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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 14:46
L'état et les institutions françaises sont incapables de faire face aux problêmes du handicap et de la maladie.    

Acquittement d'une mère qui avait tué sa fille de 26 ans gravement handicapée LE MONDE | 10.04.08 |

es jurés de la cour d'assises du Val-d'Oise ont rendu une décision rare, mercredi 9 avril, à Pontoise, en acquittant Lydie Debaine, 66 ans, qui a tué, en 2005, sa fille Anne-Marie, 26 ans, gravement handicapée. Le verdict a été rendu sous les applaudissements.

La décision est prise peu après la mort de Chantal Sébire, une femme de 52 ans atteinte d'une maladie incurable qui réclamait une aide active à mourir pour abréger ses souffrances, retrouvée morte à son domicile le 19 mars. Mme Sébire a relancé la réflexion sur la fin de vie et l'euthanasie.

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Depuis une vingtaine d'années, la justice se montre clémente à l'égard des pères ou des mères meurtriers de leur enfant handicapé. Le ministère public requiert des peines avec sursis. Les jurés le suivent. Les acquittements sont toutefois rares. Le dernier remonterait à 1994. La cour d'assises du Finistère avait acquitté un père qui avait tué son fils à coups de couteau.

Anne-Marie Debaine, née prématurément et atteinte d'une hydrocéphalite, était invalide à 90 % et avait l'âge mental d'une enfant de 5 ans. Placée dans des centres spécialisés de 6 à 22 ans, elle avait rejoint la maison en 2001, faute de place dans une structure. Son état s'était dégradé depuis plusieurs années, marqué de crises d'épilepsie, de maux de tête et de vomissements. "Elle souffrait trop. Elle passait des jours et des jours sans dormir", a témoigné sa mère.

Le 14 mai 2005, contre l'avis de son mari, Lydie a noyé sa fille dans la baignoire avant de tenter de se suicider.

Mme Debaine comparaissait libre. L'avocat général, Charles Modat, a souligné sa culpabilité. Elle "est coupable du crime qui lui est reproché. Elle a tué sa fille avec préméditation. Elle était consciente de ce qu'elle faisait, a-t-il indiqué. Elle revendique un acte juste. Je ne le qualifierais pas d'acte juste".

Le magistrat a requis "une peine de principe", trois ans de prison avec sursis. "Il est certain que la sanction doit être sans rapport avec la peine maximale (la perpétuité)", a-t-il déclaré. Il l'a ainsi justifiée : "La pire des sanctions, Lydie Debaine la vit déjà avec la perte de celle à qui elle a consacré son amour et sa vie." Son avocate, Caty Richard, a plaidé l'acquittement.

"Je ne regrette pas mon geste. Mais ma fille me manque", a dit Mme Debaine à l'énoncé du verdict. La soeur de cette dernière a déclaré qu'elle aurait préféré voir prononcer une peine avec sursis.


Nathalie Guibert (avec AFP.)
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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 12:52

Assainir l'atmosphère grâce aux gaz du kangourou

LE MONDE | 05.04.08 |

Les flatulences et éructations de nos troupeaux sont un fléau pour la Terre. A l'échelle mondiale, chaque année, ils larguent dans l'atmosphère une bonne centaine de millions de tonnes de méthane : un puissant gaz à effet de serre, dont l'impact sur le réchauffement planétaire est plus de trente fois supérieur à celui du dioxyde de carbone.
Lorsque proviennent d'Australie des informations sur les ballonnements du kangourou, on craint donc le pire... Or il faut au contraire espérer ! Car si le kangourou pète, éructe et respire comme tous les bovidés (moutons, boeufs, chèvres), lui ne dégage pas de méthane !

Les ruminants, on le sait, ont un estomac à quatre poches. La principale, le rumen, leur permet de digérer de grandes quantités de cellulose. Mais cette dégradation des sucres a un prix : une importante production de méthane, effectuée par des bactéries méthanogènes. Un mouton rejette ainsi sous forme gazeuse environ 7 kg de méthane par an. Une vache laitière, 90 kg.

Rapporté aux 100 millions de moutons que compte le cheptel australien, auxquels s'ajoute un nombre important de bovins, le méthane provenant du bétail représente ainsi 14 % des gaz à effet de serre émis par l'Australie. Soit la deuxième cause de pollution du continent, après le secteur énergétique. D'où les recherches menées par les agronomes pour tenter de réduire les néfastes émissions.

