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8 août 2008 5 08 /08 /août /2008 16:59
Si vous apercevez la Villa Noailles depuis les ruines du chateau qui la surplombent, vous serez surpris par la modernité du batiment qui vous fait penser à une construction récente. Puis vous redessendez par la route en lacets.
Le premier aperçu que vous en avez est l'entrée du jardin cubiste de Gabriel Guévrékian par une porte étroite.




Vous entrez sur le côté du jardin par cette porte. Au sol des carrelages de céramiques carrées, des cailloux.....


Plus en hauteur les larges ouvertures qui font le tour du patio de la Villa. Des points de vue qui découpent le paysage. Malheureusement agrémentés de balcons assez laids qui ne sont pas d'origine.


La Villa
de Robert Mallet-Stevens est aujourd'hui un lieu culturel et acceuille des expositions de Design



Travail trés original des formes creuses
de Michel Charlot (CH)


Le Graphisme très épuré de
Joachim Jirou-Najou (FR)
 
   


Les formes organiques de Bourroulec

 




















un livre ouvert de Bourroulec l

 
Une fois que vous avez fait le tour de propriètaire et vu les dernières tendances institutionnelles, vous passez au jardin "le Parc St Bernard" conçu par monsieur le vicomte. Une vraie merveille.


Pour finir le portrait de la belle madame de Noailles


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3 août 2008 7 03 /08 /août /2008 19:07
Ou la sclérose en plaque de l'Art français

"Un peintre qui chante" nommé CharlElie Couture
LE MONDE | 02.08.08 | Perpignan Envoyé spécial

onnu comme chanteur, CharlElie Couture peut être silencieux. Une exposition au Centre d'art contemporain de Perpignan (Pyrénées-Orientales) en témoigne, qui montre une quinzaine de peintures sur rideau de douche, quinze photos retravaillées, tirées sur bâches, et une série de dessins.

"J'ai commencé quand j'avais 15 ans, explique l'artiste, né en 1956. En France, j'ai fait 80 expos. A 12 ans, dans une exposition de peintres dadaïstes que je visitais avec mon père à Nancy, j'ai eu comme le sentiment ébloui que c'était ça qu'il fallait que je fasse." Dès le lycée, il intègre une section artistique, puis entre à l'Ecole des beaux-arts. Il rêve alors de devenir réalisateur. "C'est pour ça que je suis entré aux Beaux-Arts. Pour apprendre à dessiner. J'avais en tête les croquis d'Eisenstein pour Alexandre Nevsky, faits en trois traits, extraordinaire truc. Je voulais acquérir une vraie dextérité, pour dessiner mes story-boards. Mais les Beaux-Arts m'ont donné la fringale de découvrir."

Formé aussi à la musique, CharlElie Couture finance ses études en donnant des concerts.

"Un jour, un de mes  disques a commencé à faire parler de lui, et je suis devenu connu comme chanteur : les gens ont oublié mon activité d'artiste."

A l'époque, il décide de prendre les choses comme elles viennent, étape par étape.

"Et puis j'ai eu un certain nombre de petites alertes, comme en 1992." Il reçoit à l'atelier le responsable d'une galerie, qui trouve son travail intéressant : ""Un vrai travail d'artiste", a-t-il dit. Avant d'ajouter : "Il y a juste un truc qui me gêne", en cachant une partie du tableau où il y avait mon nom. J'ai commencé à comprendre que ça allait être difficile."

"ETRE CONNU, C'EST GÊNANT"

Il expose pourtant, mais dans de petites galeries qui souvent profitent de sa notoriété. "Etre connu, c'est gênant. Parce que tu existes déjà au moment où tu arrives. J'étais perçu à travers le prisme du monde du spectacle. C'était très difficile..." Il persiste à mener ses diverses activités de front. En 2003, c'est en tant qu'artiste plasticien qu'il est invité à participer à un concours pour l'aménagement de la DRAC (Direction régionale des affaires culturelles) d'Amiens (Somme). Son dossier franchit les étapes de sélection, jusqu'à ce qu'il fasse partie des trois retenus pour être soumis au jury. Or, jusque-là, les projets étaient anonymes.

"Quand j'ai ouvert la porte, j'ai vu le regard ébahi des membres du jury, qui me disent : "Vous avez dû vous tromper, ici, c'est un concours d'art visuel."" A aucun moment, affirme-t-il, le jury n'examine son projet. " Ils avaient peur qu'on leur reproche d'avoir cédé à la notoriété d'une star du show-biz, ou voulaient réserver leur budget à des "vrais" artistes. Ils cherchaient n'importe quel argument..." La confrontation se termine brutalement : "Comme pour faire rire la cantonade, une fille du jury, me dit : "De toute façon, si vous étiez artiste, ça se saurait." J'ai pris ça comme un coup de poignard. C'était la négation de tout ce que j'avais tenté depuis toujours. Je suis rentré, et j'ai dit à ma femme : "On s'en va. Parce qu'ici, je ne peux rien faire.""

