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Lundi 31 mars 2008

MCの津田さんとリプリーを囲んで記念撮影


De toute façon je prends le vert 
par Faboisset publié dans : Observatoire
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Lundi 31 mars 2008
Le robot ASIMO de Honda, le 5 mai 2007.
AFP/ALEX MITA Le robot ASIMO de Honda, le 5 mai 2007.


Le problème avec les robots c'est qu'on ne va pas leur ressembler !! On n'est pas des robots !



Le laboratoire du papa des robots  Hiroshi Ishiguro
par Faboisset publié dans : Observatoire
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Lundi 31 mars 2008
Faire l'amour en 2050
LE MONDE | 22.03.08 | 14h44  •  Mis à jour le 22.03.08 | 14h44

aire l'amour sans complexe à 80 ans. Acquérir des objets sexuels d'une technicité inimaginable aujourd'hui. Réaliser virtuellement les fantasmes les plus osés sur le Web... Tout cela, dans vingt ans, fera peut-être partie de notre paysage familier.

Mais cela n'est rien au regard de ce que prédit David Levy, chercheur britannique en intelligence artificielle. Le titre de la thèse qu'il a soutenue, en octobre 2007, à l'université de Maastricht (Pays-Bas), "Relation intime avec un partenaire artificiel", parle de lui-même. Et plus encore celui du livre que l'éditeur HarperCollins en a tiré, Love and Sex with Robots. En clair : David Levy affirme qu'en 2050, les robots nous ressembleront tant, sur le plan physique et comportemental, que certains en tomberont amoureux et auront avec eux des relations sexuelles.

Et si c'était vrai ? S'il ne leur manquait plus que l'apparence humaine pour nous séduire ? Côté coeur, le succès des    Tamagotchi ou d'Aibo, le chien robot de Sony, montre que notre besoin d'attachement peut fort bien se fixer sur des      êtres virtuels, parfois jusqu'à la déraison.

Côté sexe, la route semble plus tracée encore : à l'heure où les sex-toys s'achètent dans le catalogue de La Redoute et où le droit au plaisir s'affiche à tous les coins de rue, l'obstacle ne semble pas tant d'ordre moral que technique. Et les fabricants de love dolls rivalisent déjà d'ingéniosité pour donner à ces poupées de silicone grandeur nature, qui n'ont plus rien de "gonflables", l'apparence la plus réaliste. La preuve par le Net.

En quelques clics, vous y ferez connaissance avec Brigitte, squelette en aluminium articulé, poitrine 90 C, taille 1 m 67, "trois orifices fonctionnels" (Mechadoll, France, 6 990 euros). Avec Andy, qui "gémit lorsque vous la caressez", et Loly (tête interchangeable), dont les yeux "voient" grâce à son logiciel de reconnaissance de formes (First Androids, Allemagne). Avec une cohorte de Candy Girls asiatiques - de loin les plus douces et les plus réalistes (Orient Industry, Japon). En cherchant bien, on peut même y rencontrer Charlie, rouleur de mécanique à la peau mate, yeux bruns et taille du pénis "moyenne" (RealDoll, Etats-Unis).

Pour le moment, c'est vrai, ces poupées d'amour ne passionnent que quelques milliers d'amateurs dans le monde. Des hommes pour l'essentiel, célibataires, au compte en banque confortable mais au coeur en peine. Mais qu'en serait-il si ces champions du safe sex à la peau satinée devenaient capables de se mouvoir "naturellement" ? S'ils faisaient preuve d'initiative, et, surtout, de ce "supplément d'âme" qui nous importe tant ?

C'est précisément cette évolution que prévoit David Levy, pour qui la question n'est pas de savoir si nous ferons un jour l'amour avec des robots, mais quand. A l'appui de sa thèse : les progrès rapides des recherches visant à doter ces machines de sentiments tels que l'empathie. L'expert en intelligence artificielle en est convaincu, la prochaine étape de leur développement sera de "répondre aux émotions d'une personne en émettant d'autres émotions, pour mieux interagir avec les humains". Pour le moment, on en est loin : les humanoïdes les plus performants sont à peine capables de distinguer deux individus l'un de l'autre.

Mais les Japonais, très concernés par le vieillissement de leur population et l'aide croissante qu'il faudra leur apporter, investissent énormément dans ce domaine. Quant à l'Union européenne, elle finance, à hauteur de 2,5 millions d'euros sur la période 2007-2010, le projet Feelix Growing, qui vise à élaborer des robots capables d'interagir avec les êtres humains et de ressentir des émotions. Pour mieux appréhender le comportement des malades ou des personnes âgées dont ils auront la charge, ces auxiliaires de vie truffés de caméras et de capteurs sauront un jour analyser la façon dont marche une personne, le ton de sa voix, les expressions de son visage. Et ils pourront lui répondre de manière appropriée pour la calmer, la guider... ou la morigéner.

