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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 14:23
 
Le divorce, c’est mathématique

Equation. Un professeur a testé 700 couples, ses prédictions se sont révélées exactes à 94 %.

Par EDOUARD LAUNET

En un petit quart d’heure, un mathématicien armé d’un bon modèle peut vous dire si votre couple va tenir, ou s’il va partir en quenouille au bout de quelques mois ou années. Et, dans presque 100 % des cas, il aura vu juste. C’est du moins ce qu’a retenu le public venu récemment à Londres écouter le professeur James Murray, spécialiste de la «biologie mathématique», qui donnait devant la Royal Society (équivalent de notre Académie des sciences) une conférence sur la puissance de la modélisation mathématique dans le domaine du vivant et des relations sociales.

Contentieux. Prédire les divorces en quinze minutes ? Oui, et avec un taux de «réussite» de 94 % s’il vous plaît, a affirmé Murray en s’appuyant sur une expérience menée avec 700 jeunes couples sur une durée de douze ans. La méthode est simple : on place face à face l’homme et la femme (l’étude était exclusivement hétérosexuelle), et on les fait discuter sur un sujet de contentieux éventuel : l’argent, le sexe ou, pourquoi pas, les beaux-parents. Chaque propos est noté sur une échelle allant de - 4 à + 4 en fonction des sentiments qu’il véhicule : angoisse, colère, humour, tristesse, etc. Le tout s’en va alimenter un modèle mathématique élaboré avec l’expérience, qui crache aussitôt son verdict. Dans l’étude du James Murray, professeur émérite de l’université d’Oxford, tous les couples dont le modèle avait prédit le divorce se sont effectivement séparés tôt ou tard. Soit 100 % de bonnes réponses ! (Cependant le taux global est tombé à 94 % en raison du divorce de couples que les mathématiciens voyaient durer). Commentaire du professeur Murray : «Je reste stupéfait de constater que les émotions humaines peuvent être modélisées de manière relativement simple et efficace.»

Il faut pourtant mettre quelques bémols à cette euphorie. D’abord, Murray n’est pas le premier à travailler sur le sujet : on trouve dans la littérature scientifique des dizaines d’études sur la prédiction des divorces. Toutes soulignent l’importance de prévenir les catastrophes conjugales : bien-être des enfants, santé des conjoints, et même incidence sur la productivité au travail ! Toutes affichent des taux étonnants de prédiction, entre 70 % et 100 %. Le pompon revient probablement à l’étude «Prédiction du divorce chez les jeunes mariés à partir des trois premières minutes d’un conflit conjugal», publiée en 1999 dans la revue Family Process par des psychologues de l’université de l’Etat de Washington. Pour autant, cette frénésie modélisatrice n’a guère d’effet dans la «vraie vie», et pour cause : imaginez que l’on conseille à un couple de se séparer alors que celui-ci allait durer. Car, si la marge d’erreur est faible, elle n’est pas nulle.

Epreuve. Ensuite, beaucoup de ces modèles ont été surtout testés sur les données mêmes qui ont servi à les construire. Mis à l’épreuve sur des cas entièrement nouveaux, ils perdent beaucoup de leur efficacité, comme l’ont montré en 2001 des chercheurs de l’université de l’Etat de New York à Stony Brook («Les dangers de la prédiction de divorce sans validation croisée», in Journal of Marriage and the Family).

Enfin, les maths ne peuvent pas tout, surtout dans un domaine qui relève de la foi : «Le mariage est une religion : il promet le salut, mais il faut la grâce», a écrit l’homme de lettres Jacques Chardonne.

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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 14:16


LA SENSIBILITÉ EST LA FORME PHYSIQUE DE LA CONSCIENCE

F.B






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4 juin 2009 4 04 /06 /juin /2009 14:05


«Le sens de l’histoire a été suspendu»
Interview

Entretien. Le philosophe Jean-Luc Nancy montre comment s’est arrêtée la «pensée de l’émancipation».

Par ERIC AESCHIMANN

A 69 ans, Jean-Luc Nancy est l’une des figures majeures de la philosophie française contemporaine. Proche de Derrida et de Philippe Lacoue-Labarthe, il a écrit sur l’art, sur la politique, sur le cœur qui lui a été greffé il y a dix-huit ans (l’Intrus, paru chez Galilée en 2000) ou sur Mai 68 (Vérité de la démocratie, Galilée, 2008). Au départ, l’entretien qu’il a accordé à Libération devait porter sur la situation de la gauche. Au fil des réponses, la discussion s’est élargie à ce qui est «au-delà» de la politique : la métaphysique, le progrès, la maladie, la «présence».

