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8 juillet 2009 3 08 /07 /juillet /2009 16:19

 
  Cadran lunaire


  Invités

 
Patrice Brun. Professeur à l’université de Paris I

Autour du disque de Nébra (Saxe-Anhalt, Allemagne)
Pour écouter l'émission passionnante Le lien
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La plus ancienne pièce astronomique connue reprèsente la lune le soleil et la constellation des Pléiades (comme chez les Hitittes)
correspond au mois de mars
1600 avant Jésus-Christ
entre le bronze ancien et moyen
2kg, 30 cm de long, bronze, or.

















Découverte d’un « disque » astrologique antique à Chevroches (Nièvre) : lire l'article

Char de Trundholm

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26 juin 2009 5 26 /06 /juin /2009 20:49
OU L'ON APPREND GRÀCE AUX VOLEURS DE VÉLIBUS QUE L'OUVRIER HONGROIS EST PAYÉ 2 EUROS DE L'HEURE SOIT 352 EUROS LE MOIS

Analyse
Pourquoi les Vélib', fétiches des bobos, sont vandalisés, par Bertrand Le Gendre
LE MONDE | 12.06.09 | 14h16  •  Mis à jour le 12.06.09 | 14h16

'affiche a été dessinée par Cabu. On la voit partout en ce moment dans Paris. Un catcheur sur un ring démantibule un Vélib', sous l'oeil réprobateur du public. Slogan : "Casser un Vélib', c'est facile... Il ne peut pas se défendre." Pour la Mairie de Paris, qui a lancé cette campagne, la cote d'alerte est dépassée. Huit mille Vélib' ont été volés depuis leur mise en service en juillet 2007 (l'affiche parle d'engins "disparus"). Et 16 000 ont été vandalisés.

Le symbole d'une ville policée, écolo, est devenu une nouvelle source de délinquance. Le Vélib' devait civiliser les déplacements urbains. Il a accru les incivilités. Personne ne l'avait prévu. Ni la Ville de Paris, qui fait du Vélib' un titre de gloire. Ni Jean-Claude Decaux, qui assure l'exploitation des quelque 20 000 deux-roues en location circulant dans la capitale, moyennant la concession des panneaux publicitaires.

On sait seulement, grâce à la préfecture de police, que 1 349 personnes ont été arrêtées en 2008 sur un Vélib' volé. Les policiers les repèrent facilement. La patte de verrouillage des engins est tordue ou cassée.

Où sont passés ces 8 000 Vélib' volés ? Mystère. De temps à autre, on en découvre un sur un balcon parisien ou circulant dans une ville étrangère tel un souvenir de Paris. Une centaine d'entre eux auraient été jetés à l'eau, dans la Seine ou le canal Saint-Martin, croit savoir la Mairie de Paris. Les descentes de police permettent parfois d'en retrouver quelques-uns. Au cours de l'une d'elles, le 26 mai, dans la cité Curial-Cambrai (19e), les agents en ont découvert deux, au milieu d'une vingtaine de scooters, volés eux aussi.

Le Vélib' chasse-gardée des vole-petit, faute de mieux ? A l'automne dernier, trois mineurs se sont fait pincer place de la Bastille par une patrouille de police. Ils venaient de voler chacun un Vélib' mal attaché. L'un avait 17 ans. Vivant hors de sa famille, sous tutelle des services sociaux, il était, comme on dit, "défavorablement connu des services de police". Il vient d'écoper de deux mois d'emprisonnement avec sursis pour avoir, en plus, arraché son iPhone à une passante.

Comme tous les emblèmes de la société de consommation, le Vélib' suscite les convoitises. Ce n'est pas un cadre et deux roues qui sont volés mais une icône urbaine, un attribut du bourgeois bohème, le "bobo", figure moquée mais enviée. Pour autant, la place du Vélib' dans l'imaginaire urbain n'explique pas tout. S'ils sont autant volés, c'est qu'ils sont plus vulnérables qu'une Mini Cooper bardée de systèmes anti-intrusion, voilà tout.

Annick Lepetit (PS), adjointe au maire de Paris, chargée des transports, refuse de faire de ces vols un symbole : "Il ne faut pas se focaliser sur le cas des Vélib', mais le replacer dans son contexte, la délinquance en général."

Ainsi les voleurs de Vélib' seraient des délinquants ordinaires. Au profil très éloigné de leurs utilisateurs habituels. Ceux-là sont privilégiés socialement : 69 % appartiennent à la catégorie CSP+. Pour les dégradations, c'est différent. Tout le monde a sa part de responsabilité. Vélib' tagués, freeride, sorties de soirées arrosées, paris stupides, "anars" anti-Decaux...