"J'ÉTAIS NI-NI. JE SUIS ET-ET"

Cet événement est donc la raison de son départ pour New York, où il vit depuis 2004 : "Quand j'étais en France, j'étais "ni-ni". Ni un chanteur, parce que je me réclamais du monde des arts visuels, ni pris au sérieux par ce monde. Je sais gré à la dame d'Amiens de sa méchanceté, qui m'a réveillé d'une espèce d'engourdissement. Je suis plus un peintre qui chante qu'un chanteur qui peint. Et à New York, du "ni-ni", je suis passé au "et-et"."

Peintre, et chanteur. Ses tableaux y plaisent et s'y vendent bien. Il conserve cependant des attaches en France, plusieurs projets d'édition de livres, notamment. Et croit bon de préciser : "J'insiste, je ne suis pas parti aigri, ou amer. J'ai juste constaté une situation, vu qu'autour de moi les copains se refermaient sur eux-mêmes, et que cette sclérose allait se reporter sur ma peinture. J'avais 48 ans, et encore l'énergie de réinventer quelque chose, de me reconstruire. Tout mon travail, depuis que je suis à New York, tourne autour de cette notion de reconstruction." Il sait simplement que, même à New York, sa double vie ne sera pas facile : "Je gagnerai lorsque je trouverai une grosse galerie qui aura les couilles d'assumer ce que je suis."

Son dernier album s'intitule New-Yor Coeur et débute par la chanson Même à Spielberg. Où il est dit : "Que tu sois le roi des rois ou une tête de pion, quand on te rejette, ça fait mal..." Difficile de ne pas y lire le souvenir d'un certain jury d'Amiens.


"CharlElie Couture, Acentmètresducentredumonde", Centre d'art contemporain, 3, avenue de Grande-Bretagne, Perpignan. Tél. : 04-68-34-14-35. Jusqu'au 14 septembre, de 15 heures à 19 heures. En concert le 8 août au festival Les Escales de Saint-Nazaire (Loire-Atlantique). Tél. : 02-51-10-00-00. 11,7€


Harry Bellet
Article paru dans l'édition du 03.08.08
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1 août 2008 5 01 /08 /août /2008 13:27
Ou comment les Américains ont sauvé l'Atelier de Cézanne qui fait maintenant 'la richesse" de la ville

Venant troubler la tranquilité de l'âme Cézannienne, en l'occurence la chatte cabotine, siestant sous les arborescences du jardin, le visiteur découvre avec émotion le dernier atelier de Cézanne.



Au rez-de-chaussée, la maison a été transformé en bureau touristique.

Le pommeau de cuivre de la rambarde de l'escalier pentu invite le visiteur a monté dés l'entrée franchie.
Le plafond est haut et sur le palier du seul étage, la porte ouverte de l'atelier découvre une grande pièce avec deux fenêtres aux persiennes fermées  au sud et une immense baie vitrée au nord magnifiant les entrelacs d'une végétation touffue.



L'ATELIER !

Tout y est !  Le grand chevalet, les palettes, les bouteilles d'huile et de térébenthine, sa blouse de peintre, sa gabardine noire, ses chapeaux, ses sacs de peintures pour les sorties en plein air.

Les objets peints par Cézanne sont là, le Cupidon, le pot vert qui apparaissent plus petits dans la réalité.
Les murs, très hauts, ont été peints, en gris, par Cézanne lui-même, installé sur une grande et magnifique échelle de bois qui domine la pièce.

Parquet de bois, murs gris, baie aux multiples verts sont les couleurs de l'atelier.

L'ambiance nous fait revivre une époque passée et tout semble en l'état comme à sa mort.


Cézanne avait l'habitude de peindre dans son jardin. Il fera donc pratiquer une grande ouverture à droite de la grande baie vitré ce qui lui permettait de glisser ses grands formats (Les Grandes Baigneuses ) avec l'aide de son jardinier.

 
Il recevra peu de visite dans son jardin secret mais  le jeune peintre Emile Bernard sera un des privilégiés a y habiter. Son livre sur Cézanne est à lire.
 

Après sa mort

1921_________________________
Le 24 décembre, Marcel Provence rachète l'atelier à Paul Cézanne fils. Pendant 30 ans, en véritable passionné et fervent admirateur du peintre, il s'emploie à sauvegarder "un patrimoine précieux, une richesse spirituelle attachée à ces murs, à ce jardin".

1952________________________________
Pour sauver l'Atelier Cézanne dont l'avenir est compromis après la mort de Marcel Provence, le 26 mai 1951, John Rewald et James Lord créent le "Cézanne Memorial Committee".

1954________________________________
114 mécènes américains financent le rachat de l'Atelier dont la vente est signée le 14 avril avec les hériters de Marcel Provence.
Offert par le "Cézanne Memorial Committee" à l'Université d'Aix-Marseille, le Musée "Atelier de Cézanne" est inauguré et ouvert au public le 8 juillet.