Que vous inspire la situation de la gauche aujourd’hui ?

J’ai du mal à comprendre qu’autant de gens intelligents, informés, nourris de réflexions et d’expériences politiques, n’arrivent pas à faire mieux. Et, en même temps, je suis porté à les excuser tous, en bloc. Je n’ai envie de stigmatiser personne, sociaux-démocrates, ex-communistes ou autres, car la seule chose certaine, c’est la disparition massive de la gauche. Sur ce point, je crois être comme tout le monde, en tout cas ceux de mon âge : à un certain moment, entre 68 et 89, quelque chose a disparu. Dès 1991, lorsque le PS avait réalisé une grande enquête auprès des intellectuels, le document final prouvait, de manière douloureuse, que tout ce travail ne servait à rien. Une rupture était consommée entre «pensée» et «politique», et j’ai commencé à me dire que, à travers cet évanouissement déjà sensible, c’est autre chose qui était en train de s’arrêter. Ce qui n’empêche pas, bien sûr, que tout un peuple de gauche continue de se battre pour la justice sociale : je pense à la question des sans-papiers, des sans-travail, des sans-argent et à l’action du Gisti, de la Cimade, entre bien d’autres.

Qu’est-ce qui s’est arrêté ?

L’histoire représentée comme émancipation de l’humanité. Le sens de l’histoire a été suspendu, et cette suspension n’est pas provisoire. Je ne dis pas qu’une histoire ne va pas reprendre, autrement. Mais être de gauche, c’était vivre dans le sentiment de participer à une histoire qui progressait, bon an mal an, vers la possibilité d’une plus grande justice sociale, d’une société plus juste, plus heureuse, plus pacifique. On était dans une bulle démocratique, humaniste, paradoxalement héritée de la guerre froide et qui n’a pas résisté à sa fin. Foucault l’a dit très tôt : nous sortons de l’âge de l’histoire pour entrer dans l’âge de l’espace. Ont ainsi été mis en cause les grandes représentations de ma génération. Par exemple, avec la fin de la guerre d’Algérie, qui était un combat tangible, il y avait l’idée d’un monde où il n’y aurait plus que des nations émancipées, des «jeunes nations». Ou bien, à l’intérieur de notre société, la libération de l’enseignement, le progrès technique… En somme, ce qui s’est arrêté, c’est la pensée de l’émancipation. Initiée avec les Lumières, mise en œuvre au XIXe avec les luttes ouvrières et nationales, elle avait traversé les deux guerres mondiales, non sans fermer un peu les yeux sur les fascismes et sur le communisme totalitaire, qui étaient déjà des signes d’enlisement de l’idée progressiste, de la démocratie.

Ces dernières décennies n’auraient été qu’un long processus de déception ?

De déception ou de mutation… 68 avait marqué une première inflexion. Au lieu d’aspirer à des lendemains qui chantent, les manifestants ont dit : «On arrête tout, on s’interroge sur le présent.» La société a cessé de se projeter vers l’avenir, changement dont le «no future» des punks a donné la version sombre et tragique. Ma jeunesse a été marquée par l’idée de futurisme, sous toutes ses formes, du commissariat au plan, pour l’économie et la société, jusqu’à la science-fiction pour la littérature. Mais déjà on s’interrogeait sur la vie du militant qui sacrifie tout son présent, amoureux, sexuel, artistique, sensible, au service d’un projet à venir. Voilà ce qui s’est perdu : le Progrès, épine dorsale de l’humanisme, dont on retrouve la trace déjà chez Pascal, lorsqu’il dit que l’humanité est une succession d’hommes qui montent sur les épaules les uns des autres pour voir plus loin. Mais ce doit être moins une déception qu’une leçon : l’humanité ne se donne à elle-même ni son image ni son but. L’homme n’est pas son propre but et il n’y a pas de but : il y a de l’existence, au présent, il y a du «sens» maintenant, pas «demain».

Comment fait-on de la politique sans projet ?

