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26 janvier 2010 2 26 /01 /janvier /2010 15:59
ou l'on apprend que le riz a plus de gènes que l'humain! gnark gnark gnark !
 
 Aperçu  sur l'intelligence végétale.

 

L'esprit des plantes

27/01/2010 à 05:00

Réalisé par Jacques Mitsch

Durée: 52min

 

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4 décembre 2009 5 04 /12 /décembre /2009 17:53
Dupontel est-il l'enfant terrible du cinéma français. En tout cas son humour noir et cinglant ne laisse pas insensible dans Enfermé dehors.
Un mix punk d'une nouvelle vague rohmer-mockyenne au pays d'affreux-sales et méchants. Enfermé dehors est une sorte de satire corrosive de notre pays à hurler d'un rire grinçant.
Trop grave, le mec !


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26 juillet 2009 7 26 /07 /juillet /2009 16:04
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13 juin 2009 6 13 /06 /juin /2009 16:22


Daniel TAMMET

"Embrasse le ciel immense"
(Arènes)

FRANCE 2 CAFÉ LITTÉRAIRE

une très belle théorie sur l'instinct de la langue



Daniel TAMMET WEBSITE
















 
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8 juin 2009 1 08 /06 /juin /2009 14:58


Acteur américain
David Carradine a été retrouvé mort
LE MONDE | 06.06.09 | 15h10  •  Mis à jour le 06.06.09 | 15h10

evenu planétairement célèbre en 1972 grâce à la série télévisée "Kung Fu", tiré, trente ans plus tard, de l'obscurité par Quentin Tarantino, l'acteur américain David Carradine est mort le 3 juin à Bangkok. Son corps nu a été retrouvé dans le placard de sa chambre d'hôtel. Il avait 72 ans. La police thaïlandaise, citée par l'AFP, a expliqué qu'"une corde était attachée autour de son cou et une autre à son organe sexuel", et privilégie la thèse de l'accident plutôt que celle du suicide.

L'acteur était depuis trois semaines à Bangkok, où il interprétait un rôle important dans le long métrage français Stretch, réalisé par Charles de Meaux et produit par MK2, un film noir situé dans le milieu des courses hippiques à Macao. Il restait trois jours de tournage à David Carradine.

En 2003, l'acteur s'était enfin débarrassé du sobriquet de "Petit Scarabée" qui le suivait depuis "Kung Fu" pour devenir Bill, le tueur au coeur froid que pourchasse Uma Thurman dans le diptyque de Quentin Tarantino, Kill Bill. Entre ces deux sommets, David Carradine avait tourné dans des dizaines de films, dont seuls deux ou trois sont restés dans les mémoires.

John Arthur Carradine est né le 8 décembre 1936 à Hollywood, où son père, John, exerçait la profession d'acteur, entre autres sous la direction de John Ford. Pour éviter une homonymie complète, le jeune homme adopte le prénom de David lorsqu'il choisit de suivre les traces de son père, après des études de musique.

David Carradine débute sur le petit écran au début des années 1960, dans la série "Shane", tirée du roman qui avait déjà inspiré le film de George Stevens. C'est un jeune Californien de son temps et il acquiert vite une réputation d'indocilité qui ne facilite pas l'avancement de sa carrière. En 1972, il décroche son premier grand rôle au cinéma. Martin Scorsese en fait le héros christique de Boxcar Bertha, Big Bill Shelly, un dirigeant anarchiste qui finit en martyr. David Carradine a pour partenaire à l'écran et dans la vie Barbara Hershey, dont il a un fils, baptisé Free. Il retrouvera Scorsese l'année suivante pour une apparition - brève mais marquante - dans Mean Streets.

Au même moment, il accepte le rôle de Kwai Chang Caine dans la série "Kung Fu". Le feuilleton surfe sur la vogue naissante des films d'arts martiaux et contribue à l'amplifier. David Carradine interprète un métis américano-chinois, formé au kung-fu dans un monastère bouddhiste de Shaolin où son maître Po le surnomme "Petit Scarabée" (Grasshopper, "sauterelle", en version originale). Fuyant la Chine, Kwai Chang Caine se réfugie dans l'Ouest américain de la ruée vers l'or. Crâne rasé, respectueux de toute forme de vie, enclin à proférer des maximes mystiques, il est un héros idéal pour l'Amérique de l'après-Woodstock, et le succès de "Kung Fu" est immédiat.

