Overblog Suivre ce blog
Editer la page Administration Créer mon blog
/ / /
Mercredi 27 février 2008
Mercredi 27 février 2008
 Le musée Unterlinden à Colmar présente une chronologie de la création du triptyque d’Issenheim. Une première exposition, en France, sur le maître allemand du XVIe siècle.
Vincent Noce © Libération  mercredi 27 février 2008

Grünewald et le retable d’Issenheim
 

Garance, vivianite, verdigris, vert de mer... le laboratoire de recherche des musées de France a fait une plongée dans la couleur de Matthias Grünewald pour essayer de comprendre la fascination qu’alimente, depuis près de cinq siècles, son triptyque réalisé pour l’église des Antonins d’Issenheim, en Alsace. Une exposition assez disparate autour de ce retable a l’avantage, dans sa dernière section, de présenter ces découvertes.

De cet artiste majeur, on ne sait pas grand-chose, sinon que le nom de Grünewald lui a été affublé par erreur au XVIIe. Il s’appelait en fait Mathis Gothardt Neithardt, né à Würzburg (Bavière, Allemagne), entre 1460 et 1475 et mort à Halle (Saxe, Allemagne) en 1528. Une douzaine de peintures tout au plus peuvent lui être attribuées (1). Malheureusement, exposition et catalogue alternent spéculations et erreurs difficilement pardonnables.

Hachures. Sont ainsi rapprochées trois études de drapés supposées étayer l’idée d’un «contraste immense entre les draperies policées des peintres flamands et les étoffes représentées par Grünewald». Et d’en tirer une influence qui «conduit sans équivoque vers l’Italie». Or, cette confrontation montre simplement l’opposition entre trois grands artistes : ayant recours aux hachures pour faire ressortir les volumes, Dürer a un dessin de graveur ; Léonard de Vinci un dessin de peintre ; et Grünewald un dessin de dessinateur, ce qu’il est avant tout…

Le vrai catalogue, c’est la publication du Centre de recherches des musées de France (2). Evidemment, elle n’a pu jouir d’une diffusion considérable dans la mesure où, en un joyeux désordre, elle brasse français, anglais et allemand. Les scientifiques y savourent cependant leur revanche sur l’histoire de l’art, en reprenant certains commentaires farfelus qui ont accablé Grünewald au fil des siècles. Alfred Michiels trouve ainsi «ridicules» des touches «de jaune», qui sont en fait des salissures. Hubert Janitschek ne voit «rien de graphique» dans son œuvre. Heinrich Schmid, qui assure que ses pigments sont liés à l’eau, rapproche l’artiste de Vélazquez et Manet. Il attribue les contrastes entre les différentes parties de ses tableaux à son caractère probablement dépressif. Cet historien fait figure de contre-exemple parfait, puisque, en 1903, il a cassé le panneau de Saint Antoine en le faisant tomber. Il ment d’ailleurs dans son texte pour dissimuler l’importance de la fracture.

Radiographie. Plus sérieusement, cela fait une trentaine d’années que le laboratoire conduit aujourd’hui par Michel Menu étudie ce chef-d’œuvre. Le synchrotron, l’accélérateur de particules de Grenoble, a été mis à contribution pour analyser la composition de vingt-deux échantillons, dont l’étude a été complétée par d’autres analyses, sans prélèvement, de cent cinquante-trois points du triptyque. La nuit, on mettait en route un appareil de radiographie, en arrêtant la circulation en bordure du musée pour protéger les passants des rayonnements. Neithardt s’affirme comme un dessinateur, qui construit énormément ses compositions. Il traçait d’abord sur son panneau des dessins élaborés au fusain, et sans doute à la sanguine. Son dessin est plus dépouillé que celui de Dürer ou Schongauer, ce qui n’implique pas de le rattacher aussi abruptement à l’influence italienne. L’exécution, suivant la tradition flamande, reste extrêmement soignée. Et Grünewald tire ses formes de la sculpture rhénane. Cette dramatisation par le trait se retrouve dans des dessins qu’il ajoute en surépaisseur à la couche picturale, retraçant de noir un bras ou les plis d’un vêtement.

Les études montrent aussi que le peintre commençait par planter son décor, en laissant vides les contours des figures. Paysages et grandes surfaces pouvaient être brossés par touches assez vigoureuses. Ensuite, il peignait chairs et drapés tout en finesse. L’exposition présente ainsi une copie de la Tentation de saint Antoine, qui laisse un grand espace vierge pour le manteau. Tout porte à croire que ce dessin aquarellé, qu’on avait longtemps cru plus tardif, serait en fait une copie exécutée en cours de réalisation de l’œuvre. L’artiste y ajoutait son génie de coloriste. Les graphiques montrent une extension de sa palette largement supérieure à celle de Cranach, Schongauer ou des peintres de l’école du Danube.