A priori, les Vélib' étaient conçus pour résister aux usages fantaisistes : câbles inaccessibles, freins encapsulés dans les moyeux des roues, pneus particulièrement résistants, selles réglables en hauteur mais inamovibles... Rien n'y a fait. Sur les 16 000 Vélib' victimes de vandalisme depuis deux ans, une moitié a dû être remplacée.

Leur conception a été revue. Les cadres ont été renforcés. Les panières résistent désormais à un poids de 10 kg. Le système d'alerte, qui prévient l'usager que son Vélib' n'est pas convenablement arrimé à une borne, a été amélioré. C'était un point essentiel. Un Vélib' mal fixé, c'est un Vélib' en liberté. Une proie tentante.

JC Decaux a fini par comprendre pourquoi sa flotte de deux-roues se dégrade plus vite à Paris qu'à Marseille ou à Lyon. Dans la capitale, les usagers occasionnels - provinciaux, touristes étrangers... - sont plus nombreux qu'ailleurs. Moins rodés à l'utilisation des Vélib', ils les maltraitent davantage ou omettent de les remettre correctement en place.

Les vols, les incivilités et les étourderies ont alourdi la facture. Dépitée, la société JC Decaux est avare de détails sur ce vandalisme, qu'elle n'avait pas anticipé. Mais elle a quand même obtenu de la Mairie de Paris un avenant à l'accord qui les lie. Au- delà de 4 % de perte annuelle, la Ville s'engage à prendre en charge, à hauteur de 400 euros l'unité, le remplacement des Vélib' volés ou détruits. Selon Annick Lepetit, il pourrait en coûter 1,6 million d'euros par an aux contribuables parisiens.

Le remplacement accéléré du parc fait l'affaire des ouvriers de l'usine de Toszeg, en Hongrie, au sud-est de Budapest, où JC Decaux fait fabriquer les Vélib'. Mais leur satisfaction est relative. Comme l'a rapporté le magazine Challenges, ces ouvriers sont payés à peine 2 euros de l'heure, soit 352 euros par mois, nettement moins que le salaire moyen du pays (743 euros). La casse des Vélib' serait plus onéreuse encore si ces ouvriers étaient normalement rémunérés.


Courriel : legendre@lemonde.fr.

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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 16:22


Daniel TAMMET

"Embrasse le ciel immense"
(Arènes)

FRANCE 2 CAFÉ LITTÉRAIRE

une très belle théorie sur l'instinct de la langue



Daniel TAMMET WEBSITE
















 
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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 16:02
AU LIEU DE NOUS FAIRE CHIER AVEC LEUR GRIPPE, ON FERAIT MIEUX DE S'OCCUPER DE CETTE NOUVELLE "PESTE"

Le nombre de malades atteints par la maladie d'Alzheimer dans le monde pourrait passer de 24 millions actuellement à 42 millions en 2020 et 81 millions en 2040.
860 000 personnes concernées en France en 2007


Alzheimer, maladie infectieuse ?
LE MONDE | 12.06.09 | 14h56  •  Mis à jour le 12.06.09 | 14h56

a maladie d'Alzheimer pourrait-elle se transmettre comme une pathologie infectieuse ? C'est la nouvelle hypothèse que soulèvent des travaux expérimentaux chez la souris menés par une équipe européenne et publiés, dimanche 7 juin, sur le site de la revue Nature Cell Biology. L'injection de tissu cérébral contenant la forme anormale d'une protéine humaine, typique de la maladie d'Alzheimer, dans le cerveau de souris saines entraîne la prolifération de lésions caractéristiques. Un phénomène qui rappelle le cas du prion pathologique, responsable de la maladie de Creutzfeldt-Jakob.

Principale cause de démence chez les sujets âgés, la maladie d'Alzheimer résulte d'une dégénérescence des neurones cérébraux, qui provoque la perte progressive et définitive des fonctions mentales, à commencer par la mémoire. Le cerveau atteint est caractérisé par la présence de deux types de lésions. L'une est le développement, entre les neurones, de plaques constituées de peptides bêta-amyloïdes ; l'autre est la formation, à l'intérieur des neurones, d'un écheveau de filaments entremêlés résultant de l'agrégation de protéines dites "tau".

"Dans la maladie d'Alzheimer, il y a la composante "poison", la substance amyloïde, et la mort neuronale, liée aux protéines tau anormales, explique Luc Buée, directeur de recherches au CNRS et directeur de l'unité Inserm U837 au CHRU de Lille. En s'accumulant dans les neurones, la protéine tau anormale entraîne la mort de ces cellules nerveuses, mais pas immédiatement. Pendant des années, elles fonctionnent plus ou moins bien."