 


A quelques mètres de là, il peint le cabanon de Jourdan. Le 15 octobre 1906, un orage éclate. Cézanne reste plusieurs heures à peindre sous la pluie. Une syncope le foudroie. " On l'a ramené, rue Boulegon, sur une charrette de blanchisseur et deux hommes ont du le monter dans son lit. Le lendemain, dès le grand matin, il est allé au jardin de l'atelier des Lauves travailler à un portrait de Vallier sous le tilleul. Il est revenu mourant ".


le cabanon de Jourdan




le portrait du jardinier Vallier
 
A voir le site d'Aix
Le site 2006
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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 20:04
Si, jusqu'à l'âge de 10 ans, tous les enfants sont d'ardents dessinateurs, passé cet âge la plupart d'entre eux abandonnent le dessin en se jugeant incapable dans cette discipline.

Les enfants peuvent passer des heures à dessiner, avec une concentration intense, sans se fatiguer. L'objet de leur dessin est la représentation du monde, à partir des données qu'ils perçoivent, mais contrairement à ce qui se passe plus tard, ils n'ont pas un soucis de réalisme, et ne s'inquiètent pas des détails. Ils élaborent des symboles, en quelques traits.

Et puis vers l'âge de dix ans un renversement se produit. Avec la maîtrise du langage, la mise en oeuvre par l'école des structures logiques et rationnelles .

La partie du cerveau mise en jeux lors des premiers dessins est naturellement celle qui est la plus adaptée à ce type travail à un moment où aucun des deux hémisphères n'est encore dominant, et il s'agit bien sur, en l'occurrence, de l'hémisphère droit. La mise en espace, la visualisation, la vision globale, le tracé des contours, l'absence de soucis du détail, la concentration silencieuse correspondent bien à ce que l'on sait de son mode d'expression.

Vers l'âge de 1O ans, en revanche, les structures dominantes de l'hémisphère gauche se mettent en place, notamment avec l'intensification du programme scolaire. L'approche de la réalité se fait alors quasi systématiquement selon le mode de cet hémisphère, c'est-à-dire par l'identification, de façon analytique et conceptuelle, rapide, logique et rationnelle.

On peut
soit parler, soit dessiner, mais on ne peut pas faire les deux en même temps.

Lorsque l'on cherche à dessiner un objet, la première chose que l'on fait, spontanément, c'est la nommer : "C'est une chaise".
A partir de là l'hémisphère gauche dit : " pour cet objet je possède en mémoire une représentation symbolique", il la propose et cette image vient masquer la vision directe de l'objet.
Cette représentation symbolique vient des dessins de la petite enfance de l'individu. Dès lors, bien qu'en présence de l'objet réel, le dessinateur aura tendance à reproduire le schéma symbolique proposé par le cerveau gauche, il sera déçu par son dessin, le jugera enfantin et risque de ce fait d'abandonner rapidement cette pratique.
Si au contraire on place comme modèle un dessin complexe à l'envers, comme "La mort de Sénèque" de Tiepolo, le cerveau gauche ne saura plus nommer, identifier, ce qu'il voit et va s'avouer vaincu par la difficulté.
L'hémisphère droit, qui aime la complexité, va pouvoir très patiemment s'atteler à la tâche en procédant par contours et proportions d'espaces vides et pleins sans se soucier du sens.

Ainsi, en amenant le cerveau gauche à capituler, en lui refusant l'identification verbale, le dessinateur peut "voir" selon le mode de l'hémisphère droit qui est direct, sans masque cognitif.

Toutefois le passage du mode "gauche" au mode "droit" est difficile au début car l'hémisphère gauche résiste terriblement à se déconnecter. Ce passage en mode "droit", outre la qualité même du dessin, engendre d'autres phénomènes comme la perte de la notion du temps, une concentration extrême et exclusive sans fatigue qui s'accompagne, au contraire d'un sentiment de détente et de bien être difficile à atteindre autrement.

Le livre de Betty Edwards (
"Dessiner avec votre cerveau droit") propose, à qui se donne la peine de faire les exercices qui y sont proposés, d'accéder concrètement à son mode de fonctionnement hémisphère droit.
A voir....
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4 juillet 2008 5 04 /07 /juillet /2008 19:11
L'hémisphère droit le silencieux

On l'appelle l'hémisphère silencieux car il ne détient pas l'usage de la parole. Il n'en a pas moins un langage qui lui est propre.
L
'hémisphère droit est de type analogique, procède par ressemblance, par images. Il
perçoit le monde en données brutes.
On considère souvent que l'hémisphère droit est très patient mais, à vrai dire, il serait plus exact de dire qu'une action qui mobilise le cerveau droit, comme le dessin ou la musique, par exemple, fait perdre tout simplement la notion du temps.L'apprentissage de l'hémisphère droit est lent, mais il est durable.L'hémisphère droit, lui, procède toujours de façon globale.
L' engagement physique important, la faculté de vision d'ensemble, la capacité de synthèse, les qualités créatives et sensibles, sont les domaines où excelle l'hémisphère droit.