En 1981, avec Philippe Lacoue-Labarthe, à l’invitation de Derrida, nous avions fondé un Centre de recherches politiques à l’Ecole normale de la rue d’Ulm. Le thème directeur était le «retrait du politique», dans le double sens du politique qui se retire de nous et d’une tentative de le «re-tracer» autrement. Tout le monde était intéressé : Lefort, Badiou, Ferry, Balibar, Rancière, Lyotard, etc. Mais, trois ou quatre ans plus tard, sous l’influence des événements de Pologne, un nouveau consensus a peu à peu émergé, qui revenait à découper la politique en deux : d’un côté, l’Etat, impossible à supprimer, mais dont on ne va plus s’occuper ; de l’autre, la société civile, qui s’organise elle-même, cherche son équilibre, aspire à la justice sans passer par l’Etat ni par une révolution. Probablement Lacoue-Labarthe et moi avions-nous encore trop d’impulsion révolutionnaire, plus ou moins consciente, pour accepter un tel renoncement. Cette coupure, c’était déjà un repli et, même entre nous, qui n’étions pas un parti ni un club, mais seulement un centre de recherches, personne n’avait de véritables propositions à faire. Nous avons fini par dissoudre ce centre.

D’où votre réflexion sur l’au-delà de la politique, qui était au cœur de Vérité de la démocratie ?

Effectivement, j’en suis venu à distinguer, dans la démocratie, entre ce qui est politique et ce qui est autre chose. C’est à cette autre chose que je reviens le plus volontiers, non par dédain de la politique, mais parce que c’est par là qu’il nous faut recommencer. Par exemple : apprendre ce que veut dire l’histoire avec un petit «h», l’histoire au sens le plus matériel, où les événements ne s’inscrivent plus forcément dans une perspective. Faut-il le déplorer ? Je n’en suis pas sûr. Le marxisme comme le saint-simonisme et tout le productivisme ont défini la justice sociale comme un lendemain où il y aura plus de richesses pour tout le monde ; or, aujourd’hui, «plus de richesses» veut dire de plus en plus pour les uns et de moins en moins pour les autres. En outre, cette richesse même est douteuse : elle vaut quoi ? elle va vers où ? elle a quel sens ? Dès lors, la question n’est plus d’anticiper une justice idéale à venir, mais d’exiger une justice minimale immédiate. Beaucoup de groupes et d’associations agissent en ce sens, et il en sortira peut-être quelque chose - je pense au revenu minimum garanti ou aux essais d’économies parallèles. Mais, encore une fois, ces réflexions techniques passent à côté de ce que je crois être la question essentielle : la question philosophique et même métaphysique.

Le XXe siècle n’a-t-il pas décrété la mort de la métaphysique ?

Oui, c’est devenu un mot provocateur, que Nietzsche a flétri comme croyance dans les «arrières-mondes» et Heidegger comme illusion de la «présence de l’être». Derrida et Deleuze ont été encore plus loin en introduisant, chacun à leur façon, l’idée qu’il n’y a pas de présence simple de l’existant, qu’il est toujours en écart à soi. Qu’en est-il aujourd’hui lorsqu’on parle d’«un déficit de sens» ? On continue d’envisager le sens comme une présence qui devrait venir et remplir, combler tout écart. Mais «le sens», ce n’est pas seulement le sens de la marche, c’est aussi - et c’est là toute la richesse du mot - la sensation, le sentiment, la sensualité, le bon sens, le sens critique. Quand Descartes se demande ce que c’est que penser, il part de la sensation. Le sens, c’est le rapport à autre chose. Bataille notait : «Il n’y a pas de sens pour un seul.» Dieu, tout seul, avant la création, ne sent rien, n’a pas de sens. Cette «autre chose» dont je parlais tout à l’heure, c’est l’homme, en tant qu’il est le vecteur des sens. C’est lui qu’il faut réinventer.

Longtemps, l’idée d’émancipation a joué ce rôle de «sens ultime».

Oui, on croyait qu’émanciper c’était libérer l’homme des Dieux, des tyrans, d’une partie de la dureté du travail. Il faut voir comment travaillaient les paysans du Xe siècle ! Le problème est que jamais, dans les représentations de l’émancipation humaine - la «démocratie», le «socialisme», le «communisme» - n’a été dit de quoi serait fait le «commun» de cette humanité émancipée, quel serait son sens. On partait du principe que l’émancipation rendrait les hommes à la fraternité, à l’amitié, à la libre création de formes de vie et d’art. Dans l’Idéologie allemande, Marx imagine un monde où le travailleur pourra forger le matin et jouer du violon l’après-midi. Implicitement, cela signifiait qu’il y avait, en attente, une essence de l’homme à retrouver. Ce rêve a été en - petite - partie réalisé avec les congés payés. Et pourtant, est-on si sûr de cette essence humaine ? Prenez encore la technologie médicale, qui nous a libérés de la maladie, de la souffrance, de la brièveté de la vie. En me greffant un cœur, on a prolongé ma vie de dix-huit ans ; c’est très bien. Mais, au fond, où prend-on que la durée soit par elle-même un but ? On entend dire : «C’est toujours de la vie en plus», mais il y a des vies qui, lorsqu’il y a trop de soins, trop de chimie, deviennent des vies lourdes. On pourrait dire : il ne faut pas vivre pour être en bonne santé, mais être en bonne santé pour vivre.

