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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 15:05
VOYAGE AUX CONFINS DE L'UNIVERS
Auteur :
Durée : 01:25:00
Réalisateur : ABBAS YAVAR

Embarquement pour l'exploration des mondes galactiques

en plusieurs séquences
avec la voix de bruce willis et la music de star war 

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20 novembre 2009 5 20 /11 /novembre /2009 14:39

Un excellent reportage de Lewis Ben qui nous dit tout des magouiles des salles de ventes aux enchères

 
L'art s'explose
(Royaume Uni , 2008, 90mn) ZDF Réalisateur: Lewis Ben 

Après la bulle financière, la bulle de l'art contemporain. Explosera, explosera pas ? Ben Lewis a filmé cette aventure comme un polar. Le 15 septembre 2008, le jour où Lehman Brothers faisait faillite, les oeuvres de Damien Hirst se vendaient pour plus de 70 millions de livres chez Sotheby's. Depuis la fin de 2007, tandis que le reste de l'économie s'asphyxiait, la bulle de l'art n'avait cessé d'enfler. Mais un mois après la vente Hirst, le marché entamait sa dégringolade. Tourné comme un policier, le film de Ben Lewis révèle les pratiques du milieu et démonte le mécanisme de la spéculation à travers des interviews de critiques, commissaires-priseurs, galeristes et collectionneurs, dont certaines obtenues de haute lutte.

jeudi, 19 novembre 2009 à 22:35
Rediffusions :
30.11.2009 à 09:55
07.12.2009 à 03:00



 
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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 14:06

Comment Vladimir Vetrov - alias Farewell - a livré aux services secrets français des milliers de documents ultrasecrets du KG B. Un vrai film d'espionnage qui mêle reconstitutions et entretiens.


L' affaire Farewell

de Jean-François Delassus

Des espions ont modifié le cours de l'histoire. Il en est un, un Russe, nom de code Farewell. Dans les années 80, il a contribué à précipiter le démantèlement du rideau de fer qui coupait l'Allemagne et l'Europe en deux, la chute du mur de Berlin et la réunification de l'Allemagne, et finalement l'écroulement du communisme soviétique.
Trajectoire d'une taupe hors du commun, ne serait-ce que par la quantité exceptionnelle de documents ultrasecrets qu'il a fournis à l'Ouest, un véritable océan qui a fait dire au président américain Reagan que Farewell était l'espion du siècle. Sombre destin d'un homme qui a berné le tout-puissant KGB. Son histoire, très peu connue, dévoile la somme de frustrations et de calculs, de petitesse et de courage, de lâcheté et de violence qu'il y a derrière une trahison.



Au début des années 80, au moment où François Mitterrand et Ronald Reagan arrivent au pouvoir, une taupe soviétique révèle aux services secrets français que l'économie de l'URSS et son industrie militaire ne tiennent que grâce à l'espionnage pratiqué par le KGB . En deux ans, Vladimir Vetrov livre 3 000 documents stratégiques et les noms des principaux agents soviétiques opérant à l'Ouest... 


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29 octobre 2009 4 29 /10 /octobre /2009 13:50
Le mathématicien Benoît Mandelbrot, né à Varsovie en 1924, a inventé dans les années 1970 la géométrie fractale.
GAMMA/GAILLARDE
 Le mathématicien Benoît Mandelbrot, né à Varsovie en 1924, a inventé dans les années 1970 la géométrie fractale.

Dès 1964, Benoît Mandelbrot, l'inventeur de la théorie mathématique des fractales, avait perçu que les modèles mathématiques utilisés par les financiers étaient erronés, et avait tenté d'alerter sur leurs dangers. Son denier livre, Une approche fractale des marchés (Odile Jacob, 2004), paru quatre ans avant la crise financière, était prémonitoire. Mais il ne fut guère écouté.

Benoît Mandelbrot n'est pas certain qu'il le soit davantage aujourd'hui, nous a-t-il confié, lors de son passage à Paris, le 11 octobre, à l'occasion de la projection à Paris du film Fractales, à la recherche de la dimension cachée, dans le cadre du festival international du film scientifique Pariscience.

Dans votre livre, vous dites que "la finance doit abandonner ses mauvaises habitudes et adopter une démarche scientifique". Or il a été dit que la crise était en partie due aux mathématiques financières, avec lesquelles on avait conçu des produits trop sophistiqués dont personne ne mesurait les risques. Qu'en pensez-vous ?