Dans la maladie d'Alzheimer, "l'accumulation de protéines tau pathologiques commence autour d'une zone essentielle à la mémoire à court terme (moins d'une semaine), l'hippocampe. Puis, contrairement au simple vieillissement où le phénomène reste localisé, les protéines pathologiques se propagent, envahissent le lobe temporal du cerveau où s'intègrent les diverses informations qui aboutissent à un message compréhensible, puis les autres lobes et le reste du cortex cérébral. C'est toujours le même cheminement", décrit Luc Buée.

L'équipe européenne dirigée par Markus Tolnay (université de Bâle, Suisse) est partie du constat que lorsqu'un neurone atteint meurt, la protéine tau pathologique passe dans l'espace extracellulaire et les neurones voisins captent la protéine pathologique. "Cette protéine porte une signature particulière qui transmet la conformation anormale aux protéines tau normales. Cette réaction en chaîne propagerait ainsi la pathologie", indique Luc Buée.

Afin de tester cette hypothèse, Markus Tolnay et ses collègues ont utilisé deux types de souris transgéniques, ayant la capacité d'exprimer la protéine tau humaine. Mais, pour l'une, il s'agit d'une forme anormale, plus courte, alors qu'elle est normale dans le cas de la seconde. Les souris exprimant la forme anormale développent une neurodégénérescence et des filaments de protéine tau hyperphosphorylée, tandis que celles chez lesquelles la protéine tau est normale ne présentent pas ces anomalies.

L'injection de tissu cérébral contenant la protéine anormale dans le cerveau des souris exprimant la protéine normale entraîne la formation locale de filaments, typiques de la maladie d'Alzheimer, et la dissémination de cette anomalie dans les régions avoisinantes du cerveau. C'est ainsi qu'avait pu être démontrée la responsabilité d'une forme pathologique du prion dans la maladie de Creutzfeldt-Jakob, chez l'homme, ou dans la maladie de la vache folle, l'encéphalopathie bovine spongiforme. La révélation qu'une particule protéique, dépourvue de matériel génétique, pouvait constituer un agent infectieux avait bousculé le dogme qui limitait aux bactéries, aux virus et aux parasites la possibilité de remplir ce rôle.

Pour Luc Buée, cette "hypothèse séduisante" pourrait aussi signifier que "la composante liée à la protéine tau occupe une part plus importante qu'on le croyait dans la maladie d'Alzheimer et que la protéine tau anormale a des effets plus graves lorsqu'elle sort du neurone. Cela implique aussi que le suivi de la protéine tau dans le liquide céphalo-rachidien (dans lequel baignent le cerveau et la moelle épinière) pourrait aider au diagnostic de la maladie. Les espèces toxiques de la protéine pourraient également constituer des cibles thérapeutiques pour une immunothérapie", estime le spécialiste lillois.

L'équipe dirigée par M. Tolnay ouvre une piste nouvelle pour élucider l'origine de la maladie d'Alzheimer. Différentes hypothèses ont été formulées. Elles impliquent des facteurs environnementaux, incluant une exposition à des métaux lourds comme le mercure, et des facteurs génétiques de prédisposition : plusieurs gènes ont été identifiés mais il s'agit de formes familiales rares de la maladie.


Paul Benkimoun
Article paru dans l'édition du 13.06.09
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10 juin 2009 3 10 /06 /juin /2009 13:38

CRASH DE L'AF 447. Air France a décidé hier de changer les sondes de ses longs courriers, soupçonnées d'avoir une responsabilité dans l'accident

Soupçon sur les sondes

Il n'aura fallu que quelques jours aux pilotes de ligne d'Air France pour faire valoir le principe de précaution. À partir de mardi prochain, tous les Airbus A330 et A340 de la compagnie seront dotés de nouvelles sondes Pitot. Au minimum, deux des trois capteurs équipant chaque long courrier seront modifiés. Placés à l'avant de l'avion, ces appareils mesurent la vitesse du vol. L'enquête n'en est qu'à ses tout débuts, mais une panne de ces dispositifs fabriqués par le groupe Thalès est d'ores et déjà soupçonnée d'avoir contribué au crash de l'AF 447.

Déjà des incidents

Dans les minutes précédant l'accident, l'A330 en perdition a envoyé une série de messages automatiques aux ordinateurs d'Air France à Paris. Parmi ces alertes, figuraient des mesures de vitesse « incohérentes », imputables vraisemblablement à la présence de glace ou d'eau à l'intérieur des sondes. Ce n'était pas la première fois que l'équipe d'un Airbus était confrontée à de telles anomalies. De multiples dysfonctionnements sans conséquence fâcheuse ont été observés depuis une décennie. En 2001, la direction de l'aviation civile française avait d'ailleurs imposé le recours à une nouvelle génération de sondes.

