. Bref, mieux gérer notre territoire. Tout est bon à prendre en ce qui concerne la séquestration du CO2. La fertilisation des océans, qui permettrait la capture du CO2 par le plancton, est aussi une piste à explorer. Mais bien évidemment, chaque fois qu'on introduit une perturbation, il faut en mesurer les conséquences environnementales.

 

JACKY SANUDO

j.sanudo@sudouest.com

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10 février 2009 2 10 /02 /février /2009 15:18
   
Film d'animation réalisé par le CNES montrant d'une part l'éventualité de la présence d'une exoplanète de type Mercure en cours de détection à l'ESO et l'exoplanète détectée par CoRoT, en rouge dont le diamètre serait deux fois celui de la Terre. © CNES
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6 février 2009 5 06 /02 /février /2009 13:46

© David Polonsky

Cliquez pour agrandir l'image



© 2009 The New York Times Company

 

 
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 17:44
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5 février 2009 4 05 /02 /février /2009 17:17
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3 février 2009 2 03 /02 /février /2009 15:08
.OU LA CRÉATION ARTISTIQUE A ENFIN TROUVÉ DES DIRIGEANTS
Nicolas Sarkozy, entouré de Marin Karmitz et Christine Albanel, a précisé la mission du Conseil pour la création artistique. (François Bouchon/Le Figaro)
Voilà à quoi ressemble la création artistique vu par la droite sarkosiste

un producteur
une directrice de théâtre
un directeur de recherche
un directeur  d'une institution
un directeur d'une autre institution
un directeur  d'agence
un professeur en sciences
un fondateur de label
un directeur  d'institut
un directeur de projet
un directeur de théâtre
un directeur de centre d' art


MAIS OÙ SONT LES ARTISTES ?

je vois que des dirigeants !
Ah, elle va être dirigée la création artistique !
Présentez armes, rompez !
Et pourquoi pas un pdg de la création artistique ?
Avec Sarko, la création a trouvé son conseil de discipline

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