Les gens ont pris une théorie inapplicable - celle de Merton, Black et Scholes, issue des travaux de Bachelier qui datent de 1900 -, et qui n'avait aucun sens. Je l'ai proclamé depuis 1960. Cette théorie ne prend pas en compte les changements de prix instantanés qui sont pourtant la règle en économie. Elle met des informations essentielles sous le tapis. Ce qui fausse gravement les moyennes. Cette théorie affirme donc qu'elle ne fait prendre que des risques infimes, ce qui est faux. Il était inévitable que des choses très graves se produisent. Les catastrophes financières sont souvent dues à des phénomènes très visibles, mais que les experts n'ont pas voulu voir. Sous le tapis, on met l'explosif !

Avez-vous l'impression maintenant que les risques sont mieux pris en compte ?

Il y a quelques jours, j'ai déjeuné avec des dirigeants d'une grande banque américaine. Ils me disent qu'ils sont contents de leurs modèles. Ils ne veulent pas reconnaître qu'ils se sont trompés. J'espère que ce qu'ils me disent n'est pas la réalité. Personne ne les oblige à dire ce qu'ils font réellement. Les financiers sont très attachés à cette théorie d'une simplicité merveilleuse, que l'on peut apprendre en quelques semaines, puis en vivre toute sa vie. Cette théorie a toujours été complètement fausse. Depuis quelques années néanmoins, on m'écoute de plus en plus. Beaucoup de grands banquiers, en privé, me disent que j'ai parfaitement raison, mais ils estiment que ce n'est pas dans leur rôle de prendre parti.

En 2004, quelques années après l'éclatement de la bulle Internet, vous demandiez qu'une petite fraction des budgets de recherche et développement des grandes institutions financières de Wall Street soit consacrée à la recherche fondamentale. Avez-vous été entendu ?

Aujourd'hui, la plupart de ces compagnies ont renvoyé leurs chercheurs. Alors la question est de savoir à quelle théorie ils se fient ? A celle du doigt mouillé ? Je ne sais pas.

Mais vos élèves sont-ils maintenant davantage prisés ?

Plusieurs de mes élèves, parmi les premiers, ont changé d'avis après leur thèse. Ils ont fait de très belles carrières, en niant ce qu'ils avaient affirmé dans leur thèse. Donc, je n'ai pas beaucoup de disciples. Beaucoup de jeunes étaient intéressés, mais ils trouvaient cela dangereux.

Parce que vous n'étiez pas reconnu par l'establishment ?

C'est cela.

Aux Etats-Unis. Mais est-ce aussi le cas en Europe, en Asie ?

C'est très difficile de le savoir. En un sens, le monde est très unifié ; en un sens, il ne l'est pas. Je sais que mon livre s'est très bien vendu au Japon. Au point qu'ils ont ressorti mes livres antérieurs. La France est moins active à cet égard. L'école de mathématique financière n'a pas changé. Elle est le fait de gens très estimables, de très bons mathématiciens, mais ils sont satisfaits de leur manière de faire et je ne suis pas écouté. En Allemagne, la chancelière (Angela Merkel) avait, paraît-il, mon livre sur sa table de chevet ! Un grand quotidien m'a fait très bien connaître dans ce pays !

Quel est le sujet du livre sur lequel vous travaillez actuellement ?

On m'a demandé d'écrire mon autobiographie. L'influence extraordinaire de mon année de naissance, 1924, qui a fait que j'étais adolescent pendant la guerre, dans des conditions rocambolesques, et que j'ai survécu. Cela m'a rendu extrêmement indépendant. Je n'appartiens à aucune école. J'en ai créé une. Mais elle est indépendante des puissances et des intérêts.

Propos recueillis par Annie Kahn
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21 septembre 2009 1 21 /09 /septembre /2009 16:29
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10 août 2009 1 10 /08 /août /2009 14:48
C'est fou comme les gens qui ont de l'argent se croient tout permis. Les gens du gouvernement ont devraient les mettre au SMIC... on devrait ainsi faire des économies....!
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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 16:32

Science du sexe et sexe des sciences
LE MONDE | 07.08.09 | 14h53  •  Mis à jour le 07.08.09 | 20h07

asculin, féminin : comment rester neutre sur ce terrain d'études, quand celui ou celle qui l'aborde se reconnaît forcément dans l'un ou l'autre sexe ? Avouons-le : l'auteure de ces lignes elle-même n'a pas échappé à la règle. Les chercheurs non plus. Quelle que soit leur volonté, la science n'est jamais tout à fait "objective" dès lors qu'elle concerne, de près ou de loin, la différence des sexes. Et les exemples sont nombreux qui montrent que les avancées du féminisme, en modifiant les mentalités, en permettant au sexe "faible" de participer plus largement à l'élaboration des connaissances, ont modifié celles-ci de façon sensible. Démonstration en trois points.