 

Il a une perception globale des choses
son appréhension de la totalité est instantanée, même à partir d'un fragment. C'est lui par exemple qui permet de reconnaître quelqu'un à partir du détail d'une photo, des quelques traits d'une caricature ou encore qui permet de fredonner un air à partir de l'écoute des premières notes de musique.

Il reconnaît le tout à partir d'un fragment
La reconnaissance des visages est une faculté propre à l'hémisphère droit.

Il est musicien

La perception et la compréhension de la musique est, en effet, une des faculté spécifique de l'hémisphère droit.

Il gère la complexité
l'hémisphère droit a la capacité de mettre de l'ordre dans la complexité chaotique du monde. Il va ainsi participer à la construction de classes logiques et intervenir de façon importante dans la formation des concepts.
la gestion de la complexité, l'appréhension globale des choses, l'expression condensée, sont des caractéristiques du cerveau droit.

Il perçoit la réalité
Sa capacité à gérer la complexité lui permet de percevoir la réalité dans son ensemble de façon directe, sans interprétation. Pour que cette perception parvienne à la conscience il faut toutefois qu'elle soit traduite dans le langage de l'hémisphère gauche. Ce dernier, qui ne peut s'empêcher d'interpréter, va faire un tri dans les informations qui lui parviennent.

Il comprend mal le langage parlé
L'hémisphère droit n'est pas capable de comprendre toutes les finesses du langage de l'hémisphère gauche, sa syntaxe est pauvre, son vocabulaire aussi, il ne comprend pas la négation, n'utilise pas les prépositions ou les conjonctions, on pourrait dire qu'en terme de langage parlé il s'exprime comme un enfant de trois ans.

Il gère le non-dit

Pourtant sa participation à l'expression et à la communication est essentielle. Il va très largement enrichir la relation interpersonnelle par une lecture très approfondie du non-dit, une traduction instantanée du langage corporel et émotionnel de l'interlocuteur. Il repère le mouvement des yeux, la musique de la voix, la prosodie, la posture générale du corps, les gestes des mains, des pieds, les changements de la couleur de la peau, ainsi qu'un ensemble d'odeurs extrêmement fines qui traduisent la peur, la joie, l'acquiescement, la soumission, le désir, l'angoisse, le stress, la maladie, le mensonge ou l'agressivité. Si, la plupart du temps, on ne sait pas pourquoi on sent de l'attirance, de l'indifférence ou de la répulsion pour une personne, il semble, aujourd'hui, que le cerveau droit, lui, le sache.
Les émotions qui transitent par l'hémisphère droit peuvent provoquer des réponses avant même d'avoir été verbalisées.

Il s'identifie au groupe

La conscience du "je" est une élaboration très sophistiquée de l'hémisphère gauche, tandis que le plus haut degré d'identité de l'hémisphère droit semble être l'appartenance au groupe.

Son temps est biologique et affectif
Pour l'hémisphère droit le temps n'est pas unique mais multiple, il n'est pas linéaire mais cyclique, il n'est pas mécanique mais vivant. Il apprend et corrige ses erreurs par essais successifs, sa mémoire met en oeuvre les perceptions du corps, elle est affective et motrice et ne s'appuie pas sur des concepts.

En résumé de cet article

L'hémisphère gauche le bavard

chacun possède dans son hémisphère gauche les aires de la parole et de la compréhension du langage ainsi sans doute que des aires plus fines et spécialisées dans la lecture et l'écriture.

Il parle
L'hémisphère gauche traduit les perceptions en représentations logiques, sémantiques et phonétiques. Il met en mots ce que nous ressentons et privilégie la communication verbale.

Il crée la conscience
l'hémisphère gauche traduit ces perceptions en données sémantiques et phonétiques, autrement dit en mot, en concepts, en langage.
il fait émerger la conscience individuelle. Sans les mots pour le dire, les perceptions, bien que présentes demeurent inconscientes.

Il analyse

L'hémisphère gauche est fondamentalement logique et analytique. Il est compétent sur tout le domaine du langage, de la pensée, de la parole, de la lecture, de l'écriture, de l'arithmétique, du calcul.

Il invente le temps
La notion de temps telle que nous la connaissons, le temps de l'horloge, qui se divise en minutes et secondes, est une création de l'hémisphère gauche.

Il est très rapide, mais peu patient

L'hémisphère gauche est très peu patient, il supporte mal les tâches répétitives, dans l'apprentissage il met en oeuvre des stratégies déductives et logiques en association avec des concepts qu'il connaît déjà.