Dans les années 1990, la série avait été ressuscitée dans un environnement contemporain, et David Carradine qui, de son propre aveu, ne connaissait rien à la philosophie orientale lorsqu'il avait accepté le rôle a réalisé plusieurs vidéos pédagogiques à ce sujet.

PHYSIQUE IMPASSIBLE

La célébrité que lui a conférée la série permet à l'acteur d'obtenir ses deux plus grands rôles. Il incarne le chanteur Woody Guthrie, le père spirituel de Bob Dylan, dans En route pour la gloire, de Hal Ashby, en 1976. L'année suivante, il joue sous la direction d'Ingmar Bergman et aux côtés de Liv Ullman dans L'Œuf du serpent. Le film, situé à Berlin pendant la montée du nazisme, est l'un des plus controversés de son réalisateur.

Il joue également dans Le Gang des frères James, de Walter Hill, qui réunit trois fratries de cinéma, les Keach, Stacy et James, qui jouent les frères James, les Quaid, Randy et Dennis (les frères Miller) et les Carradine, Keith, Robert et David, qui incarnent les Younger. Il réalise également quelques films, dont Americana (1983), l'histoire d'un ancien combattant du Vietnam, qui attire l'attention des critiques, mais pas du public.

Ensuite, David Carradine disparaît du haut des affiches et aligne des dizaines de rôles dans des séries B ou des séries télévisées. En 2002, un cinéaste pour qui les feuilletons ont autant compté que les longs métrages lui confie le rôle-titre de son nouveau film, Kill Bill. Quentin Tarantino a expliqué que Kwai Caine était pour lui la définition même du "cool". Bill "le charmeur de serpent" est l'antithèse du moinillon de Shaolin. Un individu sans scrupules auquel Carradine prête son physique impassible.

Après Kill Bill, Carradine a repris le rythme frénétique des tournages (une cinquantaine depuis 2003, selon le site Imdb.com). Au moment de la sortie de Kill Bill 2, il déclarait au Baltimore Sun, "je n'ai jamais été satisfait de quoi que ce soit de toute ma vie. Je suis retraité et le fait est que j'essaie de me faire un nom".

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 14:36

Jimi Hendrix : l’hypothèse de l’assassinat ressuscitée

Rumeur. James Wright, un ancien «roadie» du guitariste, accuse, dans un livre, son manager de l’époque.

Par EDOUARD LAUNET





A 4-CD box set of Hendrix music titled

A 4-CD box set of Hendrix music titled "The Jimi Hendrix Experience" will be released September 12, six days before the 30th anniversary of the famed musicians death. This file photo shows Jimi Hendrix performing at the Gillmore East. REUTERS/COPYRIGHT AMALIE R.RCS/CM (REUTERS)

Jimi Hendrix était décidément un guitariste hors normes puisque, près de quarante ans après sa disparition, on en est toujours à discuter des circonstances de sa mort. C’était le 18 septembre 1970 à Londres, Hendrix avait 27 ans. Officiellement, le virtuose de la distorsion est mort accidentellement, noyé dans son vomi pendant son sommeil après avoir avalé pas mal de vin et de barbituriques. Or non, pas du tout, il a été assassiné par son manager, prétend aujourd’hui un ancien roadie, James Wright, qui détaillera ses accusations dans un bouquin à paraître fin juin (Rock Roadie, chez JR Books).

L’auteur tiendrait l’info du manager lui-même, Michael Jeffery. Ce dernier, en 1971, aurait confié à Wright s’être débarrassé du guitariste parce que celui-ci allait le lâcher et que, grâce à une assurance-vie que Jimi Hendrix avait contractée à son bénéfice, il avait pu toucher deux millions de dollars après son décès. Selon le manager, cité par le roadie, le crime se serait déroulé de la manière suivante : «On est entrés dans la chambre d’hôtel de Monika [Monika Dannemann, une petite amie de Hendrix avec laquelle celui-ci a passé sa dernière nuit, à l’hôtel Samarkand, ndlr], on a pris une poignée de pilules qu’on lui a fourrées dans la bouche, et puis on lui a versé plusieurs bouteilles de vin rouge dans la gorge.»