Au Csiro - l'organisme gouvernemental australien pour la recherche scientifique -, on teste ainsi depuis plusieurs années, chez les ovins, l'efficacité d'un vaccin qui entraînerait la destruction des méthanogènes par le système immunitaire. Mais la découverte effectuée sur le kangourou par Athol Klieve, chercheur, à Moorooka, du programme antiméthane mis en place par l'Etat australien du Queensland, est peut-être plus prometteuse encore.

"Ce marsupial ayant évolué isolément des ruminants durant des millions d'années, sa flore intestinale est différente", explique-t-il. En lieu et place des bactéries méthanogènes sont ainsi mises en oeuvre des bactéries acétogènes, productrices d'acétate. Ce qui assure également à cet herbivore une digestion plus sereine et énergétiquement plus rentable.

Transférés dans la panse des vaches et des moutons, ces microbes providentiels permettraient donc non seulement d'assainir l'atmosphère, mais encore de réduire le coût de leur alimentation. Leur isolement devrait prendre trois ans. Après quoi une nouvelle phase de recherche s'ouvrira pour les transplanter dans le tube digestif des bovidés... et observer s'ils s'y imposent face aux méthanogènes.


Catherine Vincent
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10 avril 2008 4 10 /04 /avril /2008 12:47
 
 Au début du siècle dernier, les familles vivaient à trois générations sous le même toit. La deuxième moitié du siècle dernier a connu la fracture de cette forme extensive de soutien familiale. On a mis les vieux dans des maisons de retraite. Les enfants sont partis travailler loin de leurs parents par nécessité économique. A la fin du siècle dernier  nous avons assisté à la rupture de la cellule parentale pour une forme momoparentale reconstituée, et à la création des couples avec enfants de précedents mariages. Aujourd'hui l'europe ne conduit plus ses enfants à la conduite familiale des valeurs traditionnelles. Elle n'a plus les moyens d'offrir ce à quoi elle prétendait: études+travail+famille.

 

Fils a mamma LE MONDE | 05.04.08 | 

La via Manzoni, à Naples, a le don d'attirer les clins d'oeil goguenards. Elle a même un petit nom : "Il parco dell'amore" (le parc de l'amour). Nuit et jour, sur cette large route qui longe la corniche, deux rangées d'innombrables voitures stationnent entre les pins, de chaque côté de la chaussée. Les vitres sont occultées par du papier journal. Des vendeurs à la sauvette proposent pour quelques dizaines de centimes des journaux périmés à ceux qui auraient oublié d'emporter ces instruments indispensables à l'intimité. Car sur la via Manzoni ne se garent que les amoureux en mal de nid. Et notamment les moins argentés des "bamboccioni", ces bébés attardés qui, à 30, 40 ans ou plus, vivent encore chez leurs parents. De " bamboccione" : "gros poupon", "gros bébé", "gros nigaud". En France, on les connaît sous le nom de "Tanguy" depuis le film d'Etienne Chatiliez (2001), où un jeune homme prénommé Tanguy, fin lettré, fils unique de parents aisés aux goûts bobos et tout à fait exaspérant, préfère le confort du domicile parental aux inconvénients pratiques de la vie adulte.