Pourquoi, dès lors, ne pas imaginer mettre dans son lit, en 2050, un androïde plus vrai que nature ? L'idée en fera frémir plus d'un, pour qui le robot le plus réaliste, même doté d'une voix de rêve susurrant "je t'aime" au creux de notre oreille, ne remplacera jamais un partenaire humain. Il y aurait pourtant beaucoup à gagner à ce compagnonnage, rétorque David Levy. Fidélité absolue, humeur constante, jeunesse éternelle... Sans compter des performances sexuelles à toute épreuve. Programmable à volonté, ce partenaire de choc pourrait tout aussi bien être mis "en mode apprentissage" que partager "les positions et techniques érotiques du monde entier". Le tout sans panne ni migraine.

Que deviendront le couple, la famille, si ces compagnons artificiels envahissent le champ de l'intime ? Tromper son conjoint avec le robot sera-t-il assimilé à l'adultère ? L'amour romantique pourra-t-il y survivre ? A ceux qui s'inquiètent de telles perspectives, d'autres évoquent un tout autre scénario. En 2050, affirment-ils, les enfants pourront aisément être conçus en dehors de toute sexualité, et l'amour physique tel qu'on le conçoit depuis la nuit des temps aura perdu une bonne partie de son charme comparé à la réalité virtuelle. On ne fera donc plus l'amour IRL (in real life), mais seulement par ordinateur interposé. Ou ce qui en tiendra lieu.

A la base de cette hypothèse : les technologies "haptiques", qui simulent la sensation du toucher. Une facette de la réalité virtuelle qui n'en est qu'à ses balbutiements, mais dont les applications, dans le domaine du jeu comme dans celui de l'industrie, sont considérables. Demain, la mère d'un enfant qui pleure pourra peut-être le consoler, depuis son bureau, d'une caresse sur la joue. Et l'amoureux en voyage déposer un baiser sur les lèvres de sa belle.

Et après-demain ? Supposons une combinaison ultramoulante, recouverte sur sa face interne de microscopiques capteurs-stimulateurs. Un réseau à très haut débit acheminant les volumineuses données inhérentes à la téléprésence tactile. Des systèmes informatiques d'une puissance de calcul suffisante pour traiter, en vitesse quasi instantanée, ces millions d'informations...

Il suffira alors d'enfiler cette peau "intelligente" et de se connecter au cyberespace pour émettre et recevoir les sensations tactiles de notre choix. De quoi goûter, d'ici à la fin du siècle, les plaisirs d'une relation sexuelle électronique "aussi satisfaisante que si elle était charnelle", affirme l'Américain James Hugues, sociologue au Trinity College de Hartford (Connecticut).

Assurément porteur, ce marché pourrait toutefois être contrarié par un autre : celui des phéromones, ces substances inodores émises par de nombreuses espèces animales et que le cerveau détecte comme autant de filtres d'amour. Si l'efficacité des phéromones humaines est prouvée - ce n'est pas encore le cas -, si l'on parvient à les synthétiser à volonté pour les incorporer à des parfums, ces aphrodisiaques risquent de faire fureur. Et ce ne sont cette fois ni les robots ni les ordinateurs qui les apprécieront...


Catherine Vincent

Technologies Haptiques

Dans le laboratoire de recherche en communication multimédia (MCRLab) de l'université d'Ottawa (Canada), les chercheurs s'efforcent de transmettre, par Internet, des sensations tactiles synchronisées avec les données audiovisuelles. "Grâce à une interface tactile - des gants ou un costume -, le toucher permettrait par exemple à deux internautes de se serrer la main", explique Abdulmotaleb El Saddik, directeur du MCRLab. Pour le moment, de tels outils n'existent pas encore. Pas plus que le langage de modélisation capable de traiter ces données.

À LIRE Love and Sex with Robots : the Evolution of Human-Robot Relationships, de David Levy. Ed. HarperCollins (en anglais, disponible sur Amazon.com).



Article paru dans l'édition du 23.03.08
par Faboisset publié dans : Observatoire
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Jeudi 27 mars 2008

Patti Smith : dream of life

Le Site de Patti

Patti à Libération

Patti sur myspace

Etats-Unis, 2007, 108mn) ARTE F Réalisateur: Steven Sebring

mardi, 25 mars 2008 à 23:00  voir l'extrait
 
De voyages en concerts, en coulisses ou chez elle, Steven Sebring a suivi Patti Smith dans son intimité pendant onze ans. Plus qu'un portrait, son documentaire ouvre une large fenêtre sur l'univers familier et artistique d'une des plus grandes figures du rock.