ANNÉES 1970 : LA HIÉRARCHIE CHEZ LES BABOUINS, UN ARTEFACT ?

"Envoyez un homme et une femme dans une église, et faites-les sortir un quart d'heure après. L'homme n'aura rien vu, la femme vous décrira les chapeaux et les chaussures." Celui auquel sont attribués ces propos, l'anthropologue américain Louis Leakey, codécouvreur d'Homo habilis, eut l'idée géniale, au début des années 1960, d'envoyer sa secrétaire observer les chimpanzés dans la forêt tanzanienne. Elle s'appelait Jane Goodall. Elle allait être suivie de beaucoup d'autres, après qui la primatologie ne serait plus jamais la même.

"Ces femmes restaient beaucoup plus longtemps sur le terrain que les hommes", raconte l'éthologue et psychologue Vinciane Despret, professeur à l'université de Liège (Belgique). "Non pas, comme on l'a beaucoup dit, parce qu'elles étaient plus patientes et observatrices, mais tout simplement pour des raisons de carrière : dans les années 1960, si elles voulaient espérer revenir à l'université et obtenir un poste, il fallait qu'elles aient à leur actif beaucoup plus de publications que leurs confrères masculins." Leur regard a tout bouleversé. Notamment le concept de "hiérarchie de dominance", selon lequel les mâles dominants, entre autres prérogatives, jouent un rôle particulier dans la défense contre les prédateurs. Une notion si centrale dans l'étude des primates qu'elle était devenue, à l'époque, synonyme d'organisation sociale.

Au milieu des années 1960, le beau modèle connaît cependant une exception : les babouins de la forêt ougandaise d'Ishasha, observés par la primatologue Thelma Rowell, s'enfuient dans le plus grand désordre à la vue des prédateurs, chacun selon ses propres capacités. "Ce qui veut dire les mâles loin devant, et les femelles, encombrées de leurs petits, peinant à l'arrière", précise Vinciane Despret. Elle constate également qu'il ne semble pas y avoir, dans cette troupe, de hiérarchie entre mâles et femelles. Quelques années plus tard, une autre femme, Shirley Strum, complète la démonstration avec les babouins kényans de Pumphouse. "La domination des mâles est un mythe", affirme-t-elle. La controverse enfle. Jusqu'à ce que la fine fleur de la primatologie admette ce que personne n'avait compris jusqu'alors : ce ne sont pas les conditions de vie des babouins qui les rendent agressifs et hiérarchisés, mais les conditions d'observation.

"La dominance et la compétition qu'elle est censée réguler n'émergent bien que dans deux conditions très particulières, précise Vinciane Despret. Les recherches en captivité, et celles où les animaux sont observés en liberté, mais nourris par les chercheurs pour être approchés." La domination des mâles chez les babouins ne serait donc qu'un artefact. Et peut-être, comme le suggérait Thelma Rowell, le résultat d'une forme inconsciente d'anthropomorphisme...

ANNÉES 1980 : POURQUOI LES FEMMES NE SONT-ELLES PAS CHASSERESSES ?

D'après les données de la préhistoire et l'étude des sociétés traditionnelles, la répartition des tâches chez les peuples chasseurs-cueilleurs a toujours été la même : aux hommes la chasse aux gros animaux, aux femmes la récolte d'aliments végétaux, d'oeufs et d'insectes. Pendant longtemps, l'explication d'une telle constante alla de soi : les femmes ne participaient pas à la chasse du fait de leurs grossesses et de leurs enfants en bas âge. Comme il allait de soi que l'invention de la chasse avait été une source importante d'innovations adaptatives (techniques, sociales, alimentaires) pour le genre Homo - innovations dont les mérites étaient donc attribués aux hommes.

Cette dernière assertion fut remise en cause, au début des années 1980, par plusieurs chercheuses américaines. Pour l'anthropologue Nancy Tanner et la primatologue Adrienne Zihlman notamment, ce ne sont pas les hommes chasseurs, mais les femmes cueilleuses qui furent le moteur de l'évolution humaine. S'appuyant sur l'observation des sociétés traditionnelles et sur celle des grands primates, elles proposèrent le modèle suivant : les femelles auraient été les premières chez les hominidés à se servir régulièrement d'outils, avec lesquels elles déterraient ou capturaient les aliments qu'elles mettaient ensuite à l'abri des prédateurs. L'efficacité de cette collecte féminine aurait ainsi permis aux hommes de s'adonner à la chasse, activité au rendement plus aléatoire.