En Italie comme en Espagne, où l'attachement traditionnel à la famille se double d'une conjoncture économique difficile, ces enfants "attardés" relèvent désormais du phénomène de société. "Vous voulez dire : un fléau !", précise d'un air amusé la démographe Rossella Palomba, de l'Institut italien de recherche sur la population (IRPPS). Le sentiment de ras-le-bol envers ces bamboccioni envahissants est devenu une affaire d'Etat. En octobre 2007, le ministre de l'économie, Tommaso Padoa-Schioppa, a osé les évoquer avec un dédain officiel. C'était à propos d'un projet de dégrèvement fiscal en faveur des jeunes locataires d'un appartement : une mesure destinée à ces trentenaires qui "restent avec leurs parents, ne se marient pas et ne deviennent pas autonomes". "Mettons les bamboccioni à la porte !", a déclaré le ministre devant le Parlement. Mamma mia ! La phrase a déclenché la tempête. Depuis longtemps, les Italiens avaient pris l'habitude de rire de leurs "mammoni" (fils à maman), purs produits d'une société dominée par l'autorité de la mamma. Ils avaient, pour les incarner, un acteur comique fétiche, Alberto Sordi. Et sa célèbre réplique dans I Vitelloni, de Federico Fellini : "A'ma, ne pleure pas, je ne t'abandonnerai jamais !" Et voilà qu'un ministre prenait soudain de haut ces bamboccioni, au diminutif péjoratif. Sur les plateaux de télévision, à la "une" des journaux, chacun y est allé de son opinion. Pour accuser ces adultes immatures ou au contraire les disculper : haro sur les parents ou sur un Etat en crise, où les enfants n'ont plus les moyens économiques de s'émanciper ! Fabrizio Sinopoli, 33 ans et habitant par nécessité chez ses parents, s'est déchaîné sur son blog en indignations diverses. Des publicitaires ont flairé l'air du temps : les murs de Rome sont couverts d'affiches géantes où pose un trentenaire, nonchalamment affalé sur un canapé Confalone.

Dans leur appartement moderne avec balcon et vue spectaculaire sur la baie de Naples, les Demarco commentent le phénomène d'un air concerné. Il y a Marco, le père. Ornella, la mère. Et Daniele, le fils, 29 ans. Une famille de la classe moyenne supérieure. Marco dirige le quotidien régional Corriere del Mezzogiorno, Ornella travaille dans l'administration de l'université. Plus de 10 000 euros mensuels à eux deux. Et Daniele ne s'en va pas. Il préfère "assumer d'être chez ses parents plutôt que de se faire payer par eux un studio, ce serait immature". Bénéficiaire d'une bourse d'études en philosophie (800 euros par mois), il termine son doctorat, prépare un mastère de journalisme, accumule les diplômes avec l'espoir d'un bon emploi... qui ne vient pas. "Presque tous mes amis habitent chez leurs parents, constate-t-il très calmement. En attendant de trouver un vrai emploi, on ne peut pas faire autrement." Marco et Ornella s'inquiètent. Ex-soixante-huitards, comme une bonne part des parents de bamboccioni, ils culpabilisent. "Nous avons été victimes de l'autoritarisme "à l'ancienne" de nos parents, analyse Ornella. Nous sommes maintenant victimes de l'autoritarisme de nos enfants qui attendent tout de nous." "Dans les années 1970, enchaîne Marco, être un bamboccione aurait été perçu comme petit-bourgeois, pas aventurier, pas révolutionnaire, pas révolté. Les bamboccioni d'aujourd'hui ne sont ni de gauche ni de droite : la rébellion contre la famille est finie. Pourquoi partiraient-ils, alors qu'ils ont tout chez leurs parents : les courses, le ménage, la petite amie, l'argent de poche pour les loisirs ?" Daniele s'impatiente poliment, attend son tour. "J'essaie d'expliquer à mon père qu'à 18 ans il était déjà dans une structure de travail. Moi, pour travailler, je dois avoir 30 ans et des diplômes." Marco : "C'est aussi que tu gardes l'exigence de train de vie élevé que t'a donné ton milieu. Ça ne te traverse pas l'esprit de vivre moins bien. Plus tu étudies, moins tu acceptes des petits métiers provisoires. Dans le monde moderne, globalisé, la force protectrice de la tradition familiale devient un handicap." Daniele soupire affectueusement.

Marisa et Angelo n'ont pas les mêmes problèmes. Elle a 42 ans, et lui, "plus de 35", comme il dit, soudain gêné. Elle est institutrice, il réalise des films qu'il peine à vendre. Ils sont en couple depuis six ans mais vivent séparément, faute de moyens, chacun chez ses parents retraités. Le père d'Angelo était ouvrier dans une usine de tissus, celui de Marisa agent hospitalier, les mères ne travaillaient pas. Marisa et Angelo connaissent bien la via Manzoni et la voiture aux vitres occultées par le papier journal. Là où ils habitent, en banlieue de Pompéi, il y a une rue équivalente. "On peut à peine l'atteindre, tant c'est l'embouteillage", note tristement Marisa. Elle rêve de se marier avec Angelo et de quitter la maison familiale. Mais Angelo ne gagne pas sa vie et elle, avec ses 1 100 euros par mois, passe son temps à compter. Angelo l'a présentée à ses parents, elle aux siens. "Dans la culture de mes parents, ce n'est pas pensable qu'il dorme chez moi ni le contraire." Parfois, ils s'évadent le week-end.