Il pense en séquences ordonnées
Il envisage les choses les unes après les autres en commençant par la première, en suivant par la seconde et ainsi de suite.

Il explique le monde par la raison
l'abstraction, la logique et l'analyse font partis de l'hémisphère gauche ainsi que la capacité à communiquer par le langage.

ll crée l'ordinateur à son image

L'ordinateur est typiquement une invention du cerveau gauche.

En résumé de
cet article
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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 15:56

Dr Jill Bolte Taylor vient de présenter l'exposé le plus fascinat jamais entendu à la TED (Technology, Entertainment, Design). Cette neuroanatomiste raconte avec un niveau de détail fascinant l'hémorragie cérébrale qui l'a paralysée. Forcée d'utiliser son cerveau droit, cette scientifique fut transformée d'une manière bouleversante.

INCONTOURNABLE

Une video de la conférence du Docteur Taylor expliquent son expérience.
http://www.ted.com/index.php/talks/jill_bolte_taylor_s_powerful_stroke_of_insight.html



son site http://www.drjilltaylor.com/


Le cerveau gauche nous donne le contexte, le moi, le temps, la logique, le langage.
Le cerveau droit nous donne la créativité et l'empathie.

Conclusion : En développant votre créativité, vous travaillerez votre empathie !
A vos pinceaux, carnets, instrument, etc.....


Pour en savoir plus (en français) un autre lien

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3 juillet 2008 4 03 /07 /juillet /2008 15:34
A Superhighway to Bliss  By LESLIE KAUFMAN - NYT



AJ Mast for The New York Times

Dr. Taylor says the right, creative lobe can be used to foster contentment.


 JILL BOLTE TAYLOR was a neuroscientist working at Harvard’s brain research center when she experienced nirvana.

 But she did it by having a stroke.

 On Dec. 10, 1996, Dr. Taylor, then 37, woke up in her apartment near Boston with a piercing pain behind her eye. A blood vessel in her brain had popped. Within minutes, her left lobe — the source of ego, analysis, judgment and context — began to fail her. Oddly, it felt great. 

 The incessant chatter that normally filled her mind disappeared. Her everyday worries — about a brother with schizophrenia and her high-powered job — untethered themselves from her and slid away.

 Her perceptions changed, too. She could see that the atoms and molecules making up her body blended with the space around her; the whole world and the creatures in it were all part of the same magnificent field of shimmering energy. 

 “My perception of physical boundaries was no longer limited to where my skin met air,” she has written in her memoir, “My Stroke of Insight,” which was just published by Viking. After experiencing intense pain, she said, her body disconnected from her mind. “I felt like a genie liberated from its bottle,” she wrote in her book. “The energy of my spirit seemed to flow like a great whale gliding through a sea of silent euphoria.”

While her spirit soared, her body struggled to live. She had a clot the size of a golf ball in her head, and without the use of her left hemisphere she lost basic analytical functions like her ability to speak, to understand numbers or letters, and even, at first, to recognize her mother. A friend took her to the hospital. Surgery and eight years of recovery followed.
Her desire to teach others about nirvana, Dr. Taylor said, strongly motivated her to squeeze her spirit back into her body and to get well.

 This story is not typical of stroke victims. Left-brain injuries don’t necessarily lead to blissful enlightenment; people sometimes sink into a helplessly moody state: their emotions run riot. Dr. Taylor was also helped because her left hemisphere was not destroyed, and that probably explains how she was able to recover fully.
 Today, she says, she is a new person, one who “can step into the consciousness of my right hemisphere” on command and be “one with all that is.”

 To her it is not faith, but science. She brings a deep personal understanding to something she long studied: that the two lobes of the brain have very different personalities. Generally, the left brain gives us context, ego, time, logic. The right brain gives us creativity and empathy. For most English-speakers, the left brain, which processes language, is dominant. Dr. Taylor’s insight is that it doesn’t have to be so.
Her message, that people can choose to live a more peaceful, spiritual life by sidestepping their left brain, has resonated widely.

 In February, Dr. Taylor spoke at the Technology, Entertainment, Design conference (known as TED), the annual forum for presenting innovative scientific ideas. The result was electric. After her 18-minute address was posted as a video on TED’s Web site, she become a mini-celebrity. More than two million viewers have watched her talk, and about 20,000 more a day continue to do so. An interview with her was also posted on Oprah Winfrey’s Web site, and she was chosen as one of Time magazine’s 100 most influential people in the world for 2008.

She also receives more than 100 e-mail messages a day from fans. Some are brain scientists, who are fascinated that one of their own has had a stroke and can now come back and translate the experience in terms they can use. Some are stroke victims or their caregivers who want to share their stories and thank her for her openness.