Dans le même temps, l'explication selon laquelle les femmes n'allaient pas à la chasse parce qu'elles étaient moins mobiles que les hommes commença sérieusement à se fissurer. Alain Testart, chercheur au laboratoire d'anthropologie sociale du Collège de France, est l'un de ceux qui ont le plus travaillé sur ce sujet. Auteur, en 1986, d'un ouvrage sur Les Fondements de la division sexuelle du travail chez les chasseurs-cueilleurs, il soutient que cette division du travail se fonde, non pas sur la maternité, mais sur une idéologie liée à la symbolique du sang. Hypothèse qu'il n'a cessé d'étayer depuis lors.

A y regarder de plus près, en effet, les femmes ne sont pas systématiquement exclues de la chasse. Chez les Inuits par exemple, elles peuvent, l'été, s'approcher des phoques endormis et les abattre à coups de gourdin. Chez les Aïnous, population d'origine de l'île d'Hokkaido, au nord du Japon, elles pratiquent la chasse aux cervidés, avec chiens, cordes et filets. Chez les Aborigènes australiens, elles traquent des animaux fouisseurs en les enfumant dans leur terrier. Pour elles, donner la mort est donc possible. Mais jamais avec des flèches, des sagaies ou des harpons.

"La femme ne chasse pas si le sang animal doit couler, tandis qu'elle chasse dans le cas inverse", résume Alain Testart. Rappelant "les très nombreuses croyances, interdits et tabous variés et hauts en couleur qui entourent le sang des femmes - que ce soit celui de la parturition ou de la virginité, ou surtout le sang menstruel - dans la quasi-totalité des sociétés primitives", il souligne le parallèle entre le sang des femmes et celui des animaux. "Tout se passe comme si la femme ne pouvait mettre celui-ci en jeu, dans la mesure où il est question, en elle, de son propre sang." Conséquence : les femmes se seraient retrouvées presque partout exclues de la guerre - donc du politique -, ainsi que des rites sacrificiels - donc de la religion.

ANNÉES 1990 : LE CHROMOSOME Y DÉTIENT-IL LA CLÉ DE LA DÉTERMINATION DU SEXE ?

XX = femme, XY = homme : le fait que la présence du chromosome sexuel Y, en un seul exemplaire, suffise à induire le développement des organes mâles a longtemps conduit les chercheurs à lui attribuer un rôle "dominant". Un "dominant" incapable de vivre sans son "dominé" (puisqu'un oeuf fécondé dans lequel le chromosome Y est tout seul n'est pas viable), un "dominé" vivant en revanche très bien sans son "dominant" (puisque la moitié de la moitié de la population n'est porteuse que de chromosomes X)... "Mais pendant longtemps, ces idées n'effleurèrent personne !", remarque la biologiste Joëlle Wiels, directrice de recherche CNRS à l'Institut Gustave-Roussy (Villejuif). Le développement femelle étant considéré comme le développement "par défaut", on favorisa donc les recherches sur les "événements supplémentaires" nécessaires à l'élaboration du mâle.

Entre 1970 et 1990, on trouva ainsi successivement trois gènes du chromosome Y impliqués dans la formation des testicules. Dans les articles scientifiques de l'époque, on ne les nommait pas les gènes de détermination "du sexe mâle", mais "du sexe".

En 1986, pourtant, deux biologistes américaines, Eva Eicher et Linda Washburn, émirent l'hypothèse qu'il existait, aux côtés du "déterminant du testicule", un "déterminant de l'ovaire". Mais il fallut attendre 1994 pour qu'une équipe italienne montre l'existence, sur le chromosome X, d'un gène capable, exprimé en double dose, de provoquer le développement femelle chez des individus XY. Gène qui se révéla en fait, quelques années plus tard, ne pas être indispensable à la formation des ovaires. Mais qui eut le mérite d'attirer l'attention sur les mécanismes de détermination du sexe femelle.

"Ces progrès ont surtout permis de mettre en évidence la complexité et la subtilité des événements qui gouvernent, à partir d'un même tissu, la formation de deux organes aussi différents que les ovaires et les testicules", commente Joëlle Wiels. Même si cette nouvelle approche n'a pas mis totalement fin "aux bons vieux réflexes", la biologiste note que le vocabulaire des scientifiques a changé, et qu'il n'est pas rare, depuis le début des années 2000, "qu'une conception un peu plus paritaire s'exprime dans les articles". On pouvait même lire en 2005, dans la revue Molecular and Cellular Endocrinology, un article dont le résumé commençait par cette phrase : "Des preuves de plus en plus nombreuses indiquent que l'organogenèse de l'ovaire n'est pas un processus passif qui survient par défaut en cas d'absence du développement des testicules." Puisqu'on vous le dit !