Les bamboccioni sont partout. Dans tous les milieux. Dans les villes et dans les villages. Dans le Mezzogiorno défavorisé comme dans les riches provinces du nord. La démographe Rossella Palomba avait commencé par s'étonner de ce constat statistique : en 1987, 46,8 % des Italiens âgés de 20 à 34 ans vivaient chez leurs parents. En 1995, ils étaient 52,3 %. Ils sont 69,7 % aujourd'hui. "Une croissance phénoménale", note-t-elle. En 1999, au bout d'une année d'enquête auprès de 1 000 parents et 4 500 enfants de 24 à 34 ans, elle a rédigé un rapport. L'explication la plus évidente est économique. Selon l'Institut italien des statistiques (Istat), deux tiers des actifs de moins de 30 ans vivant chez leurs parents gagnent moins de 1 000 euros par mois. Les bamboccioni sont d'abord les victimes du "déclin" italien, de la précarité de l'emploi et du coût des loyers. Plus que jamais, la famille est un amortisseur social. Mais la nouveauté du phénomène est d'apparaître dans les milieux aisés. Selon Rossella Palomba, la montée en puissance des "gros bébés" a bizarrement peu à voir avec la crise économique. Sur les 4 500 enfants de son enquête, 80 % ont un emploi à durée déterminée et correctement rémunéré. Mais ils considèrent leurs revenus comme insuffisants : "Leurs exigences sont liées au niveau de vie des parents, note-t-elle. Ils ne supportent pas de revoir leur mode de vie à la baisse." S'ajoute une tradition bien italienne : "La seule vraie raison de quitter le domicile des parents est de se marier. Or l'âge moyen du mariage a considérablement reculé en Italie : de 28 ans à la fin des années 1990, il est de 30 ans aujourd'hui. Un cercle vicieux : plus ils restent chez la mamma, plus tard ils se marient. Et plus ils restent."

Renata Giordano languit ainsi, dans l'un de ces appartements de la grande bourgeoisie napolitaine à la splendeur déchue, où jaunissent les murs garnis de tableaux de maîtres. A 36 ans, elle habite chez sa vieille mère en fauteuil roulant. Du vivant de son père, elle était déjà une bambocciona à plein temps, étudiante à perpétuité, nourrie et logée par sa riche famille. Le système universitaire italien n'aide pas les bamboccioni à s'émanciper. Les diplômes ne s'obtiennent pas en un nombre d'années limitées, mais à coups d'une trentaine d'examens, que l'on peut accumuler sans limite de temps ni d'âge. Il en manque deux à Renata pour obtenir sa maîtrise de biologie moléculaire. Soudain, il y a quatre ans, Renata s'est réveillée. L'overdose de ses parents à domicile. Elle s'est mise à travailler dur, à accumuler les examens. Mais trop tard. Sa mère handicapée use de toutes les ruses affectives pour ne plus la laisser partir. Elle ne sait pas comment gagner 3 000 euros pour vivre "à peu près comme j'ai l'habitude" et se payer le loyer d'un 50 m2 (800 euros). "Je suis prisonnière, dit Renata, d'une voix faussement joyeuse. La prison, c'est cette foutue mentalité italienne. Surtout ici, à Naples, dans le Mezzogiorno. Les parents s'arrangent pour te garder à la maison. Tu ne sais même plus comment, tu te retrouves là, chez eux, à 36 ans."