ARTE F © Steven Sebring

Amorcé en 1996, date de l'album Gone again et du retour sur le devant de la scène de l'égérie du rock punk, le tournage de Patti Smith : dream of life accompagne onze années de la vie d'une femme qui est à la fois poétesse et dessinatrice, écrivain et musicienne, peintre et photographe, mère attentive et militante engagée. L'un des grands mérites de Steven Sebring, photographe venu de la mode et de la publicité, est d'ailleurs d'avoir obtenu la confiance de l'artiste qui s'est impliquée dans ce projet jusqu'à en improviser le commentaire en voix off. Construit à la manière d'un collage, le film fouille dans la malle aux trésors de Patti Smith - en l'occurrence, un coin de sa chambre où s'amoncellent les souvenirs - dont elle extrait photographies, livres ou objets fétiches, fils conducteurs d'un retour sur les grandes étapes de son parcours. Un tambourin confectionné par son premier compagnon, le photographe Robert Mapplethorpe, y voisine avec sa robe préférée de petite fille ou un vieil appareil photo Polaroid qu'elle trimballe en permanence...

De Rimbaud à Dylan

Partie prenante du bouillonnement de l'avant-garde de la scène artistique new-yorkaise du début des années 70, Patti Smith est peu à peu passée de la poésie déclamée de ses débuts à l'incandescence d'un rock annonciateur du punk, dopé par la violence teintée de littérature de ses textes, sous l'influence de ses proches. Parmi eux, Robert Mapplethorpe mais aussi Sam Shepard, Tom Verlaine, Allen Ginsberg ou Lenny Kaye : certains ont disparu, d'autres restent fidèles au poste. Si le regard porté sur ce passé fabuleux est parfois empreint de mélancolie, au gré des images et des chansons choisies pour les accompagner, Patti Smith exprime avant tout son admiration et sa tendresse pour tous ceux qui ont compté pour elle, de Bob Dylan à Todd, son frère bien-aimé, en passant par l'homme de sa vie, son mari Fred Sonic Smith, ex-guitariste du MC5, décédé brutalement, ainsi que Todd, fin 1994. Avec lui et leurs deux enfants, Jackson et Jesse, que l'on voit grandir au fil des séquences, la rockeuse a mené pendant une quinzaine d'années une vie de famille tranquille près de Detroit. Patti Smith : dream of life (du nom de l'album éponyme paru en 1988, le dernier composé avec Fred) débute par des images de ce bonheur familial entaché par le deuil, ballade nostalgique placée sous le signe de la mémoire. Les défunts occupent une large place dans l'existence de cette inaltérable romantique qui aime à se rendre sur la tombe de ses poètes favoris (Walt Whitman, William Blake, Percy Shelley ou celui qu'elle adule depuis l'adolescence, Arthur Rimbaud) avant de les photographier.
"La vie ne se résume pas à une ligne verticale ou horizontale", dit l'auteur de Horses. L'image en 16mm, qui privilégie un noir et blanc granuleux entrecoupé de séquences en couleurs plus rares, cherche à traduire cette vision des choses. La caméra de Steven Sebring glisse ainsi d'une visite aux parents de Patti Smith, vieux couple charmant vu dans l'intimité de leur maison du New Jersey, à une séance de peinture émaillée de ses réflexions sur Picasso et Jackson Pollock, avant de tenter de maîtriser la déflagration que constituent les prestations scéniques enragées de la chanteuse. Avec ce style de rock poétique et militant qui lui est propre, entre chant et incantation, Patti Smith exprime sa fureur contre George W. Bush et la guerre en Irak, thème de sa chanson "Radio Baghdad" (2004). Mais elle est aussi cette mère qui ironise avant un concert au Japon sur les tâches ménagères qui lui incombent dans son "boulot à plein temps". Douce puis déchaînée, candide ou mystique, pythie ou feu follet, Patti Smith dévoile ainsi ses multiples visages, où dominent une authenticité rugueuse et un enthousiasme que les épreuves de la vie ne sont pas parvenues à entamer.
  • BABEL (1997, CHRISTIAN BOURGOIS) Nouvelles et poèmes rédigés en 1977 par la chanteuse en convalescence d'une vertèbre brisée lors d'un concert.
  • CORPS DE PLANE (1998, TRISTRAM) Des textes sur quelques-uns de ses maîtres à penser (Artaud, Dylan, Rimbaud). Indispensable pour comprendre son œuvre.
  • PRESAGES D'INNOCENCE (2007, CHRISTIAN BOURGOIS) Un recueil de poèmes. 



dreamoflifethemovie

par Faboisset publié dans : Littérature
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Jeudi 20 mars 2008
h_9_ill_1025380_une.jpgPhoto non datée de Chantal Sébire avant sa maladie.
 











