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11 avril 2008 5 11 /04 /avril /2008 14:46
L'état et les institutions françaises sont incapables de faire face aux problêmes du handicap et de la maladie.    

Acquittement d'une mère qui avait tué sa fille de 26 ans gravement handicapée LE MONDE | 10.04.08 |

es jurés de la cour d'assises du Val-d'Oise ont rendu une décision rare, mercredi 9 avril, à Pontoise, en acquittant Lydie Debaine, 66 ans, qui a tué, en 2005, sa fille Anne-Marie, 26 ans, gravement handicapée. Le verdict a été rendu sous les applaudissements.

La décision est prise peu après la mort de Chantal Sébire, une femme de 52 ans atteinte d'une maladie incurable qui réclamait une aide active à mourir pour abréger ses souffrances, retrouvée morte à son domicile le 19 mars. Mme Sébire a relancé la réflexion sur la fin de vie et l'euthanasie.

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Depuis une vingtaine d'années, la justice se montre clémente à l'égard des pères ou des mères meurtriers de leur enfant handicapé. Le ministère public requiert des peines avec sursis. Les jurés le suivent. Les acquittements sont toutefois rares. Le dernier remonterait à 1994. La cour d'assises du Finistère avait acquitté un père qui avait tué son fils à coups de couteau.

Anne-Marie Debaine, née prématurément et atteinte d'une hydrocéphalite, était invalide à 90 % et avait l'âge mental d'une enfant de 5 ans. Placée dans des centres spécialisés de 6 à 22 ans, elle avait rejoint la maison en 2001, faute de place dans une structure. Son état s'était dégradé depuis plusieurs années, marqué de crises d'épilepsie, de maux de tête et de vomissements. "Elle souffrait trop. Elle passait des jours et des jours sans dormir", a témoigné sa mère.

Le 14 mai 2005, contre l'avis de son mari, Lydie a noyé sa fille dans la baignoire avant de tenter de se suicider.

Mme Debaine comparaissait libre. L'avocat général, Charles Modat, a souligné sa culpabilité. Elle "est coupable du crime qui lui est reproché. Elle a tué sa fille avec préméditation. Elle était consciente de ce qu'elle faisait, a-t-il indiqué. Elle revendique un acte juste. Je ne le qualifierais pas d'acte juste".

Le magistrat a requis "une peine de principe", trois ans de prison avec sursis. "Il est certain que la sanction doit être sans rapport avec la peine maximale (la perpétuité)", a-t-il déclaré. Il l'a ainsi justifiée : "La pire des sanctions, Lydie Debaine la vit déjà avec la perte de celle à qui elle a consacré son amour et sa vie." Son avocate, Caty Richard, a plaidé l'acquittement.

"Je ne regrette pas mon geste. Mais ma fille me manque", a dit Mme Debaine à l'énoncé du verdict. La soeur de cette dernière a déclaré qu'elle aurait préféré voir prononcer une peine avec sursis.


Nathalie Guibert (avec AFP.)
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5 avril 2008 6 05 /04 /avril /2008 21:28
Bonjour Gregory
Je suis ravie de recevoir un mail de ta part.
Je trouve ton intervention dans l'émission de Taddeï très bien
J'étais consternée par les commentaires sur le site de France 3
Que penses-tu de mon commentaire sur mon blog?
http://blogo.over-blog.fr/pages/Fevrier_2008-333781.html
As-tu encore des contacts avec les autres intervenants?
L'émission me parait un peu loin, maintenant
mais c'est une occasion de la réécouter
je trouve que vous êtes dans le concret, matérialiste peut-être ?
mais c'est un héritage de l'après-guerre et de la société de consommation
mais je trouve que vous avez un regard critique sur cet héritage.
une manière de mettre à plat  l'aboutissement de cet héritage
et c'est bien.
La vieillesse n'est pas un naufrage comme vous le dites, c'est la maladie qui est en est un.
mais il y a dans les deux cas des enseignements à en tirer
Vieillir c'est aussi la maturité, la sagesse et le détachement, non?
mais je pense réellement que la France est gérontocrate.
Elle a peur de déléguer aux forces vives et aux novations des jeunes générations.
Elle les tient le plus longtemps possible loin du monde du travail mais je crois que c'est structurel,
et sert à empêcher qu'il y est trop de monde sur un marché du travail saturé.
Pourtant dans le monde de l'Art, c'est le contraire.
On ne fait travailler que des jeunes artistes !
Le monde de l'art est devenu jeuniste mais c'est aussi une façon de contrôler des créateurs malléables.
Je suis pour l'émancipation à 15 ans!
Rembrandt était connu à 18 ans (après un apprentissage très jeune) et il avait son propre atelier et sa clientèle, ce qui ne l'a pas empêché d'être ruiné à la fin de sa vie !