Catherine Vincent
Article paru dans l'édition du 08.08.09
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8 août 2009 6 08 /08 /août /2009 16:15

GIRONDE. L'affaire de la contamination aux PCB n'est qu'un épisode de plus dans la pollution de l'estuaire. Farcies au cadmium, les huîtres sauvages ne peuvent y être consommées

Avant le pyralène, il y avait déjà du cadmium dans l'eau
Les huîtres sauvages de l'estuaire de la Gironde sont interdites de culture, de ramassage et de consommation depuis 1995. (photo DR)
Les huîtres sauvages de l'estuaire de la Gironde sont interdites de culture, de ramassage et de consommation depuis 1995. (photo DR)

La faune sauvage de la Garonne et de l'estuaire de la Gironde devra bientôt sortir en scaphandre autonome. Les arrêtés préfectoraux du mois dernier ont mis en exergue une préoccupante contamination du milieu aux PCB, c'est-à-dire au pyralène, un composé chimique hautement toxique qui s'accumule dans la chair grasse des poissons de fond.

Jusque-là, seules les anguilles en sont victimes à des taux qui interdisent désormais leur consommation - la même mesure est valable pour la Charente (lire nos précédentes éditions). Cette pollution en aval du Tarn-et-Garonne, dont l'origine est sans doute ancienne et diffuse, n'est pas la première. Si le dossier est un peu tombé dans l'oubli aujourd'hui, il n'en reste pas moins que les huîtres sauvages, ainsi que les moules, y sont aussi interdites de ramassage et de consommation.

C'est en 1995 que l'estuaire de la Gironde a été classé en catégorie D, une mesure qui a sonné le glas de l'ostréiculture sur les deux rives. En cause : le cadmium, un métal lourd dont les effets néfastes sur la santé humaine sont reconnus.

Le problème est apparu à la fin des années 1970. Des analyses menées à cette époque sur les huîtres montraient que leur teneur en cadmium faisait exploser toutes les données connues en France : vingt fois plus que la norme actuellement en vigueur. Il a fallu mener l'enquête pour déterminer l'origine de la contamination.

La source dans l'Aveyron

C'est l'université de Bordeaux 1 qui a été chargée de jouer les limiers dans cette affaire. « De proche en proche, on a examiné tout le bassin versant. C'était un travail passionnant. On a fini par identifier la source de la contamination à Decazeville, dans l'Aveyron. En amont sur le Lot, il n'y avait rien. Après Decazeville, on obtenait des taux records », se souvient Claude Latouche, directeur de recherche au CNRS et aujourd'hui retraité.

En fait, le coupable était un petit affluent du Lot, le Riou Mort. S'y déversaient des résidus d'extraction du zinc sur le site de l'Union minière à Viviez, à 4 kilomètres de Decazeville. Sous-produit du zinc, le cadmium était massivement présent dans des terrils lessivés par les pluies et partait vers le Lot, la Garonne puis l'estuaire de la Gironde, où il était piégé par les sédiments du bouchon vaseux. « À l'époque, personne ne savait ce qu'était le cadmium. On était perçus comme des empêcheurs de tourner en rond », ajoute Claude Latouche.

Toujours des apports

Le traitement du minerai a été stoppé en 1987 à Viviez. Ce qui n'a pas mis un point final au problème, loin de là. En 1991, on estimait qu'il restait 200 tonnes de cadmium dans le lit du Lot. « Dès qu'on gratte au fond pour une raison ou pour une autre, dès qu'on travaille sur une écluse, on en renvoie vers l'estuaire », indique Claude Latouche.

La source n'est pas tarie, mais le débit diminue. Selon l'agence de l'eau Adour-Garonne, le flux de cadmium dissous charrié par la Garonne était de 30 tonnes par an dans les années 80. Il serait maintenant inférieur à 1 tonne par an. Mais la question reste ultrasensible. Au sortir de l'estuaire, une partie du cadmium prend la route des pertuis charentais et vient frôler le bassin Marennes-Oléron...

Auteur : Jean-Denis renard
jd.renard@sudouest.com
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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 16:04
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18 juillet 2009 6 18 /07 /juillet /2009 23:25
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