Marion Van Renterghem, Naples, envoyée spéciale

 

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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 21:28
Bonjour Gregory
Je suis ravie de recevoir un mail de ta part.
Je trouve ton intervention dans l'émission de Taddeï très bien
J'étais consternée par les commentaires sur le site de France 3
Que penses-tu de mon commentaire sur mon blog?
http://blogo.over-blog.fr/pages/Fevrier_2008-333781.html
As-tu encore des contacts avec les autres intervenants?
L'émission me parait un peu loin, maintenant
mais c'est une occasion de la réécouter
je trouve que vous êtes dans le concret, matérialiste peut-être ?
mais c'est un héritage de l'après-guerre et de la société de consommation
mais je trouve que vous avez un regard critique sur cet héritage.
une manière de mettre à plat  l'aboutissement de cet héritage
et c'est bien.
La vieillesse n'est pas un naufrage comme vous le dites, c'est la maladie qui est en est un.
mais il y a dans les deux cas des enseignements à en tirer
Vieillir c'est aussi la maturité, la sagesse et le détachement, non?
mais je pense réellement que la France est gérontocrate.
Elle a peur de déléguer aux forces vives et aux novations des jeunes générations.
Elle les tient le plus longtemps possible loin du monde du travail mais je crois que c'est structurel,
et sert à empêcher qu'il y est trop de monde sur un marché du travail saturé.
Pourtant dans le monde de l'Art, c'est le contraire.
On ne fait travailler que des jeunes artistes !
Le monde de l'art est devenu jeuniste mais c'est aussi une façon de contrôler des créateurs malléables.
Je suis pour l'émancipation à 15 ans!
Rembrandt était connu à 18 ans (après un apprentissage très jeune) et il avait son propre atelier et sa clientèle, ce qui ne l'a pas empêché d'être ruiné à la fin de sa vie !

Vous mettez l'accent sur la mondialisation et vous avez raison.
Mes parents sont partis en Algérie pour trouver du travail après guerre.
Maintenant nous sommes dans la guerre mondiale économique.... et là est le paradoxe. Pays riche sans emplois. Pays s'appauvrissant mais avec un esprit capitaliste toujours accès sur la consommation.
Il y a quand même en France des gens tournés vers les problèmes de la mondialisation mais peut-être plus en Espagne, en Italie ou en Allemagne comme vous le dites. les Français sont des beaux parleurs, pas tellement dans l'action et c'était le cas en 1968.
Les jeunes sont pas pris pour des acteurs de la vie mais  pour des acteurs-remplaçants, des figurants comme dit un ami philosophe!
Ils sont une figure emblématique du marketing et sont utilisés à cet effet.

Je ne suis pas de la génération parti politique. Je n'aime pas les groupes, les leaders et les consensus qui en découlent. Je suis plutôt pour la particularité, la différence, la critique, la marge et l'originalité. La pensée commune m'effraie car elle me parait totalitaire, globalisante, faite de compromis. Mais cette optique m' isole. Le problème du groupe et de l'activisme politique est qu'ils me semblent régis par des règles dans lesquelles je ne me retrouve pas.
Je suis née en 64. une génération marginale, trou noir. Elle vit cachée. Quand elle émerge médiatiquement (portrait sur libé par exemple) c'est toujours pour des actions très particulières, inattendues, personnelles et novatrices touchant aux choses cachées de notre société.
Cordialement Fabienne
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2 avril 2008 3 02 /04 /avril /2008 14:54
 Cliquez sur l'image pour lire le texte
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1 avril 2008 2 01 /04 /avril /2008 14:29
Arii Matamoe (The Royal End)

Paul  Gauguin Tahiti, 1892 Oil on coarse fabric 18 7/8 x 29 1/2 in.
 


 

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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 20:38

MCの津田さんとリプリーを囲んで記念撮影


De toute façon je prends le vert 
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 20:34
Le robot ASIMO de Honda, le 5 mai 2007.
AFP/ALEX MITA Le robot ASIMO de Honda, le 5 mai 2007.


Le problème avec les robots c'est qu'on ne va pas leur ressembler !! On n'est pas des robots !



Le laboratoire du papa des robots  Hiroshi Ishiguro
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 19:46
Faire l'amour en 2050
LE MONDE | 22.03.08 | 14h44  •  Mis à jour le 22.03.08 | 14h44

aire l'amour sans complexe à 80 ans. Acquérir des objets sexuels d'une technicité inimaginable aujourd'hui. Réaliser virtuellement les fantasmes les plus osés sur le Web... Tout cela, dans vingt ans, fera peut-être partie de notre paysage familier.