Trouble. Manque de chance, Jeffery n’est plus là pour commenter : il est mort en mars 1973 dans une collision aérienne au-dessus de Nantes. Il n’est pas improbable que cette «révélation» tardive soit une façon pour James Wright d’assurer le lancement de son livre. Cependant, la thèse d’un assassinat de Hendrix par Michael Jeffery n’est pas totalement aberrante non plus. Dans un livre paru en 2000, The Covert War Against Rock (Feral House), traitant des disparitions par mort violente de plusieurs musiciens de renoms, le journaliste Alex Constantine rapportait déjà que, deux jours après la mort de Hendrix, Jeffery avait confié au producteur Alan Douglas (qui lui succédera à partir de 1975), qu’il était «impliqué» dans la mort de son poulain.

Deux autres éléments ont également contribué à jeter un trouble dans l’affaire. D’une part, Monika Dannemann a fait des comptes-rendus très embrouillés des derniers instants de Hendrix. Etrangement, elle était absente au moment où l’ambulance est arrivée. Elle s’est suicidée en 1996. D’autre part, le médecin urgentiste qui a réceptionné Hendrix à l’hôpital, John Bannister, a affirmé dans plusieurs interviews que les voies aériennes du guitariste étaient remplies de vin, mais que l’intéressé avait peu d’alcool dans le sang.

Ajoutez à cela la personnalité très singulière de Michael Jeffery, que l’on disait proche du FBI, lié à la mafia, escroc à ses heures et frappadingue le reste du temps. Ses relations avec Hendrix étaient plus que houleuses. Leur contrat devait prendre fin en décembre 1970. Agitez tous ces ingrédients et vous obtiendrez une belle théorie du complot, assez charpentée pour résister à un simple revers de main.

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19 mai 2009 2 19 /05 /mai /2009 14:34
Disons que le monstrueux se situe dans le dépeçage du corps qui n'est pas vraiment naturel...
A quoi ressemblerions-nous sans notre peau pour nous promener !
Là semble-t-il se situe le scandale des expositions de Hagens, dans cette "anormalité" visuelle

Le dépeçage renvoie à notre rapport à l'animal et à la nourriture et sous-tend donc dans ce cas, une idée anthropophagique
car même dans le cas d'un embaumenent, le corps humain n'est pa dénudé de la sorte.

Nous trouvons en synonymes de dépeçage (sur internet) les mots suivnats: boucherie, découpage, démembrement, division, équarrissage, partage.

le mot partage qui semble curieux ici renvoie (sur internet) aux mots suivants:

partage : aliénation, communion, démembrement, dépeçage, destinée, différence, distribution, division, fraction, fractionnement, fragmentation, licitation, liquidation, lot, morcellement, part, participation, répartition, scission, sort, succession.

 

Le dépeçage ne concerne que notre rapport à l'animal et à la nourriture. Si il y a dépeçage du corps humain, il ya donc l'idée de se nourrir du corps humain.

Le dépeçage renvoie aussi aux pratiques moyennageuses de la torture

on le retrouve aussi dans le mythe de MARSYAS puni par Apollon

ou dans le mythe de Dionysos:

> Dionysos Zagreus n'arrive pas à échapper aux Titans envoyés par Héra pour le tuer, et ses meurtriers le dépecèrent et en mangèrent les morceaux
>Penthée est découvert par les Ménades qui le réduisent en pièces sur l'ordre de Dionysos, Agavé à leur tête. Ce n'est qu'après avoir ramené en triomphe la tête de Penthée au palais qu'elle s'aperçoit avec horreur qu'elle a tué son propre fils.