Surréalistes. Mais la distinction majeure est l’usage fréquent des glacis, qui confère à ses œuvres cette résonance particulière qui a fasciné jusqu’aux surréalistes. Développée un demi-siècle plus tôt par Van Eyck, cette technique consiste à superposer plusieurs couches d’une laque semi-transparente, obtenue par décoction. A force d’ajouts, le peintre atteint des saturations beaucoup plus poussées que celles auxquelles peut prétendre la peinture à l’huile. Après une dizaine de couches, les tons s’assombrissent. Ces effets de saturation et d’éclat sont éventuellement ajustés par des adjonctions de blanc de plomb. Pour Michel Menu, toute «l’invention de la couleur» si spécifique du peintre tient à cette «superposition savante». Il peut ainsi poser des premières couches de cendres bleues, une azurite artificielle, pour terminer, en surface, par une azurite bien plus chère. Comme cette dernière est composée de gros grains, la pâte est beaucoup plus longue à sécher, ce qui explique que le manteau de saint Antoine ait été gardé pour la fin.

Le peintre fait aussi vibrer ses étoffes de sous-couches de rouge, recouvertes de bleu ou de vert. Comme l’explique une restauratrice, Carole Juillet, pour le manteau de saint Antoine, sur un rouge soutenu, il superpose des couches d’azurite, mêlé à du blanc et des touches de laque rouge. Et il obtient cet «extraordinaire éclat» d’un bleu lavande jamais vu dans l’histoire de la peinture.

 

(1) Voir aussi «Grünewald und seine Zeit», exposition autour de ses crucifixions à la Kunsthalle de Karlsruhe, jusqu’au 2 mars.

(2) «La technique picturale de Grünewald et de ses contemporains», numéro spécial de la revue Technè du C2MRF.

par Fabienne Boisset publié dans : Peintures
ajouter un commentaire // recommander
Jeudi 21 février 2008

L’émission du mercredi 20 février Ce soir ou jamais

Débat : Les jeunes générations et leur vision du monde

Encore un tour chez Taddeî, décidemment j'ai rien à faire de mieux que de regarder la télé.

Résumé des jeun's : on veut des sous, on veut des droits, on veut que ça change. Tous d'accord sur la gérontocratie français.

Pour illustration de la  génération précédente, un film portrait sur un jeune homme de 1968.

Résumé: il s'emmerde, il a pas de travail, il a pas fait d'études.....

Et là, ça devient intéressant parce que personne n'a relevé sur le plateau cette monumentale, énorme différence.
maintenant le jeune qui a fait des études galère autant que ce pauvre mec qui n'en avait pas fait. Et c'est ça l'ENORME différence entre 1968 et 2008.
Aprés 5 ans d'études, tu te retrouves avec un boulot de prolo payé au smic.

En 1968, les jeunes des facs qui ont fait leur révolution, savaient qu'en sortant diplomés, ils auraient un job... Finalement 68 n'est qu'une révolution bourgeoise.

Le problème était donc ailleurs que dans ce débat. le vrai débat se pose sur la structure de l'enseignement français et l'ENORME MENSONGE, que  l'on peut qualifier de culturel, qui est entretenu dans tous les milieux sociaux.

En 2008 Bac +5 = PROLO

C'est ce que j'appelerais le lumpen dilplome. Une main d'oeuvre intellectuelle payée en emploi non qualifié.

Les jeunes ont bien raison d'avoir les boules. La société française leur ment.

Un joli mot de la belle Safia Azzedine on devrait valoriser les métiers manuels.

Et pour se consoler, parce qu'ils en rêvent tous de faire un carton sur les ondes:

  Pop Music    Live : Ben’s Brother      L'excellent  "Let me in, Let me out"



Mercredi 20 février 2008
La peinture est un royaume silencieux

In  Walter Sickert
Mardi 19 février 2008
Le contexte : Dans le cadre des célébrations du 400ème anniversaire de la fondation Québec, les associations Pollen et Zébra3, acteurs de la vie artistique en Aquitaine, souhaitent inviter en résidence un artiste québécois et diffuser ses travaux sur le territoire régional.

Ce projet est rendu possible grâce au soutien du Conseil Régional d’Aquitaine, de la Drac Aquitaine et grâce au concours d’institutions partenaires en France et à Québec.



En France, quand les artistes sont fauchés parce qu'ils n'ont pas d'acheteurs privés ou institutionnels pour acheter leurs oeuvres. Que font-ils? Ils s'organisent pour racler l'argent des institutions. Et en avant toute !
Mardi 19 février 2008

L'érotisme fait image
 Cliquez sur les images
Mardi 19 février 2008
Lundi 18 Février 2008 sur ARTE TV à 1h du matin passe un curieux reportage:

Allemagne 45 : suicides collectifs
. Retour sur un chapitre méconnu de l'histoire allemande.


Un petit village de l'Allemagne bien tranquille dans sa campagne voit arriver les troupes russes. La propagande massive du nazisme contre les russes bolchéviques créa une véritable terreur dans ce milieu paysan, protégé de la seconde guerre mondiale. Les femmes se pendirent en groupe avant l'arrivée des troupes russes. Abandonnées par le gouvernement qui se servit des populations environnantes pour se protéger de l'arrivée du front des troupes, elles furent seules face à leurs peurs et décidèrent d'en finir, sans fuir ou lutter, bien persuadées d'être violées et tuées par les soldats bolchéviques considérérés par les nazis comme des sous-hommes c'est à dire des bêtes féroces.