Mais cela n'est rien au regard de ce que prédit David Levy, chercheur britannique en intelligence artificielle. Le titre de la thèse qu'il a soutenue, en octobre 2007, à l'université de Maastricht (Pays-Bas), "Relation intime avec un partenaire artificiel", parle de lui-même. Et plus encore celui du livre que l'éditeur HarperCollins en a tiré, Love and Sex with Robots. En clair : David Levy affirme qu'en 2050, les robots nous ressembleront tant, sur le plan physique et comportemental, que certains en tomberont amoureux et auront avec eux des relations sexuelles.

Et si c'était vrai ? S'il ne leur manquait plus que l'apparence humaine pour nous séduire ? Côté coeur, le succès des    Tamagotchi ou d'Aibo, le chien robot de Sony, montre que notre besoin d'attachement peut fort bien se fixer sur des      êtres virtuels, parfois jusqu'à la déraison.

Côté sexe, la route semble plus tracée encore : à l'heure où les sex-toys s'achètent dans le catalogue de La Redoute et où le droit au plaisir s'affiche à tous les coins de rue, l'obstacle ne semble pas tant d'ordre moral que technique. Et les fabricants de love dolls rivalisent déjà d'ingéniosité pour donner à ces poupées de silicone grandeur nature, qui n'ont plus rien de "gonflables", l'apparence la plus réaliste. La preuve par le Net.

En quelques clics, vous y ferez connaissance avec Brigitte, squelette en aluminium articulé, poitrine 90 C, taille 1 m 67, "trois orifices fonctionnels" (Mechadoll, France, 6 990 euros). Avec Andy, qui "gémit lorsque vous la caressez", et Loly (tête interchangeable), dont les yeux "voient" grâce à son logiciel de reconnaissance de formes (First Androids, Allemagne). Avec une cohorte de Candy Girls asiatiques - de loin les plus douces et les plus réalistes (Orient Industry, Japon). En cherchant bien, on peut même y rencontrer Charlie, rouleur de mécanique à la peau mate, yeux bruns et taille du pénis "moyenne" (RealDoll, Etats-Unis).

Pour le moment, c'est vrai, ces poupées d'amour ne passionnent que quelques milliers d'amateurs dans le monde. Des hommes pour l'essentiel, célibataires, au compte en banque confortable mais au coeur en peine. Mais qu'en serait-il si ces champions du safe sex à la peau satinée devenaient capables de se mouvoir "naturellement" ? S'ils faisaient preuve d'initiative, et, surtout, de ce "supplément d'âme" qui nous importe tant ?

C'est précisément cette évolution que prévoit David Levy, pour qui la question n'est pas de savoir si nous ferons un jour l'amour avec des robots, mais quand. A l'appui de sa thèse : les progrès rapides des recherches visant à doter ces machines de sentiments tels que l'empathie. L'expert en intelligence artificielle en est convaincu, la prochaine étape de leur développement sera de "répondre aux émotions d'une personne en émettant d'autres émotions, pour mieux interagir avec les humains". Pour le moment, on en est loin : les humanoïdes les plus performants sont à peine capables de distinguer deux individus l'un de l'autre.

Mais les Japonais, très concernés par le vieillissement de leur population et l'aide croissante qu'il faudra leur apporter, investissent énormément dans ce domaine. Quant à l'Union européenne, elle finance, à hauteur de 2,5 millions d'euros sur la période 2007-2010, le projet Feelix Growing, qui vise à élaborer des robots capables d'interagir avec les êtres humains et de ressentir des émotions. Pour mieux appréhender le comportement des malades ou des personnes âgées dont ils auront la charge, ces auxiliaires de vie truffés de caméras et de capteurs sauront un jour analyser la façon dont marche une personne, le ton de sa voix, les expressions de son visage. Et ils pourront lui répondre de manière appropriée pour la calmer, la guider... ou la morigéner.

Pourquoi, dès lors, ne pas imaginer mettre dans son lit, en 2050, un androïde plus vrai que nature ? L'idée en fera frémir plus d'un, pour qui le robot le plus réaliste, même doté d'une voix de rêve susurrant "je t'aime" au creux de notre oreille, ne remplacera jamais un partenaire humain. Il y aurait pourtant beaucoup à gagner à ce compagnonnage, rétorque David Levy. Fidélité absolue, humeur constante, jeunesse éternelle... Sans compter des performances sexuelles à toute épreuve. Programmable à volonté, ce partenaire de choc pourrait tout aussi bien être mis "en mode apprentissage" que partager "les positions et techniques érotiques du monde entier". Le tout sans panne ni migraine.