Leur fiabilité laissant malgré tout à désirer, dès 2007 Airbus conseillait aux compagnies aériennes d'installer de nouveaux capteurs. Il s'agissait d'une recommandation et non d'une obligation, le constructeur estimant que la sécurité n'était pas en jeu. Air France avait lancé un programme de remplacement sur plusieurs années. Il avait été accéléré au printemps 2008 après la survenance de nouveaux incidents.

« Les avions qui ont rencontré des problèmes et des phénomènes d'indication de vitesses erronées étaient équipés du même type de sondes que celles installées sur le vol AF 447 », affirmait hier Éric Derivry, porte-parole du principal syndicat de pilotes d'Air France, lors d'une conférence de presse. Parmi les commandants de bord, la thèse d'un enchaînement fatal généré par la défaillance des capteurs est le plus souvent jugée « crédible ».

Décrochage

Automatiquement chauffées, les sondes sont conçues pour ne pas être obstruées par la glace ou le givre lorsque l'appareil traverse de fortes turbulences ou des chaos orageux à haute altitude. Si ce scénario s'est produit pour l'A330 d'Air France, cela signifie que la mesure de la vitesse qui s'est affichée dans le cockpit à la suite de ce dérèglement était supérieure à ce qu'elle était réellement.

Induit en erreur, l'équipage a peut-être réduit l'allure. Au risque de faire décrocher l'appareil et de le plonger dans des formations nuageuses traversées par des courants violents.

L'A330 est-il devenu incontrôlable ? La dernière fois qu'il est apparu sur les radars brésiliens, 26 minutes avant sa disparition, il naviguait à une altitude beaucoup plus basse que celle prévue par le plan de vol.

Des indications de vitesse fausses se répercutent sur les autres paramètres de navigation et les systèmes informatiques sans lesquels l'équipage devient rapidement aveugle. Nombre de dispositifs sont susceptibles de se déconnecter, le pilote automatique peut aussi se désactiver. Et aux dires de certains commandants de bord, la procédure à suivre pour reprendre manuellement les commandes de l'A330 serait malaisée à mettre en oeuvre.

Pour l'heure, le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA), chargé des investigations techniques, se garde de la moindre hypothèse. Mais si le scénario du décrochage devait se confirmer dans les mois à venir, on imaginerait sans mal les moments épouvantables vécus par les passagers pendant quelques minutes dans un appareil en proie au vertige inexorable de la chute.

Auteur : DOMINIQUE RICHARD
 

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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 14:58


Acteur américain
David Carradine a été retrouvé mort
LE MONDE | 06.06.09 | 15h10  •  Mis à jour le 06.06.09 | 15h10

evenu planétairement célèbre en 1972 grâce à la série télévisée "Kung Fu", tiré, trente ans plus tard, de l'obscurité par Quentin Tarantino, l'acteur américain David Carradine est mort le 3 juin à Bangkok. Son corps nu a été retrouvé dans le placard de sa chambre d'hôtel. Il avait 72 ans. La police thaïlandaise, citée par l'AFP, a expliqué qu'"une corde était attachée autour de son cou et une autre à son organe sexuel", et privilégie la thèse de l'accident plutôt que celle du suicide.

L'acteur était depuis trois semaines à Bangkok, où il interprétait un rôle important dans le long métrage français Stretch, réalisé par Charles de Meaux et produit par MK2, un film noir situé dans le milieu des courses hippiques à Macao. Il restait trois jours de tournage à David Carradine.

En 2003, l'acteur s'était enfin débarrassé du sobriquet de "Petit Scarabée" qui le suivait depuis "Kung Fu" pour devenir Bill, le tueur au coeur froid que pourchasse Uma Thurman dans le diptyque de Quentin Tarantino, Kill Bill. Entre ces deux sommets, David Carradine avait tourné dans des dizaines de films, dont seuls deux ou trois sont restés dans les mémoires.

John Arthur Carradine est né le 8 décembre 1936 à Hollywood, où son père, John, exerçait la profession d'acteur, entre autres sous la direction de John Ford. Pour éviter une homonymie complète, le jeune homme adopte le prénom de David lorsqu'il choisit de suivre les traces de son père, après des études de musique.

David Carradine débute sur le petit écran au début des années 1960, dans la série "Shane", tirée du roman qui avait déjà inspiré le film de George Stevens. C'est un jeune Californien de son temps et il acquiert vite une réputation d'indocilité qui ne facilite pas l'avancement de sa carrière. En 1972, il décroche son premier grand rôle au cinéma. Martin Scorsese en fait le héros christique de Boxcar Bertha, Big Bill Shelly, un dirigeant anarchiste qui finit en martyr. David Carradine a pour partenaire à l'écran et dans la vie Barbara Hershey, dont il a un fils, baptisé Free. Il retrouvera Scorsese l'année suivante pour une apparition - brève mais marquante - dans Mean Streets.