Vous mettez l'accent sur la mondialisation et vous avez raison.
Mes parents sont partis en Algérie pour trouver du travail après guerre.
Maintenant nous sommes dans la guerre mondiale économique.... et là est le paradoxe. Pays riche sans emplois. Pays s'appauvrissant mais avec un esprit capitaliste toujours accès sur la consommation.
Il y a quand même en France des gens tournés vers les problèmes de la mondialisation mais peut-être plus en Espagne, en Italie ou en Allemagne comme vous le dites. les Français sont des beaux parleurs, pas tellement dans l'action et c'était le cas en 1968.
Les jeunes sont pas pris pour des acteurs de la vie mais  pour des acteurs-remplaçants, des figurants comme dit un ami philosophe!
Ils sont une figure emblématique du marketing et sont utilisés à cet effet.

Je ne suis pas de la génération parti politique. Je n'aime pas les groupes, les leaders et les consensus qui en découlent. Je suis plutôt pour la particularité, la différence, la critique, la marge et l'originalité. La pensée commune m'effraie car elle me parait totalitaire, globalisante, faite de compromis. Mais cette optique m' isole. Le problème du groupe et de l'activisme politique est qu'ils me semblent régis par des règles dans lesquelles je ne me retrouve pas.
Je suis née en 64. une génération marginale, trou noir. Elle vit cachée. Quand elle émerge médiatiquement (portrait sur libé par exemple) c'est toujours pour des actions très particulières, inattendues, personnelles et novatrices touchant aux choses cachées de notre société.
Cordialement Fabienne
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 20:38

MCの津田さんとリプリーを囲んで記念撮影


De toute façon je prends le vert 
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 20:34
Le robot ASIMO de Honda, le 5 mai 2007.
AFP/ALEX MITA Le robot ASIMO de Honda, le 5 mai 2007.


Le problème avec les robots c'est qu'on ne va pas leur ressembler !! On n'est pas des robots !



Le laboratoire du papa des robots  Hiroshi Ishiguro
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31 mars 2008 1 31 /03 /mars /2008 19:46
Faire l'amour en 2050
LE MONDE | 22.03.08 | 14h44  •  Mis à jour le 22.03.08 | 14h44

aire l'amour sans complexe à 80 ans. Acquérir des objets sexuels d'une technicité inimaginable aujourd'hui. Réaliser virtuellement les fantasmes les plus osés sur le Web... Tout cela, dans vingt ans, fera peut-être partie de notre paysage familier.

Mais cela n'est rien au regard de ce que prédit David Levy, chercheur britannique en intelligence artificielle. Le titre de la thèse qu'il a soutenue, en octobre 2007, à l'université de Maastricht (Pays-Bas), "Relation intime avec un partenaire artificiel", parle de lui-même. Et plus encore celui du livre que l'éditeur HarperCollins en a tiré, Love and Sex with Robots. En clair : David Levy affirme qu'en 2050, les robots nous ressembleront tant, sur le plan physique et comportemental, que certains en tomberont amoureux et auront avec eux des relations sexuelles.

Et si c'était vrai ? S'il ne leur manquait plus que l'apparence humaine pour nous séduire ? Côté coeur, le succès des    Tamagotchi ou d'Aibo, le chien robot de Sony, montre que notre besoin d'attachement peut fort bien se fixer sur des      êtres virtuels, parfois jusqu'à la déraison.

Côté sexe, la route semble plus tracée encore : à l'heure où les sex-toys s'achètent dans le catalogue de La Redoute et où le droit au plaisir s'affiche à tous les coins de rue, l'obstacle ne semble pas tant d'ordre moral que technique. Et les fabricants de love dolls rivalisent déjà d'ingéniosité pour donner à ces poupées de silicone grandeur nature, qui n'ont plus rien de "gonflables", l'apparence la plus réaliste. La preuve par le Net.

En quelques clics, vous y ferez connaissance avec Brigitte, squelette en aluminium articulé, poitrine 90 C, taille 1 m 67, "trois orifices fonctionnels" (Mechadoll, France, 6 990 euros). Avec Andy, qui "gémit lorsque vous la caressez", et Loly (tête interchangeable), dont les yeux "voient" grâce à son logiciel de reconnaissance de formes (First Androids, Allemagne). Avec une cohorte de Candy Girls asiatiques - de loin les plus douces et les plus réalistes (Orient Industry, Japon). En cherchant bien, on peut même y rencontrer Charlie, rouleur de mécanique à la peau mate, yeux bruns et taille du pénis "moyenne" (RealDoll, Etats-Unis).

Pour le moment, c'est vrai, ces poupées d'amour ne passionnent que quelques milliers d'amateurs dans le monde. Des hommes pour l'essentiel, célibataires, au compte en banque confortable mais au coeur en peine. Mais qu'en serait-il si ces champions du safe sex à la peau satinée devenaient capables de se mouvoir "naturellement" ? S'ils faisaient preuve d'initiative, et, surtout, de ce "supplément d'âme" qui nous importe tant ?

C'est précisément cette évolution que prévoit David Levy, pour qui la question n'est pas de savoir si nous ferons un jour l'amour avec des robots, mais quand. A l'appui de sa thèse : les progrès rapides des recherches visant à doter ces machines de sentiments tels que l'empathie. L'expert en intelligence artificielle en est convaincu, la prochaine étape de leur développement sera de "répondre aux émotions d'une personne en émettant d'autres émotions, pour mieux interagir avec les humains". Pour le moment, on en est loin : les humanoïdes les plus performants sont à peine capables de distinguer deux individus l'un de l'autre.