>>>>>


   Amour à mort sous silicone
   LE MONDE | 16.05.09 | 15h52  •  Mis à jour le 16.05.09 | 15h52

 

Il y songeait depuis longtemps, il a osé, et choisi Berlin - "une ville politique" - pour concrétiser son projet : exhiber les corps plastinés d'un homme et d'une femme, figés dans leur accouplement derrière une vitrine.

Avec sa dernière exposition, "Les mondes du corps et le cycle de la vie", présentée jusqu'au 30 août dans la capitale allemande, Gunther von Hagens, 64 ans, désormais connu dans le monde entier pour son procédé de plastination (technique préservant les tissus biologiques grâce à du silicone), parvient à polariser une fois de plus l'attention. "A-t-on le droit de montrer des corps morts en train de faire l'amour ?" demande le quotidien berlinois Tagesspiegel. La morale est pourtant sauve : les visiteurs de moins de 16 ans doivent être munis d'une autorisation parentale pour avoir le droit de voir cette "oeuvre", pudiquement intitulée L'Acte suspendu et présentée dans une salle à part, "par respect pour ceux qui trouveraient choquante une telle représentation", selon Angelina Whalley, épouse du plastinateur et commissaire de l'exposition.

Le couple, estime von Hagens, a toute sa place dans cette exposition ayant pour thème les étapes de la vie humaine, de la conception à l'âge avancé. "Le sexe et la mort sont tous deux des tabous de notre espèce, confie-t-il au quotidien populaire Bild. J'ai voulu les présenter ensemble, car la mort fait partie de la vie, et qu'il ne peut y avoir de vie sans sexe."

Huit ans après la précédente exposition de Gunther von Hagens à Berlin (1,3 million de visiteurs, selon ses organisateurs), les Eglises n'ont cette fois "pas souhaité faire de commentaires". Mais plusieurs politiciens ont dénoncé cette nouvelle provocation, fruit de 4 000 heures de travail et de 200 kilos de silicone.

Montrer ce couple est tout simplement "pervers", a estimé la porte-parole du groupe SPD au Bundestag pour les questions culturelles. "Le parquet doit encore prouver qu'une exposition aussi répugnante est compatible avec notre système de droit", a renchéri le député CDU Kai Wegner.

Pourtant, l'accouplement des deux corps plastinés pourrait bien n'être qu'un hors-d'oeuvre. Gunther von Hagens a annoncé son intention d'intégrer prochainement à l'exposition des "robots plastinés", c'est-à-dire des corps auxquels il rendrait un semblant de vie en faisant se mouvoir leurs muscles à l'aide de minuscules moteurs... Le "Docteur la mort" n'a toutefois pas précisé dans quelles positions. 


Lorraine Rossignol (Berlin, correspondance)
Article paru dans l'édition du 17.05.09
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29 avril 2009 3 29 /04 /avril /2009 14:34
Enquête sur le pays du dégré zéro de la création

"Dans la brume électrique" : un conflit, deux films de Tavernier LE MONDE | 11.04.09 | 14h45  •  Mis à jour le 21.04.09 | 10h21

 

Interprété par Tommy Lee Jones, l'inspecteur Dave Robicheaux est assis dans un bar et se présente d'emblée comme un alcoolique. "Parfois, j'ai envie de boire un verre. Mais je résiste toujours à la tentation." Tel est le début de "Dans la brume électrique, de Bertrand Tavernier... dans sa version américaine.

La version qui sort dans les salles françaises, mercredi 15 avril, commence autrement : par un long travelling sur les bayous de Louisiane couverts de brume, au son de la voix off de l'enquêteur : "Dans les temps anciens, les gens mettaient des pierres sur la tête des mourants..." Ce monologue, qui se poursuit lors de la découverte d'un cadavre, évoque encore le rêve d'"une louve au sommet d'un arbre qui mangeait ses petits", et plus tard la disparition des chauves-souris de la région, "bouffées par les moustiques". Autre exemple de cette différence de perception artistique, une scène où l'on découvre un camp de confédérés : son direct, avec bruits de crapauds-buffles et musique dans la version française ; soldats bruités, avec cris et scie dans celle américaine.