Au même moment, il accepte le rôle de Kwai Chang Caine dans la série "Kung Fu". Le feuilleton surfe sur la vogue naissante des films d'arts martiaux et contribue à l'amplifier. David Carradine interprète un métis américano-chinois, formé au kung-fu dans un monastère bouddhiste de Shaolin où son maître Po le surnomme "Petit Scarabée" (Grasshopper, "sauterelle", en version originale). Fuyant la Chine, Kwai Chang Caine se réfugie dans l'Ouest américain de la ruée vers l'or. Crâne rasé, respectueux de toute forme de vie, enclin à proférer des maximes mystiques, il est un héros idéal pour l'Amérique de l'après-Woodstock, et le succès de "Kung Fu" est immédiat.

Dans les années 1990, la série avait été ressuscitée dans un environnement contemporain, et David Carradine qui, de son propre aveu, ne connaissait rien à la philosophie orientale lorsqu'il avait accepté le rôle a réalisé plusieurs vidéos pédagogiques à ce sujet.

PHYSIQUE IMPASSIBLE

La célébrité que lui a conférée la série permet à l'acteur d'obtenir ses deux plus grands rôles. Il incarne le chanteur Woody Guthrie, le père spirituel de Bob Dylan, dans En route pour la gloire, de Hal Ashby, en 1976. L'année suivante, il joue sous la direction d'Ingmar Bergman et aux côtés de Liv Ullman dans L'Œuf du serpent. Le film, situé à Berlin pendant la montée du nazisme, est l'un des plus controversés de son réalisateur.

Il joue également dans Le Gang des frères James, de Walter Hill, qui réunit trois fratries de cinéma, les Keach, Stacy et James, qui jouent les frères James, les Quaid, Randy et Dennis (les frères Miller) et les Carradine, Keith, Robert et David, qui incarnent les Younger. Il réalise également quelques films, dont Americana (1983), l'histoire d'un ancien combattant du Vietnam, qui attire l'attention des critiques, mais pas du public.

Ensuite, David Carradine disparaît du haut des affiches et aligne des dizaines de rôles dans des séries B ou des séries télévisées. En 2002, un cinéaste pour qui les feuilletons ont autant compté que les longs métrages lui confie le rôle-titre de son nouveau film, Kill Bill. Quentin Tarantino a expliqué que Kwai Caine était pour lui la définition même du "cool". Bill "le charmeur de serpent" est l'antithèse du moinillon de Shaolin. Un individu sans scrupules auquel Carradine prête son physique impassible.

Après Kill Bill, Carradine a repris le rythme frénétique des tournages (une cinquantaine depuis 2003, selon le site Imdb.com). Au moment de la sortie de Kill Bill 2, il déclarait au Baltimore Sun, "je n'ai jamais été satisfait de quoi que ce soit de toute ma vie. Je suis retraité et le fait est que j'essaie de me faire un nom".

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 17:16
Société 20/05/2009 à 06h51

Contre Sarkozy, toute critique est interdite

Par MICHEL HENRY Marseille, de notre correspondant


Le 27 février 2008, P.L., 47 ans, a «perturbé» un contrôle d’identité gare Saint-Charles, à Marseille, parce qu’il a «vociféré» à l’encontre des policiers, en les désignant du doigt : «Sarkozy, je te vois, Sarkozy, je te vois.» Une amende de 100 euros a été requise hier à son encontre devant le tribunal de police de Marseille, pour «tapage injurieux diurne troublant la tranquillité d’autrui». Le tribunal, présidé par un juge de proximité, rendra son jugement le 3 juillet.

P.L. n’est pas poursuivi parce qu’il a prononcé le nom du président de la République. Mais en vertu d’une jurisprudence remontant à 1875, selon laquelle la simple «manifestation bruyante» et la volonté de «se montrer désagréable», même «sans user de terme offensant», suffisent à caractériser l’aspect injurieux. Voilà ce qu’a expliqué à l’audience l’officier du ministère public.

«Ridicule». Selon elle, P.L. «n’est pas un humoriste ou un philosophe», même s’il lui arrive de donner des cours de philosophie, mais bien un «perturbateur indésirable», comme l’ont désigné les policiers qu’il a importunés, alors qu’ils n’étaient «que deux» à effectuer un contrôle d’identité sur «deux jeunes». Selon les policiers, l’infraction aurait duré cinq minutes. L’officier du ministère public a donc répété avant l’audience la phrase «Sarkozy, je te vois» en se chronométrant. Conclusion : le présumé contrevenant l’a peut-être «scandée… soixante fois». En fait, elle n’en sait rien. P.L., qui ne s’est pas présenté à la barre hier, s’en tient, dans un témoignage écrit, à deux fois. «J’adopte une posture théâtrale et je lance, en pointant l’index vers les policiers, "Sarkozy, je te vois, Sarkozy, je te vois", raconte-t-il. Aussitôt, un immense éclat de rire s’empare des spectateurs. Je porte un costume, une cravate et une serviette en cuir. J’ai sans doute l’air ridicule, mais qu’importe, les rires ont fait redescendre la tension.»