Chantal Sébire AFP/JEFF PACHOUD






La mort de Chantal Sébire laisse ouvert le débat sur la fin de vie et l'euthanasie © LE MONDE | 19.03.08

Une enquête judiciaire pour "recherche des causes de la mort" a été ouverte, mercredi 19 mars, par le parquet de Dijon, après la découverte du corps sans vie de Chantal Sébire, à son domicile, dans la soirée. Cette femme de 52 ans, atteinte d'une tumeur rare, avait réclamé une aide active à mourir, en pleine conscience, pour abréger ses souffrances.
"Je me pose la question de savoir si l'on va faire ou non une autopsie", a temporisé le procureur de Dijon, Jean-Pierre Alacchi, après plusieurs jours d'intenses débats provoqués par la requête de Mme Sébire. Selon le procureur, "Mme Sébire était très entourée" par sa famille. C'est sa fille aînée "qui a découvert le corps", a précisé M. Alacchi. Mme Sébire s'est vu refuser, lundi 17 mars, par la justice, le droit de se faire prescrire un produit létal. Elle avait indiqué, il y a quelques jours : "Je sais maintenant me procurer ce dont j'ai besoin, et si je ne me le procure pas en France, je me le procurerai ailleurs." Quelques heures avant sa mort, son médecin traitant, le docteur Emmanuel Debost, a été reçu par Nicolas Sarkozy en présence du conseiller scientifique du président de la République, le professeur Arnold Munnich, et du professeur Daniel Brasnu, chef du service d'oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale de l'hôpital Georges-Pompidou, à Paris. L'Elysée avait proposé qu'un nouvel avis soit donné sur le dossier de Mme Sébire "par un collège de professionnels de la santé du plus haut niveau". Ces spécialistes ne cachent pas leur très vif étonnement au vu de l'absence, durant six ans, de prise en charge médicale adaptée de la malade. Ils indiquent que la maladie dont souffrait Mme Sébire (un esthesioneuroblastome ou neuroblastome olfactif) ne peut être qualifiée d'incurable, notamment si elle est traitée de façon précoce. Les taux de survie sont de l'ordre de 70 % cinq ans après une intervention, quand les troubles sont pris en charge assez tôt, affirment ces experts. Lors de l'entretien qu'elle avait accordé au Monde, le 6 mars, Mme Sébire avait indiqué que le diagnostic de sa maladie avait été posé en 2002 par un chirurgien ORL de Lyon. "Il m'a expliqué l'intervention prévue, mais n'a pas réuni l'équipe adéquate, étant donné la complexité de ma maladie", a t-elle affirmé. Mme Sébire a ensuite consulté plusieurs spécialistes, à Paris dans trois hôpitaux, à Grenoble, Besançon puis Dijon. "Je n'ai pas accepté les interventions qu'on me proposait car le risque vital était engagé", a t-elle poursuivi. Le cas de Chantal Sébire, soutenu par l'Association pour le droit à mourir dans la dignité, a relancé le débat sur l'euthanasie en illustrant les limites de la loi Leonetti de 2005 sur la fin de vie. Celle-ci ne permet pas de répondre aux personnes en situation d'incurabilité qui réclament le droit de mourir en toute conscience. Jean Leonetti, député UMP, a été chargé par le premier ministre, François Fillon, d'une mission d'évaluation de "la mise en œuvre concrète de la loi". Le député devra "faire des propositions, pour remédier à la méconnaissance ou la mauvaise application des textes et éventuellement à l'insuffisance de la législation", en vue d'un débat lors des révisions des lois de bioéthique prévues en 2009. De son côté, le groupe PS à l'Assemblée nationale a annoncé mercredi la constitution d'un groupe de travail, autour du député de l'Essonne Manuel Valls, pour déposer "dans les mois à venir", une proposition de réforme législative. "Le drame vécu par Chantal Sébire rappelle combien notre législation est impuissante à répondre à ces demandes poignantes de malades incurables de terminer leur vie dans la dignité", souligne le groupe PS, pour qui le législateur doit "réfléchir sans tabou au droit pour un malade incurable de choisir sa mort". Deux membres du gouvernement se sont déclarés favorables, mercredi, à la création d'une forme "d'exception d'euthanasie". Le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a ainsi plaidé pour qu'"une exception à la loi" soit créée. "Ce serait humain, nécessaire", a-t-il affirmé. De son côté, la nouvelle secrétaire d'Etat chargée de la famille, Nadine Morano, qui appartenait à la mission Leonetti, a rappelé qu'elle était favorable à l'euthanasie. "Nous savions, dans la mission, qu'il y aurait des cas pathologiques qui ne pouvaient pas entrer dans le cadre de la loi, a t-elle affirmé. Nous avions proposé la création d'une commission nationale d'exception d'euthanasie." Jean-Yves Nau et Cécile Prieur
par Faboisset publié dans : Observatoire
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