Ce film a donc une double personnalité. Après le tournage, au printemps 2007, un long face-à-face a opposé le cinéaste et son producteur américain, Michael Fitzgerald. Fin 2008, ils se sont mis d'accord : il existera deux versions du film. L'américaine n'existe pas en salles (hormis en Louisiane), elle est diffusée en DVD sous le titre In the Electric Mist. Le montage a été effectué par Roberto Silvi sous contrôle de Michael Fitzgerald. L'autre version, montrée dans le monde entier, hors Etats-Unis, est celle qu'a voulue Tavernier ; elle a été projetée pour la première fois en février, au Festival de Berlin.

UN AMOUREUX DES ETATS-UNIS

"Ensemble, nous sommes parvenus à la conclusion que ce que Bertrand envisageait convenait moins bien au public américain, qui a besoin d'un rythme plus rapide", explique Michael Fitzgerald. Ce dernier, dont la société s'appelle Ithaca Pictures, s'est fait connaître en écrivant le scénario du Malin, de John Huston, un film qu'il a coproduit. Il a aussi produit The Pledge et a accompagné les débuts de Tommy Lee Jones comme réalisateur avec Trois enterrements. Ces films, qui ont été plus des succès critiques que publics, placent Fitzgerald davantage dans le camp des auteurs que des financiers.

Michael Fitzgerald explique pourquoi In the Electric Mist n'est pas sorti en salles aux Etats-Unis : "Ici, si un film n'a pas été financé au préalable par un studio ou un distributeur, c'est le distributeur l'ayant acheté après coup qui touche toutes les recettes. Pourquoi aucun distributeur n'a voulu le financer ? Peut-être parce qu'ils ne connaissaient pas le réalisateur et que rien dans sa carrière ne pouvait leur indiquer qu'il était en mesure de réussir un film de cette ampleur !" Il ajoute que le DVD est un succès (quatrième au classement des ventes aux Etats-Unis).

Les mésaventures de Tavernier aux Etats-Unis ont cela de paradoxal qu'il est un amoureux de ce pays et de son cinéma. C'est lui qui est à l'origine du projet de Dans la brume électrique. C'est lui qui a jugé nécessaire de trouver un producteur américain pour ce film adapté d'un roman de James Lee Burke. Associé à TF1 International, Fitzgerald a proposé deux scénaristes. Les divergences rencontrées entre Tavernier et ses partenaires américains pendant l'écriture du scénario et le tournage ont eu pour résultat les deux versions du film - 102 minutes pour l'américaine, 117 minutes pour la française.

Le film qui sortira en France est rythmé par une voix off qui le rend plus grave. Tavernier y tenait, tout comme à cet éclatement temporel qui fait constamment surgir dans le récit des assauts de mémoire. A ces strophes douloureuses, panthéistes, les Américains préfèrent des plans rabâchés : un extérieur du bureau du shérif, une arrivée de voiture.

Pourtant, l'auteur du roman, James Lee Burke, a participé au scénario et a contribué - en accord avec Tavernier - à tordre le cou aux clichés du film noir. Reste que Tavernier a dû gérer nombre de divergences pendant un tournage tendu, où il était sous surveillance. On lui a reproché de ne pas tourner suffisamment de plans soulignant les situations, on lui a réclamé des inserts pour rendre une bagarre plus compréhensible, on a critiqué son choix de tourner certaines scènes en un seul plan.

"Lors de la scène de pêche, racontait-il alors, le monteur est venu me demander un gros plan que je lui ai refusé. Je voulais garder le geste magnifique de Tommy Lee lançant sa canne à pêche, la réaction de Mary Steenburgen (qui joue sa compagne), plutôt que rapprocher ma caméra, ce qui aurait été démodé, pesant. On m'a alors traité d'arrogant, et Fitzgerald m'a dit que mes films étaient mal montés."

La tension culminera lors du montage. Tavernier conteste le travail qu'il juge plan-plan de Roberto Silvi - "Avec lui je m'ennuyais" - et revient en France finir le film comme il l'entend. En solitaire : tant que l'imbroglio juridique n'était pas réglé, il lui était interdit d'entrer en relation avec Marco Beltrami, le compositeur de la musique. Il a dû engager le monteur Thierry Derocles et faire une rallonge de budget, s'endettant de 400 000 euros. TF1 n'a mis la main à la poche que pour lui accorder 10 % sur les ventes aux télévisions.