 But many reaching out are spiritual seekers, particularly Buddhists and meditation practitioners, who say her experience confirms their belief that there is an attainable state of joy. “People are so taken with it,” said Sharon Salzberg, a founder of the Insight Mediation Society in Barre, Mass. “I keep getting that video in e-mail. I must have 100 copies.” She is excited by Dr. Taylor’s speech because it uses the language of science to describe an occurrence that is normally ethereal. Dr. Taylor shows the less mystically inclined, she said, that this experience of deep contentment “is part of the capacity of the human mind.”

 Since the stroke, Dr. Taylor has moved to Bloomington, Ind., an hour from where she was raised in Terre Haute and where her mother, Gladys Gillman Taylor, who nursed her back to health, still lives. Originally, Dr. Taylor became a brain scientist — she has a Ph.D. in life sciences with a specialty in neuroanatomy — because she has a mentally ill brother who suffers from delusions that he is in direct contact with Jesus. And for her old research lab at Harvard, she continues to speak on behalf of the mentally ill. But otherwise, she has dialed back her once loaded work schedule. Her house is on a leafy cul-de-sac minutes from Indiana University, which she attended as an undergraduate and where she now teaches at the medical school. Her foyer is painted a vibrant purple. She greets a stranger at the door with a warm hug. When she talks, her pale blue eyes make extended contact. Never married, she lives with her dog and two cats. She unselfconsciously calls her mother, 82, her best friend.

 She seems bemused but not at all put off by the hundreds who have reached out to her on a spiritual level. Religious ecstatics who claim to see angels have asked her to appear on their radio and television programs. She has declined these offers. Although her father is an Episcopal minister and she was raised in his church, she cannot be counted among the traditionally faithful. “Religion is a story that the left brain tells the right brain,” she said.

  Still, Dr. Taylor says, “nirvana exists right now.”

 “There is no doubt that it is a beautiful state and that we can get there,” she said.

 That belief has certainly sparked debate. On Web sites like evolvingbeings.com and in Eckhart Tolle discussion groups, people debate whether she is truly enlightened or just physically damaged and confused.

 Even her own scientific brethren have wondered. “When I saw her on the TED video, at first I thought, Oh my god, is she losing it,” said Dr. Francine M. Benes, director of the Harvard Brain Tissue Resource Center, where Dr. Taylor once worked. Dr. Benes makes clear that she still thinks Dr. Taylor is an extraordinary and competent woman. “It is just that the mystical side was not apparent when she was at Harvard,” Dr. Benes said. Dr. Taylor makes no excuses or apologies, or even explanations. She says instead that she continues to battle her left brain for the better. She gently offers tips on how it might be done.

  “As the child of divorced parents and a mentally ill brother, I was angry,” she said. Now when she feels anger rising, she trumps it with a thought of a person or activity that brings her pleasure. No meditation necessary, she says, just the belief that the left brain can be tamed. Her newfound connection to other living beings means that she is no longer interested in performing experiments on live rat brains, which she did as a researcher.

 She is committed to making time for passions — physical and visual — that she believes exercise her right brain, including water-skiing, guitar playing and stained-glass making. A picture of one of her intricate stained-glass pieces — of a brain — graces the cover of her book.

 Karen Armstrong, a religious historian who has written several popular books including one on the Buddha, says there are odd parallels between his story and Dr. Taylor’s. “Like this lady, he was reluctant to return to this world,” she said. “He wanted to luxuriate in the sense of enlightenment.” But, she said, “the dynamic of the religious required that he go out into the world and share his sense of compassion.”

 And in the end, compassion is why Dr. Taylor says she wrote her memoir.
 
 She thinks there is much to be mined from her experience on how brain-trauma patients might best recover and, in fact, she hopes to open a center in Indiana to treat such patients based on those principles.

 And then there is the question of world peace. No, Dr. Taylor doesn’t know how to attain that, but she does think the right hemisphere could help. Or as she told the TED conference:

 “I believe that the more time we spend choosing to run the deep inner peace circuitry of our right hemispheres, the more peace we will project into the world, and the more peaceful our planet will be.

 ” It almost seems like science.
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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 23:25
 ou il n' y à rien à apprendre et tout à comprendre de nos vies technocratiques

Le voyage de Joachim

(France, 1995, 54mn)
ARTE F
Réalisateur: Frederic Labourasse


Un couple d'Indiens guyanais se rend pour la première fois aux États-Unis. Dans une Floride à la fois démesurée et kitsch, ils oscillent entre fascination et déception.