Le progressisme serait donc fondé sur un malentendu ?

«Démocratie», «socialisme», «communisme» comportent, chacun de façon différente, une formidable équivoque : tout en désignant des formes d’organisation, un «commun» où l’émancipation pourra s’épanouir, ils dissimulent l’opacité de l’«homme» et de ce «commun» qu’ils sont supposés faire advenir. Les mots dont nous parlons ont une coloration «politique», mais ils portent plus : ils portent, irrésolue, la question de l’homme. Aujourd’hui comme hier, la politique est nécessaire, à toutes les échelles, contre les asservissements, les dominations, les tutelles et les injustices. Mais l’enjeu est aussi de savoir pour quoi et comment quel «homme» doit être émancipé - aussi bien, peut-être, de lui-même. Cet enjeu n’est pas politique, il est philosophique, métaphysique. On a rétréci la raison, il faut la rouvrir, lui redonner de l’ampleur, du souffle, de l’esprit.

Adieu à l’engagement politique, alors ?

Non, mais à notre grande illusion (ou religion) qui a été de croire que tout était politique. Maintenant, on s’aperçoit que la machine démocratique, tout en fonctionnant à peu près, n’est pas par elle-même porteuse de l’émancipation. Tout passe par la politique, mais rien ne peut s’y accomplir. La politique est toujours «pour demain» (maintenir des équilibres, ouvrir des possibilités de négociation), mais c’est en dehors de la politique que les choses s’accomplissent, dans l’art, dans la pensée, dans l’amitié, l’amour, dans tout ce par quoi l’homme sent et ressent. A l’instant où je vous parle, il fait beau et je vois la flèche de la cathédrale de Strasbourg par la fenêtre, ici et maintenant. C’est là, ça fait du sens, c’est accompli et ce n’est pas politique ni religieux.

N’êtes-vous pas fort loin des préoccupations quotidiennes

Non, car les crises actuelles ont quelque chose à voir avec cinq siècles de ratage ou de maldonne, de confusion ou d’aveuglement, voire de tricherie dans l’«émancipation de l’humanité» (malgré toutes les réussites et créations de ces mêmes siècles). Il est aussi urgent de penser sérieusement à l’enjeu de notre civilisation «humaniste» que d’empêcher enfin sérieusement les plus riches de multiplier leur richesse par le nombre de pauvres qu’ils créent. Car ils ne volent pas seulement l’argent : ils volent le présent, ils volent l’existence réelle.

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28 mai 2009 4 28 /05 /mai /2009 19:36
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26 mai 2009 2 26 /05 /mai /2009 13:58
GRB 090423 : un sursaut gamma témoin de la jeunesse de l'Univers
Par Laurent Sacco, Futura-Sciences     
 

Une batterie de télescopes terrestres a déterminé que le sursaut gamma repéré dans l’espace par le télescope Swift de la Nasa le 23 avril dernier était le plus ancien connu à ce jour. L’hypernova qui doit en être à l’origine est apparue alors que l’Univers observable n’avait pas 700 millions d’années d’âge.

Les astronomes poursuivent activement de par le monde la chasse aux sursauts gamma car ces phénomènes pourraient nous en apprendre beaucoup sur le premier milliard d’années de l’histoire du cosmos observable et même nous donner les preuves de la validité de certains modèles de gravitation quantique, comme la théorie des supercordes.

L’un des outils employés pour cette traque est le satellite de la Nasa dénommé Swift, dont les instruments sont capables de détecter et d’étudier un sursaut gamma aussi bien dans le domaine gamma que dans les domaines optique, ultraviolet et X dans un second temps. Le 23 avril 2009, Swift alerte le monde des astrophysiciens en signalant l’occurrence du sursaut GRB 090423.