«Décibels». P.L. soutient avoir voulu «apporter un peu de douceur» devant cet «énième contrôle d’identité». Mais pour son avocat, «les policiers ont sans doute été vexés des rires provoqués». Me Philippe Vouland, qui plaide la nullité de la citation, assure que, dans cette histoire, «M. Sarkozy est innocent». «J’imagine la tête du président de la République quand, en pianotant sur Lefigaro.fr, il a vu arriver cette affaire», ajoute Me Vouland. Qui prévient : en cas de condamnation, tout le monde en tirera la conclusion erronée qu’on ne peut plus évoquer la personne de Nicolas Sarkozy sans être poursuivi. Aussi, «vous allez aider le président de la République et relaxer mon client», suggère l’avocat. Car «le caractère injurieux n’existe pas, ou alors vous allez mettre Anne Roumanoff et Stéphane Guillon en prison».

Me Vouland suggère aussi un transport sur les lieux avec un collège d’experts, afin de mesurer «l’impact des phrases de P.L. en termes de décibels», dans une gare ultra-bruyante à une heure de pointe (il était 17 h 50). Il propose également de désigner un neurologue pour savoir «si le système nerveux des autres voyageurs» a pu être affecté. «Si vous condamnez, ça ne peut qu’aggraver l’incompréhension entre la police et la population», conclut l’avocat.

«Gêne». Il regrette que l’accusation en fasse «une affaire de principe», alors que l’on ne reproche à P.L. ni outrage, ni entrave à l’action de la justice. Selon P.L., les policiers qui l’ont conduit au poste étaient d’ailleurs «très gentils»: «A ce moment-là, les choses prennent une tournure délicieusement administrative. Les deux agents procèdent aux vérifications d’usage […]. Je réponds tout aussi machinalement aux questions qui me sont posées. C’était respectueux, chacun dans son rôle.» Il croyait s’en arrêter là. «Je leur ai présenté mes excuses pour la gêne technique occasionnée. Puis je suis sorti et j’ai oublié cette histoire.» Mais l’officier du ministère public a choisi de le poursuivre. Avant de déplorer hier à l’audience que « ce dossier prend une ampleur démesurée», avec un «impact médiatique» qu’elle juge regrettable.

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5 juin 2009 5 05 /06 /juin /2009 16:50

« Hou la menteuse », et en plus elle est teigneuse

Une mère de famille sera entendue par la police judiciaire pour avoir laissé un commentaire sur une vidéo de Nadine Morano

par Astrid Girardeau

vendredi 5 juin 2009


Nadine Morano à la Matinale, d’i-Télé, le 12 octobre 2007 - DR
En écrivant « Hou la menteuse » en commentaire d’une vidéo sur Dailymotion, Dominique Broueilh ne pensait certainement pas recevoir un courrier de la Brigade de répression de la délinquance contre la personne (BRDP). Pourtant, jeudi prochain, cette mère de famille de 49 ans, de Saint-Paul-lès-Dax, sera entendue par un officier de la police judiciaire, rapporte aujourd’hui Sud-Ouest. La plaignante ? Nadine Morano.

En février dernier, la secrétaire d’État à la Famille déposait une plainte contre X auprès du Tribunal de grande instance de Paris pour « injures publiques envers un membre du ministère ». Parallèlement, elle envoyait une réquisition judiciaire contre YouTube et Dailymotion afin d’identifier les auteurs de propos jugés insultants postés en commentaires de vidéos où elle figure. La BRDP demandait alors aux deux plate-formes de vidéos en ligne de « fournir en urgence la date, l’heure et les adresses IP utilisées et tout élément d’identification, pour la mise en ligne des commentaires ci-joints des internautes dont les pseudonymes suivent ». Qualifiant la procédure de première « historique », Dailymotion précisait alors : « On est obligé de donner les adresses IP mais pas les noms de personnes ».