Que deviendront le couple, la famille, si ces compagnons artificiels envahissent le champ de l'intime ? Tromper son conjoint avec le robot sera-t-il assimilé à l'adultère ? L'amour romantique pourra-t-il y survivre ? A ceux qui s'inquiètent de telles perspectives, d'autres évoquent un tout autre scénario. En 2050, affirment-ils, les enfants pourront aisément être conçus en dehors de toute sexualité, et l'amour physique tel qu'on le conçoit depuis la nuit des temps aura perdu une bonne partie de son charme comparé à la réalité virtuelle. On ne fera donc plus l'amour IRL (in real life), mais seulement par ordinateur interposé. Ou ce qui en tiendra lieu.

A la base de cette hypothèse : les technologies "haptiques", qui simulent la sensation du toucher. Une facette de la réalité virtuelle qui n'en est qu'à ses balbutiements, mais dont les applications, dans le domaine du jeu comme dans celui de l'industrie, sont considérables. Demain, la mère d'un enfant qui pleure pourra peut-être le consoler, depuis son bureau, d'une caresse sur la joue. Et l'amoureux en voyage déposer un baiser sur les lèvres de sa belle.

Et après-demain ? Supposons une combinaison ultramoulante, recouverte sur sa face interne de microscopiques capteurs-stimulateurs. Un réseau à très haut débit acheminant les volumineuses données inhérentes à la téléprésence tactile. Des systèmes informatiques d'une puissance de calcul suffisante pour traiter, en vitesse quasi instantanée, ces millions d'informations...

Il suffira alors d'enfiler cette peau "intelligente" et de se connecter au cyberespace pour émettre et recevoir les sensations tactiles de notre choix. De quoi goûter, d'ici à la fin du siècle, les plaisirs d'une relation sexuelle électronique "aussi satisfaisante que si elle était charnelle", affirme l'Américain James Hugues, sociologue au Trinity College de Hartford (Connecticut).

Assurément porteur, ce marché pourrait toutefois être contrarié par un autre : celui des phéromones, ces substances inodores émises par de nombreuses espèces animales et que le cerveau détecte comme autant de filtres d'amour. Si l'efficacité des phéromones humaines est prouvée - ce n'est pas encore le cas -, si l'on parvient à les synthétiser à volonté pour les incorporer à des parfums, ces aphrodisiaques risquent de faire fureur. Et ce ne sont cette fois ni les robots ni les ordinateurs qui les apprécieront...


Catherine Vincent

Technologies Haptiques

Dans le laboratoire de recherche en communication multimédia (MCRLab) de l'université d'Ottawa (Canada), les chercheurs s'efforcent de transmettre, par Internet, des sensations tactiles synchronisées avec les données audiovisuelles. "Grâce à une interface tactile - des gants ou un costume -, le toucher permettrait par exemple à deux internautes de se serrer la main", explique Abdulmotaleb El Saddik, directeur du MCRLab. Pour le moment, de tels outils n'existent pas encore. Pas plus que le langage de modélisation capable de traiter ces données.

À LIRE Love and Sex with Robots : the Evolution of Human-Robot Relationships, de David Levy. Ed. HarperCollins (en anglais, disponible sur Amazon.com).



Article paru dans l'édition du 23.03.08
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27 mars 2008 4 27 /03 /mars /2008 19:13
Patti Smith : dream of life
Le Site de Patti

Patti à Libération

Patti sur myspace

Etats-Unis, 2007, 108mn) ARTE F Réalisateur: Steven Sebring

mardi, 25 mars 2008 à 23:00  voir l'extrait
 
De voyages en concerts, en coulisses ou chez elle, Steven Sebring a suivi Patti Smith dans son intimité pendant onze ans. Plus qu'un portrait, son documentaire ouvre une large fenêtre sur l'univers familier et artistique d'une des plus grandes figures du rock.