La version de Dans la brume électrique revendiquée par Tavernier est-elle trop longue, trop littéraire, pour le public américain ? Ce n'est pas ce que pense Dave Kehr, le critique du New York Times, qui regrette de ne pas retrouver la patte du cinéaste dans la version américaine, "ni sa vibration intime, son sens de l'espace, sa profondeur morale. La version qu'on nous impose est dépouillée de tout ce qui aurait pu rendre le film vivant".


Jean-Luc Douin et Thomas Sotinel
 
Article paru dans l'édition du 12.04.09
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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 16:03
Aujourd'hui,  je voulais acheter une plante chez Jardiland (33). Je me suis arrêtée au rayon animalerie.
J'ai vu le spectacle le plus affligeant qui soit.
Un grand écureuil enfermé dans une cage toute petite.
Cette malheureuse bête, qui avait l'air folle,  faisait un mouvement répetitif, qui consistait à sauter sur le grillage en fer de sa prison.
C'est scandaleux de maintenir des animaux aussi grands dans des espaces aussi petits. 
Boycottez Jardiland.
Envoyez des mails sur le site de Jardiland pour que cesse ce genre de pratique barbare.
Et surtout n'achetez plus rien chez eux !
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28 décembre 2008 7 28 /12 /décembre /2008 16:32




Le personnage de 2046 est un playboy assez cruel qui a du vécu et s'évoque ses souvenirs. Mister Chow.

2046 est l'un des films les plus personnels de Wong. Le tournage a duré quatre ans.

Tony Leung joue Mister Chow :

Sur quatre ans, forcément, nous ne travaillions pas tous les jours et quand il ne travaillait pas, il écrit, beaucoup, tous les jours. Il dort même parfois sur son bureau et quand il se réveille, il écrit encore. A chaque fois que j'allais le voir, il écrivait encore et encore, tout le temps, constamment. A ce moment-là, quand on voit mon personnage écrire, s'inspirer de ce qui l'entoure pour créer, je l'incarnais lui. Je n'étais plus monsieur Chow, j'étais lui, de la même façon lorsque je lis le chiffre écrit sur la porte et donne le titre à son roman.

Travailler avec lui, c'est quelque chose d'éprouvant. Ne serait-ce parce qu'à chaque fois, les dates de ses tournages sont imprévues et qu'il favorise l'improvisation. A chacun de ses tournages, on est très perdu mais en même temps séduit. On est même au bord d'abandonner ou même de supplier qu'il nous en dise plus. On ne se sait pas où on va parce qu'il change ses histoires même pendant les prises et il ne nous renseigne pas sur ses décisions.
Interview


Mister Chow est-il un homme à femmes, un séducteur ? il semble les aimer, les désirer d'une manière amicale ou animale comme des êtres étrangers et sophistiqués . Il les regarde avec distance et fascination. Elles sont plusieurs mais comme une seule, comme des versions de la même page. Il ne semble en n'aimer aucune, toujours pris dans un temps à rebours, Il les aime au moment où elles ne sont plus là. Il aime ces femmes mais jamais entièrement, jamais complètement. Il aime le souvenir qu'il en a, l'image.
Le film est de ce point de vue virtuose.
Dans le train du futur qui porte son alter ego Monsieur Chow tombe amoureux d'une androîde.
"Pars avec moi". Il n'a pas la réponse à cet amour mécanique, qui se dérègle lentement, réagissant à contre-temps.
2046 est un film sur le contre temps et l'impossibilité d'aimer vraiment dans une réalité où les sentiments sont toujours décalés de part et d'autre, il est trop tard ou trop tôt.
Mister Chow finalement n'aime personne, il est incapable de dire je t'aime et ne cherche pas non plus à ce qu'on lui dise.  Ainsi passent les femmes, amoureuses amies toujours parties.
F.B
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