Pourtant, Dominique Broueilh a bien été identifiée pour avoir écrit « Hou la menteuse » en commentaire d’une interview particulièrement musclée où Aymeric Caron recevait dans La Matinale d’i>Télé, le 12 octobre 2007, la députée UMP de Meurthe-et-Moselle (voir ci-dessous). Le journaliste revient sur un reportage d’Envoyé Spécial où l’on voyait Nadine Morano assister, sous une capuche bien camouflante, à un meeting de Ségolène Royal. « Attendez, ce reportage, je l’ai fait moi-même ! », s’énerve la députée, « J’y étais. C’est moi qui suis filmée. Alors ne racontez pas n’importe quoi ! » Avant d’expliquer : « vous dites que j’arrive cachée, ce qui est faux, j’arrive parce qu’il pleut ! »
  Nadine Morano à la Matinale, d’i-Télé, le 12 octobre 2007

Sur Internet, « l’une des grandes gueules de l’équipe du candidat UMP [Nicolas Sarkozy] » comme la présente Aymeric Caron, ne laisse en effet pas indifférent. Et ses sorties fracassantes, notamment vis-à-vis d’Internet — on se souvient de son désir de « Police internationale de la Toile » — récoltent des commentaires parfois virulents, à côté desquels « Hou la menteuse » qui, s’il peut juridiquement être considéré comme une insulte, fait figure de taquinerie de cour d’école. C’est d’ailleurs l’avis de la concernée. « Pour moi, "Hou la menteuse", c’est avant tout une chanson de Dorothée. Je voulais faire de l’ironie », raconte-elle à Sud-Ouest. Aussi, quand elle a reçu l’appel de la police, Dominique Broueilh a d’abord pensé à une blague : « Au début je n’y ai pas cru (...). Je me suis dit que ce n’était pas possible. Je ne l’ai pas insultée ». Pour la mère de famille, cette procédure est de l’« abus de pouvoir » : « Si j’ai fait ce commentaire, c’est parce qu’on le voit bien qu’elle s’est cachée au meeting de Ségolène Royal : c’est criant de vérité. »

Selon le quotidien, une quinzaine d’internautes seraient visés par la même procédure. En attendant, depuis hier, les « Hou, la menteuse » pleuvent en commentaires de la dite vidéo. Auxquels s’ajoutent des : « Et susceptible en plus ! », « Voilà, j’attend que la PJ me convoque maintenant, c’est ça ? », « Comme on dit, il y a que la vérité qui blesse », etc.

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 14:36

Jimi Hendrix : l’hypothèse de l’assassinat ressuscitée

Rumeur. James Wright, un ancien «roadie» du guitariste, accuse, dans un livre, son manager de l’époque.

Par EDOUARD LAUNET





A 4-CD box set of Hendrix music titled

A 4-CD box set of Hendrix music titled "The Jimi Hendrix Experience" will be released September 12, six days before the 30th anniversary of the famed musicians death. This file photo shows Jimi Hendrix performing at the Gillmore East. REUTERS/COPYRIGHT AMALIE R.RCS/CM (REUTERS)

Jimi Hendrix était décidément un guitariste hors normes puisque, près de quarante ans après sa disparition, on en est toujours à discuter des circonstances de sa mort. C’était le 18 septembre 1970 à Londres, Hendrix avait 27 ans. Officiellement, le virtuose de la distorsion est mort accidentellement, noyé dans son vomi pendant son sommeil après avoir avalé pas mal de vin et de barbituriques. Or non, pas du tout, il a été assassiné par son manager, prétend aujourd’hui un ancien roadie, James Wright, qui détaillera ses accusations dans un bouquin à paraître fin juin (Rock Roadie, chez JR Books).

L’auteur tiendrait l’info du manager lui-même, Michael Jeffery. Ce dernier, en 1971, aurait confié à Wright s’être débarrassé du guitariste parce que celui-ci allait le lâcher et que, grâce à une assurance-vie que Jimi Hendrix avait contractée à son bénéfice, il avait pu toucher deux millions de dollars après son décès. Selon le manager, cité par le roadie, le crime se serait déroulé de la manière suivante : «On est entrés dans la chambre d’hôtel de Monika [Monika Dannemann, une petite amie de Hendrix avec laquelle celui-ci a passé sa dernière nuit, à l’hôtel Samarkand, ndlr], on a pris une poignée de pilules qu’on lui a fourrées dans la bouche, et puis on lui a versé plusieurs bouteilles de vin rouge dans la gorge.»

Trouble. Manque de chance, Jeffery n’est plus là pour commenter : il est mort en mars 1973 dans une collision aérienne au-dessus de Nantes. Il n’est pas improbable que cette «révélation» tardive soit une façon pour James Wright d’assurer le lancement de son livre. Cependant, la thèse d’un assassinat de Hendrix par Michael Jeffery n’est pas totalement aberrante non plus. Dans un livre paru en 2000, The Covert War Against Rock (Feral House), traitant des disparitions par mort violente de plusieurs musiciens de renoms, le journaliste Alex Constantine rapportait déjà que, deux jours après la mort de Hendrix, Jeffery avait confié au producteur Alan Douglas (qui lui succédera à partir de 1975), qu’il était «impliqué» dans la mort de son poulain.