ARTE F © Steven Sebring

Amorcé en 1996, date de l'album Gone again et du retour sur le devant de la scène de l'égérie du rock punk, le tournage de Patti Smith : dream of life accompagne onze années de la vie d'une femme qui est à la fois poétesse et dessinatrice, écrivain et musicienne, peintre et photographe, mère attentive et militante engagée. L'un des grands mérites de Steven Sebring, photographe venu de la mode et de la publicité, est d'ailleurs d'avoir obtenu la confiance de l'artiste qui s'est impliquée dans ce projet jusqu'à en improviser le commentaire en voix off. Construit à la manière d'un collage, le film fouille dans la malle aux trésors de Patti Smith - en l'occurrence, un coin de sa chambre où s'amoncellent les souvenirs - dont elle extrait photographies, livres ou objets fétiches, fils conducteurs d'un retour sur les grandes étapes de son parcours. Un tambourin confectionné par son premier compagnon, le photographe Robert Mapplethorpe, y voisine avec sa robe préférée de petite fille ou un vieil appareil photo Polaroid qu'elle trimballe en permanence...

De Rimbaud à Dylan

Partie prenante du bouillonnement de l'avant-garde de la scène artistique new-yorkaise du début des années 70, Patti Smith est peu à peu passée de la poésie déclamée de ses débuts à l'incandescence d'un rock annonciateur du punk, dopé par la violence teintée de littérature de ses textes, sous l'influence de ses proches. Parmi eux, Robert Mapplethorpe mais aussi Sam Shepard, Tom Verlaine, Allen Ginsberg ou Lenny Kaye : certains ont disparu, d'autres restent fidèles au poste. Si le regard porté sur ce passé fabuleux est parfois empreint de mélancolie, au gré des images et des chansons choisies pour les accompagner, Patti Smith exprime avant tout son admiration et sa tendresse pour tous ceux qui ont compté pour elle, de Bob Dylan à Todd, son frère bien-aimé, en passant par l'homme de sa vie, son mari Fred Sonic Smith, ex-guitariste du MC5, décédé brutalement, ainsi que Todd, fin 1994. Avec lui et leurs deux enfants, Jackson et Jesse, que l'on voit grandir au fil des séquences, la rockeuse a mené pendant une quinzaine d'années une vie de famille tranquille près de Detroit. Patti Smith : dream of life (du nom de l'album éponyme paru en 1988, le dernier composé avec Fred) débute par des images de ce bonheur familial entaché par le deuil, ballade nostalgique placée sous le signe de la mémoire. Les défunts occupent une large place dans l'existence de cette inaltérable romantique qui aime à se rendre sur la tombe de ses poètes favoris (Walt Whitman, William Blake, Percy Shelley ou celui qu'elle adule depuis l'adolescence, Arthur Rimbaud) avant de les photographier.
"La vie ne se résume pas à une ligne verticale ou horizontale", dit l'auteur de Horses. L'image en 16mm, qui privilégie un noir et blanc granuleux entrecoupé de séquences en couleurs plus rares, cherche à traduire cette vision des choses. La caméra de Steven Sebring glisse ainsi d'une visite aux parents de Patti Smith, vieux couple charmant vu dans l'intimité de leur maison du New Jersey, à une séance de peinture émaillée de ses réflexions sur Picasso et Jackson Pollock, avant de tenter de maîtriser la déflagration que constituent les prestations scéniques enragées de la chanteuse. Avec ce style de rock poétique et militant qui lui est propre, entre chant et incantation, Patti Smith exprime sa fureur contre George W. Bush et la guerre en Irak, thème de sa chanson "Radio Baghdad" (2004). Mais elle est aussi cette mère qui ironise avant un concert au Japon sur les tâches ménagères qui lui incombent dans son "boulot à plein temps". Douce puis déchaînée, candide ou mystique, pythie ou feu follet, Patti Smith dévoile ainsi ses multiples visages, où dominent une authenticité rugueuse et un enthousiasme que les épreuves de la vie ne sont pas parvenues à entamer.
  • BABEL (1997, CHRISTIAN BOURGOIS) Nouvelles et poèmes rédigés en 1977 par la chanteuse en convalescence d'une vertèbre brisée lors d'un concert.
  • CORPS DE PLANE (1998, TRISTRAM) Des textes sur quelques-uns de ses maîtres à penser (Artaud, Dylan, Rimbaud). Indispensable pour comprendre son œuvre.
  • PRESAGES D'INNOCENCE (2007, CHRISTIAN BOURGOIS) Un recueil de poèmes. 



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