Ce dernier n’ayant duré que 10 secondes. Il s’agissait très probablement d’une hypernova produite par la formation d’un trou noir dans le cœur d’une étoile géante de plusieurs dizaines de fois la masse du Soleil. L’effondrement du cœur de l’étoile et son explosion ont alors produit un faisceau intense et focalisé de rayons gamma dirigé par chance en direction des instruments de Swift.

Un reste de la première génération d'étoiles

Les réponses fournies par ces différents télescopes sont concordantes et les chercheurs réalisent alors qu’ils viennent d’observer un événement cosmique parmi les plus violents de l’Univers alors que celui-ci ci n’était âgé que de 630 millions d’années !

L’étoile génitrice du sursaut gamma faisait donc partie de la première génération d’étoiles dans l’Univers observable, celle qui a fabriqué les tout premiers éléments lourds et a contribué à réioniser l’Univers vers la fin des âges sombres et du début de la Renaissance Cosmique.

 


Cette image combine les données de la Swift en ultraviolet (bleu), visible (vert) et dans le domaine des rayons X (orange, rouge). Le sursaut gamma au centre n'est pas dans le domaine de la lumière visible, ce qui implique qu'il s'est produit à une grande distance. L'image correspond à un champ de 6,3 minutes d'arc de côté. Crédit : NASA/Swift/Stefan Immler
Cette image combine les données de la Swift en ultraviolet (bleu), visible (vert) et dans le domaine des rayons X (orange, rouge). Le sursaut gamma au centre n'est pas dans le domaine de la lumière visible, ce qui implique qu'il s'est produit à une grande distance. L'image correspond à un champ de 6,3 minutes d'arc de côté. Crédit : NASA/Swift/Stefan Immler
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2 avril 2009 4 02 /04 /avril /2009 15:40
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5 mars 2009 4 05 /03 /mars /2009 14:15
Ou on aimerait savoir quels sont les  critères de pertinence  d'une oeuvre d'art

Chaque oeuvre suscite bien le débat après être montrée, c'est aussi le cas avant leur exposition publique.

"Les oeuvres d'art reposent sur des choix collectifs validés par une commission qui évaluent leurs pertinences",
indique Madame la directrice du Frac




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24 février 2009 2 24 /02 /février /2009 19:24

Une perle !
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13 février 2009 5 13 /02 /février /2009 14:46
Selon un avis officiel de l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments, l'organisme génétiquement modifié, interdit en France, ne serait pas nuisible à l'homme.

l'Agence française de sécurité sanitaire des aliments (Afssa) a-t-elle été payé par Monsanto ?

L'Afssa remet en cause le rapport d'Yvon Le Maho, sur lequel s'est basée la France pour interdire la culture du MON 810. Mais l'agence ne prend en compte que son domaine de compétence, la sécurité sanitaire, alors qu'Yvon le Maho a également étudié l'impact du maïs transgénique aux niveaux environnementaux et socio-économiques.

L'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA
) avait estimé, au contraire, qu'aucune preuve scientifique, en termes de risques pour la santé humaine ou animale ou pour l'environnement, n'a été fournie pour justifier l'invocation d'une clause de sauvegarde", ouvrant la porte à une bataille entre Paris et Bruxelles sur le sujet.

L'Autorité européenne de sécurité alimentaire (EFSA
) a-t-elle été payé par Monsanto ?

Le mois suivant, Monsanto avait tenté sans succès de faire lever la mesure devant le Conseil d'Etat.

C'est Jean-François Le Grand, sénateur UMP, qui a demandé l'application de la clause de sauvegarde. D'après lui, l'étude de l'Afssa a été conduite selon des protocoles d'étude dépassés, qui sont amenés à changer prochainement.

Pour la FNSEA, premier syndicat agricole français, "il est temps que le gouvernement se mouille, qu'il prenne ses responsabilités vis-à-vis de Monsanto, des producteurs de maïs et des consommateurs". De leur côté, les écologistes ont dénoncé un rapport favorable aux producteurs d'OGM.

"Le lobby pro-OGM essaie à chaque fois, avant chaque grande échéance européenne, de repousser le bouchon pour essayer de vendre sa camelote", a déclaré sur France Inter le militant anti-OGM José Bové. L'ancienne ministre de l'environnement Corinne Lepage a même dénoncé une"opération de manipulation".