Deux autres éléments ont également contribué à jeter un trouble dans l’affaire. D’une part, Monika Dannemann a fait des comptes-rendus très embrouillés des derniers instants de Hendrix. Etrangement, elle était absente au moment où l’ambulance est arrivée. Elle s’est suicidée en 1996. D’autre part, le médecin urgentiste qui a réceptionné Hendrix à l’hôpital, John Bannister, a affirmé dans plusieurs interviews que les voies aériennes du guitariste étaient remplies de vin, mais que l’intéressé avait peu d’alcool dans le sang.

Ajoutez à cela la personnalité très singulière de Michael Jeffery, que l’on disait proche du FBI, lié à la mafia, escroc à ses heures et frappadingue le reste du temps. Ses relations avec Hendrix étaient plus que houleuses. Leur contrat devait prendre fin en décembre 1970. Agitez tous ces ingrédients et vous obtiendrez une belle théorie du complot, assez charpentée pour résister à un simple revers de main.

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 14:23
 

Le divorce, c’est mathématique

Equation. Un professeur a testé 700 couples, ses prédictions se sont révélées exactes à 94 %.

Par EDOUARD LAUNET

En un petit quart d’heure, un mathématicien armé d’un bon modèle peut vous dire si votre couple va tenir, ou s’il va partir en quenouille au bout de quelques mois ou années. Et, dans presque 100 % des cas, il aura vu juste. C’est du moins ce qu’a retenu le public venu récemment à Londres écouter le professeur James Murray, spécialiste de la «biologie mathématique», qui donnait devant la Royal Society (équivalent de notre Académie des sciences) une conférence sur la puissance de la modélisation mathématique dans le domaine du vivant et des relations sociales.

Contentieux. Prédire les divorces en quinze minutes ? Oui, et avec un taux de «réussite» de 94 % s’il vous plaît, a affirmé Murray en s’appuyant sur une expérience menée avec 700 jeunes couples sur une durée de douze ans. La méthode est simple : on place face à face l’homme et la femme (l’étude était exclusivement hétérosexuelle), et on les fait discuter sur un sujet de contentieux éventuel : l’argent, le sexe ou, pourquoi pas, les beaux-parents. Chaque propos est noté sur une échelle allant de - 4 à + 4 en fonction des sentiments qu’il véhicule : angoisse, colère, humour, tristesse, etc. Le tout s’en va alimenter un modèle mathématique élaboré avec l’expérience, qui crache aussitôt son verdict. Dans l’étude du James Murray, professeur émérite de l’université d’Oxford, tous les couples dont le modèle avait prédit le divorce se sont effectivement séparés tôt ou tard. Soit 100 % de bonnes réponses ! (Cependant le taux global est tombé à 94 % en raison du divorce de couples que les mathématiciens voyaient durer). Commentaire du professeur Murray : «Je reste stupéfait de constater que les émotions humaines peuvent être modélisées de manière relativement simple et efficace.»

Il faut pourtant mettre quelques bémols à cette euphorie. D’abord, Murray n’est pas le premier à travailler sur le sujet : on trouve dans la littérature scientifique des dizaines d’études sur la prédiction des divorces. Toutes soulignent l’importance de prévenir les catastrophes conjugales : bien-être des enfants, santé des conjoints, et même incidence sur la productivité au travail ! Toutes affichent des taux étonnants de prédiction, entre 70 % et 100 %. Le pompon revient probablement à l’étude «Prédiction du divorce chez les jeunes mariés à partir des trois premières minutes d’un conflit conjugal», publiée en 1999 dans la revue Family Process par des psychologues de l’université de l’Etat de Washington. Pour autant, cette frénésie modélisatrice n’a guère d’effet dans la «vraie vie», et pour cause : imaginez que l’on conseille à un couple de se séparer alors que celui-ci allait durer. Car, si la marge d’erreur est faible, elle n’est pas nulle.

Epreuve. Ensuite, beaucoup de ces modèles ont été surtout testés sur les données mêmes qui ont servi à les construire. Mis à l’épreuve sur des cas entièrement nouveaux, ils perdent beaucoup de leur efficacité, comme l’ont montré en 2001 des chercheurs de l’université de l’Etat de New York à Stony Brook («Les dangers de la prédiction de divorce sans validation croisée», in Journal of Marriage and the Family).

Enfin, les maths ne peuvent pas tout, surtout dans un domaine qui relève de la foi : «Le mariage est une religion : il promet le salut, mais il faut la grâce», a écrit l’homme de lettres Jacques Chardonne.

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