Cette émission pose la question, aujourd'hui encore, de la conduite de l'information par les médias gouvernementaux. En effet, nous pouvons considérer  que les informations radiophoniques et télévisuelles actuelles ne peuvent que renforcer un sentiment de peur chez les populations informées continuellement par les drames, catastrophes et autres états de guerre, journalièrement diffusés sur les ondes, provenant d'une sélection répétée de crimes perpétrés dans des pays, bien loin de la vie journalière que nous vivons. 

Cette actualité factuelle, non commentée, ne peut produire, chez la personne qui l'écoute, qu'un sentiment de peur et d'impuissance face à des événements qu'il ne voit pas, qu'il ne comprend pas et sur lesquels il ne peut pas agir.

Je ne peux que m'interroger sur la volonté médiatique de soumission passive qui se transmet par les actualités.
Dimanche 17 février 2008
Si vous ne pouvez pas vous payer la dame et sa licorne cise au musée de cluny, un joyau mystique de l'art médiéval français. Vous pouvez opter pour plusieurs solutions

Le calendrier 2008 pour 6€, la trouuse pour 10€, les sets de table pour 14€ , la bourse pour 25€, le sac pour 29€, l'echarpe pour 50€. Ainsi vous rejoindre le monde magique de la dame à la licorne.....
221_m.jpg222_m.jpg220_m.jpg



ou encore le lapin pour 12,50€, le singe ou le renard peluche pour 15€



 



  Le Jeu des 7 erreurs
cliquez sur l'image

undefined

  
Samedi 16 février 2008

Ou comment Cranach s'est démerdé pour pas faire de pub.

undefined

Les responsables des transports londoniens se sont retrouvés jeudi sous le feu des critiques après avoir interdit d'afficher dans le métro une publicité pour une exposition montrant une Vénus nue peinte au XVIe siècle. L'affiche était destinée à promouvoir une exposition de la Royal Academy of Arts consacrée au peintre et graveur allemand Lucas Cranach l'Ancien (1472-1553), qui s'ouvre en mars.

L'œuvre, conservée au Musée de Francfort, n'a pas été du goût de la London Underground, jugeant qu'elle était une offense à la pudeur. Pour justifier sa décision, elle a cité son règlement en matière d'affichage, qui bannit toute publicité «montrant des hommes, des femmes ou des enfants d'une façon sexualisée, ou montrant des corps à moitié ou totalement dénudés dans un contexte ouvertement sexuel». «Des millions de personnes empruntent le métro chaque jour et ils n'ont pas d'autre choix que de voir les publicités affichées», a expliqué un porte-parole de Transport for London, l'organisme gérant les transports en commun de la capitale britannique. «Nous devons tenir compte de toutes les catégories de voyageurs et essayer de ne pas les choquer avec les publicités affichées.»

La contre-attaque ne s'est pas fait attendre. «Cette décision est parfaitement débile», s'est insurgé le président de la commission de la culture et des médias à la chambre des Communes, John Whittingdale. Le tableau «a été peint il y a environ 500 ans, a-t-il poursuivi. Il est impensable que ce tableau classique puisse choquer. J'appelle London Underground à y réfléchir à deux fois, la Royal Academy ne devrait pas être contrainte de trouver une autre solution.»

Jeudi 14 février 2008
Ou comment certaines têtes trop pleines font mal à la tête.


Ce soir ou jamais
france 3


Frederic Tadei invite Daniel Bensaid, Jean Didier Vincent, Dominique Jamet, Sophie Bessis, Michel Wieviorka, Antoine Vitkine et Saida Churchill

En autre sujet la vie du foetus et l'avortement sont un des sujets discutés.

La vie du foetus
Peut-on déclarer un foetus mort né ? Il peut désormais être declaré à l'état civil avant 22 semaines de gestation.

Les commentaires suivent.

Selon Daniel Bensaid:

  • Le foetus n'est pas viable avant 22 semaines et 500 grammes .....
  • l'être - peut-être humain - n'est  pas une personne.
  • un embryon (cellule) est différent  d'un foetus qui a des organes et qui bouge.
  • une mère n'avorte  vraiment que si le foetus bouge.

Sophie Bessis est de cet avis: le foetus n'est pas une personne humaine.


L'être -  L'humain - La personne 

Sophie Bessis nous pose donc la question:  l'être humain  est-il une personne ?

La limite  de l' ivg est fixé par la loi française à 14 semaines car avant il n'y a pas une personne, aprés il y a une future personne  !!!!

Qu'on l'enterre !  dit Daniel Bensaid, on enterre bien les animaux !!!!

Hystérie inconséquente du jugement disent-ils !

L'émotion n'est jamais bonne conseillère dit Antoine Vitkine, quand on est victime, on ne sert pas l'intérêt publique.


 
 

Partager cette page

Repost 0
Published by