ARTE F

Après avoir vu un film de Rocky à la télé du village, Joachim et Monique, Indiens de Guyane française, décident de visiter les États-Unis. Leur projet est rendu possible par Alex, un Américain qui travaille à Cayenne et à qui Joachim a servi de guide lors d'une expédition dans la forêt amazonienne. Alex invite le couple à venir passer quelques jours dans sa famille en Floride. Dès leur arrivée à Miami, Joachim et Monique sont à la fois fascinés et déstabilisés par la ville, ses lumières, sa démesure. Puis, très vite, c'est la déception. Le toc et le kitsch ont raison de leur enthousiasme. Ils ressentent aussi un constant complexe d'infériorité par rapport aux Blancs, que Joachim compense en frimant. Le dé-sespoir est presque atteint lors d'une halte dans une réserve indienne : en lieu et place de vrais Indiens, le couple découvre une parodie de culture autochtone pour galeries commerciales. Mais le clou du voyage, c'est Disneyland. Il faut voir Joachim et Monique naviguant sur les eaux d'un faux fleuve Amazone, écoutant de faux chants d'oiseaux dans une fausse forêt peuplée de faux serpents ! Au final, pourtant, l'humour de Joachim et la sagesse de Monique tempèrent leurs jugements radicaux sur la civilisation occidentale. Et les deux héros rapportent chez eux des valises pleines de photos et de cadeaux.

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15 juin 2008 7 15 /06 /juin /2008 23:18
Rediffusions :
18.06.2008 à 03:00

Semianyki (La famille)
(France, 2007, 95mn)
ARTE F
Réalisateur: Vitold Krysinski
Interprète: Alexander Gusarov, Elena Sadkova, Kasyan Ryvkin, Marina Makhaeva, Olga Eliseeva, Yulia Sergeeva


Le portrait drôlissime et sans paroles d'une famille frappadingue, par les clowns les plus inventifs de la scène russe.

ARTE F © Sopa

Peut-on tuer le père à l'aide de sparadrap ? Chasser à l'intérieur d'un piano ? Plumer un canard à roulettes ? La vie de famille vue par le Teatr Licedei, c'est une chaloupe folle où s'enchaînent à un train d'enfer effets spéciaux, danses, sketches, émotions, catastrophes et fous rires. Un chaos domestique dans lequel, contre vents et marées, l'amour circule et la vie continue.


Folie poétique et humour corrosif
Acrobates et scénographes, danseurs et mimes, génies de la récup' : les artistes du Teatr Licedei régalent le monde entier de leurs spectacles dévastateurs, à base de folie poétique et d'humour corrosif. Cette compagnie de clowns iconoclastes, fondée en 1968 en URSS, mal acceptée par les officiels mais adulée par le public, a failli disparaître avec le régime soviétique. Mais six des "anciens" ont choisi de rester en Russie pour créer une école de clown à Saint-Pétersbourg. Celle-ci a redonné à la troupe une nouvelle jeunesse et La famille a tourné dans toute l'Europe avec un immense succès.



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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 14:35
Après le très bon reportage de Claude Mourieras  "Le voyage des femmes de Zartalé" sur l'Afghanistan, j'ai été surprise par la beauté de ce peuple de montagnards, leur élégance naturelle, leurs habits chatoyants, bref leur culture. Ces gens n'ont rien. Ils sont trés pauvres et ne mangent pas à leur faim. Ils sont musulmans et dirigés par le dogme des mollahs.
Les femmes sont asservies, analphabètes mais pas bêtes et comme elles le disent, traitées moins bien que du bétail.
N'empêche, ils et elles sont beaux, même sans le strict nécessaire de vie, même sans connaitre l'existence de la machine à laver.

Indéniablement, ces gens ont une culture, même s' ils sont asservis par la religion. On sent bien qu'il y a quelque chose qui les tient, qui les entoure et pas seulement la religion et la loi de l'homme le plus fort mais aussi des formes, des couleurs, des matières...

L'Afghanistan a actuellement très mauvaise réputation en Occident.


Que savons-nous de notre propre culture? Nous qui la vivons ! Que savons-nous de nous même ? Que voyons-nous?

Voyons-nous notre laideur ? Notre aculturation ?

Nous  portons des vêtements industriels, nous vivons dans des maisons industrielles, uniformes et tristes. Nous jettons, nous remplaçons . Nous vivons uniformément comme des millions d'êtres humains sur cette planête avec les mêmes chaines télé, les même réseaux internet, les même téléphones, les même films.... Et comme eux, nous n'avons plus de culture. Nous sommes aculturés par l'industrie et le commerce. Combien de personnes en France vont dans les musées ou voir des expositions? 1% ? Le fameux 1% accordé à la culture? Combien d'artistes dans ce pays ? 0,1 % ?

Sorti des hypercentres des grandes villes, les gens ne sortent plus. Même chez les classes moyennes des grandes villes peu de gens vont voir des expos, visiter des galeries et encore moins achètent des oeuvres aux artistes. 0,01 %? Et ce n'est pas une question d'argent. C'est une problème de culture. 99% des français n'ont aucune notion de l'art, même du 20 ème siècle. Ils connaissent Cézanne et c'est tout. Ils ne connaissent aucun artiste du siècle dernier. Ils ont la télé, la maison, la voiture, l'aspirateur, le lave-linge, le lave-vaisselle, le télèphone....