Jean-Louis Borloo doit défendre cette clause, le 16 février, devant la Commission européenne.
Allez Jean Louis !
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11 février 2009 3 11 /02 /février /2009 15:21

Pour le directeur de recherche en sciences du climat au CNRS, Robert Vautard, les tempêtes à répétition et ravageuses se profilent à l'horizon 2050

« Sud Ouest ». Des températures frôlant les 50 degrés en Australie, des tempêtes successives en Europe, y a-t-il lieu de s'inquiéter ?

Robert Vautard . Le fait que ces phénomènes se produisent en même temps est un hasard. Concernant les tempêtes, il y en a toujours une ou deux par an, même si elles n'ont pas toutes l'intensité de celle du 24 janvier. Celle de mardi était tout à fait normale. Le fait qu'elles soient rapprochées n'est pas étonnant. C'est ce que l'on appelle les régimes de temps, qui durent plusieurs dizaines de jours. Pour ce qui est de l'intensité des tempêtes, il n'y a pas d'observation très claire d'une augmentation de leur fréquence. Au cours du XXe siècle, il y a eu des décennies avec plus de tempêtes, mais rien ne permet d'associer le constat au réchauffement climatique. Toutefois, il est tout à fait possible que la décennie 2010-2020 soit moins chaude que l'actuelle, sans qu'on puisse remettre en cause, pour autant, le changement climatique.

On prévoit notamment un dérèglement en ce qui concerne les précipitations ?

Dans le futur, à long terme (2030-2050), les projections donnent, effectivement, une augmentation de la vigueur du cycle de l'eau. Ce qui signifie plus d'évaporation, plus de précipitations et plus de vapeur d'eau dans l'atmosphère. Les tempêtes font partie du tableau que nous avons pour la fin du XXIe siècle. Il y aura une augmentation probable des phénomènes violents.

Doit-on craindre le problème de la montée des eaux des océans ?

Les tempêtes ne sont pas liées à ce phénomène. Aujourd'hui, le niveau des eaux des océans augmente de trois millimètres par an. C'est en partie dû à la dilatation thermique des océans mais aussi à la fonte des glaciers et des calottes polaires (Groenland et Antarctique). Il est prévu que ce niveau augmente beaucoup plus dans le courant du siècle. On peut craindre d'énormes problèmes sur les zones côtières.

Parlez-nous des vagues de chaleur et des canicules comme celle qui frappe actuellement l'Australie ?

Ce type de phénomène entre plus dans le tableau direct du changement climatique tel qu'on va le vivre très prochainement. Les vagues de chaleur sont dues à des anticyclones persistants qui s'auto-alimentent entre le soleil et la sécheresse du sol, par conduction. Ces vagues de chaleur frappent un peu au hasard dans les latitudes tempérées. Actuellement, c'est l'Australie mais aussi la Chine. Pékin n'a pas vu une goutte d'eau depuis trois mois. C'est exceptionnel. On peut dire que ces phénomènes se sont amplifiés, de façon certaine.

Face à l'urgence, on voit l'homme tenter d'intervenir. Les Chinois bombardent les nuages pour avoir de la pluie et d'autres ont la tentation de refroidir la planète artificiellement. Qu'en pensez-vous ?

On appelle cela la géo-ingénierie. Il faut tout étudier. Mais la seule solution fiable actuellement, c'est de baisser nos émissions de gaz à effet de serre. Si on les arrête totalement, on ne va pas résoudre le problème mais on va stabiliser les concentrations de ces gaz. Ensuite, elle baissera, mais très lentement. Tout ce qu'on peut imaginer comme scénario de géo-ingénierie n'est qu'un pansement sur une jambe de bois. On peut envoyer des aérosols dans l'atmosphère pour masquer le soleil mais, une fois qu'ils seront retombés, on n'aura rien résolu.

Mais des solutions plausibles existent ?

Il y a des choses à faire au niveau du cycle du carbone. Aujourd'hui, l'océan et les forêts nous permettent d'absorber la moitié des gaz à effet de serre qu'on émet. On peut étudier la façon d'augmenter cette fraction. Pour cela, il faut faire attention à l'utilisation des sols, ne pas déforester, ne pas émettre. Bref, mieux gérer notre territoire. Tout est bon à prendre en ce qui concerne la séquestration du CO2. La fertilisation des océans, qui permettrait la capture du CO2 par le plancton, est aussi une piste à explorer. Mais bien évidemment, chaque fois qu'on introduit une perturbation, il faut en mesurer les conséquences environnementales.

 

JACKY SANUDO

j.sanudo@sudouest.com

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