Nous sommes entourés d'objets industrielles, nous vivons l'industriel. Il n'ya plus de transmission de savoirs. Ni coutume, ni tradition. L'art populaire n'existe plus dans ce qu'il pouvait transmettre de savoirs, de manufactures, de formes, de richesses. L'aculture véhiculée est une aculture industrielle et commerciale. L'oeuvre n'est plus ouvrage. Elle est un symptôme.

L'oeuvre contemporaine portée par la société industrielle commerciale n'est plus qu'un produit d'aculturation. Un symptome d'aculturation. Elle ne fait référence à aucun passé mais à un environnement commercial et industriel, qu'elle détourne (donc ironiquement). Pas de référence ancienne à une histoire de l'art  mais la réference à une production industrielle et commerciale. On parle de produit culturel mais ce sont en fait des produits aculturels n'ayant pour réference qu'un environnement de produits. Armeleder en est une belle démonstration avec sa dernière exposition.
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Une exposition d'oeuvres invisibles  LE MONDE | 31.05.08 | 

Rares sont les expositions d'art contemporain où l'on peut se vautrer dans un lit à baldaquin, s'essuyer les pieds sur une peau de tigre et se chauffer le regard au feu kitscho-conceptuel d'une fausse cheminée à bûches dorées. Voilà pourtant à quoi ressemble l'exposition réalisée par le plasticien helvétique John Armleder au Centre culturel suisse (38, rue des Francs-Bourgeois, Paris-3e. www.ccsparis.com. Jusqu'au 29 septembre).

Une exposition ? Plutôt un appartement avec salle à manger, salon, chambre à coucher. Avec photos et tableaux au mur. John Armleder, a-t-on dit ? On ne décèle quasiment aucune trace de son oeuvre, si ce n'est une peinture à paillettes.

En fait, Armleder a confié à Jacques Garcia, décorateur français célébré pour ses mises en scène de l'hôtel Costes ou du restaurant Fouquet's, à Paris, l'élaboration de ce projet. Armleder lui a demandé de réaliser un intérieur pour un client fictif, selon son bon vouloir.

On pénètre dans ce Centre culturel avec la sensation de violer un espace privé, et déconcerté par les canons esthétiques ici à l'honneur.

Un plafond de pagode cache l'habituelle verrière, d'où surgit un singe sculpté dans le bois ; un lustre à mille plumettes surplombe une longue table de cérémonie. Photographies de Helmut Newton ou de Nobuyoshi Araki, têtes antiques, élégantes chaises chinoises, moquette marbrée de marron : l'atmosphère est lourdement cosy.

Au-delà du décor, cette exposition soulève la question de l'auteur, qu'Armleder met à mal depuis les années 1970 en plagiant la patte des maîtres de la modernité, et en passant d'un style à l'autre.

Qui signe l'exposition ? Armleder ou Garcia ? "La capacité à être versatile, c'est sans doute notre point commun, à Jacques et à moi, répond Armleder. La question de l'auteur doit devenir superflue. Si on doit à tout prix répondre, disons que je considère l'exposition comme une oeuvre de moi, mais dont la substance est produite par Garcia. Mon oeuvre est la simple convocation de cet événement." Une provocation ? "Chaque geste est une provocation, poursuit l'élégant Suisse. Bouger, c'est provoquer ; vivre, c'est provoquer : ce n'est pas pour cela que cela devient une prise de position. Les gens qui verront ce projet comme une provocation sont ceux qui ont un débat avec leurs propres acquis culturels et qui n'arrivent pas à loger ça dans leur échiquier."


Emmanuelle Lequeux
Article paru dans l'édition du 01.06.08
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L'iste contemporain est devenu un sociologue sans critique mais il n'y a plus d'art. Il déplace des objets à consonnance industrielle d'un lieu à l'autre. C'est une sorte de déménageur errant.
Les musées français produisent eux-même de l'aculture dans la production de produits dérivés aculturels: écharpe, tee-shirts, mugs....
Armeleder se trompe s' il pense provoquer. Qui donc d'ailleurs ? Ses propres sponsors ? Il le dit lui-même: il n'y a plus d'auteurs, de créateurs. Mais des commanditaires. Lui-même en est un, dans le grand catalogue des produits de l'aculture.
Les jeun-istes se regroupent sous des noms de marque et ont des logos de graphistes. Ils vendent eux aussi de l'aculture ou essayent d'en retirer quelques sous venant des institutions aculturelles qui elles-mêmes sont dirigées par des personnes aculturées. Vive la France aculturelle! Et comme disent les américains, au moins ici, on peut faire quelque chose. C'est dire à quel niveau d'aculture nous en sommes, après avoir aculturé tout autour de nous, avec nos poches plastiques.

Enfin  vous me direz: on est pas obligé de porter le tchador et de se faire exciser. C'est vrai. Et rien ne vaut la liberté et une révolution aculturelle si elle doit libérer le pied de toutes les chinoises.
Mais regardons de prés, de très prés, notre aculture contemporaine
F.B
 
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