Mais les Japonais, très concernés par le vieillissement de leur population et l'aide croissante qu'il faudra leur apporter, investissent énormément dans ce domaine. Quant à l'Union européenne, elle finance, à hauteur de 2,5 millions d'euros sur la période 2007-2010, le projet Feelix Growing, qui vise à élaborer des robots capables d'interagir avec les êtres humains et de ressentir des émotions. Pour mieux appréhender le comportement des malades ou des personnes âgées dont ils auront la charge, ces auxiliaires de vie truffés de caméras et de capteurs sauront un jour analyser la façon dont marche une personne, le ton de sa voix, les expressions de son visage. Et ils pourront lui répondre de manière appropriée pour la calmer, la guider... ou la morigéner.

Pourquoi, dès lors, ne pas imaginer mettre dans son lit, en 2050, un androïde plus vrai que nature ? L'idée en fera frémir plus d'un, pour qui le robot le plus réaliste, même doté d'une voix de rêve susurrant "je t'aime" au creux de notre oreille, ne remplacera jamais un partenaire humain. Il y aurait pourtant beaucoup à gagner à ce compagnonnage, rétorque David Levy. Fidélité absolue, humeur constante, jeunesse éternelle... Sans compter des performances sexuelles à toute épreuve. Programmable à volonté, ce partenaire de choc pourrait tout aussi bien être mis "en mode apprentissage" que partager "les positions et techniques érotiques du monde entier". Le tout sans panne ni migraine.

Que deviendront le couple, la famille, si ces compagnons artificiels envahissent le champ de l'intime ? Tromper son conjoint avec le robot sera-t-il assimilé à l'adultère ? L'amour romantique pourra-t-il y survivre ? A ceux qui s'inquiètent de telles perspectives, d'autres évoquent un tout autre scénario. En 2050, affirment-ils, les enfants pourront aisément être conçus en dehors de toute sexualité, et l'amour physique tel qu'on le conçoit depuis la nuit des temps aura perdu une bonne partie de son charme comparé à la réalité virtuelle. On ne fera donc plus l'amour IRL (in real life), mais seulement par ordinateur interposé. Ou ce qui en tiendra lieu.

A la base de cette hypothèse : les technologies "haptiques", qui simulent la sensation du toucher. Une facette de la réalité virtuelle qui n'en est qu'à ses balbutiements, mais dont les applications, dans le domaine du jeu comme dans celui de l'industrie, sont considérables. Demain, la mère d'un enfant qui pleure pourra peut-être le consoler, depuis son bureau, d'une caresse sur la joue. Et l'amoureux en voyage déposer un baiser sur les lèvres de sa belle.

Et après-demain ? Supposons une combinaison ultramoulante, recouverte sur sa face interne de microscopiques capteurs-stimulateurs. Un réseau à très haut débit acheminant les volumineuses données inhérentes à la téléprésence tactile. Des systèmes informatiques d'une puissance de calcul suffisante pour traiter, en vitesse quasi instantanée, ces millions d'informations...

Il suffira alors d'enfiler cette peau "intelligente" et de se connecter au cyberespace pour émettre et recevoir les sensations tactiles de notre choix. De quoi goûter, d'ici à la fin du siècle, les plaisirs d'une relation sexuelle électronique "aussi satisfaisante que si elle était charnelle", affirme l'Américain James Hugues, sociologue au Trinity College de Hartford (Connecticut).

Assurément porteur, ce marché pourrait toutefois être contrarié par un autre : celui des phéromones, ces substances inodores émises par de nombreuses espèces animales et que le cerveau détecte comme autant de filtres d'amour. Si l'efficacité des phéromones humaines est prouvée - ce n'est pas encore le cas -, si l'on parvient à les synthétiser à volonté pour les incorporer à des parfums, ces aphrodisiaques risquent de faire fureur. Et ce ne sont cette fois ni les robots ni les ordinateurs qui les apprécieront...


Catherine Vincent

Technologies Haptiques

Dans le laboratoire de recherche en communication multimédia (MCRLab) de l'université d'Ottawa (Canada), les chercheurs s'efforcent de transmettre, par Internet, des sensations tactiles synchronisées avec les données audiovisuelles. "Grâce à une interface tactile - des gants ou un costume -, le toucher permettrait par exemple à deux internautes de se serrer la main", explique Abdulmotaleb El Saddik, directeur du MCRLab. Pour le moment, de tels outils n'existent pas encore. Pas plus que le langage de modélisation capable de traiter ces données.

À LIRE Love and Sex with Robots : the Evolution of Human-Robot Relationships, de David Levy. Ed. HarperCollins (en anglais, disponible sur Amazon.com).



Article paru dans l'édition du 23.03.08
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20 mars 2008 4 20 /03 /mars /2008 14:55
h_9_ill_1025380_une.jpgPhoto non datée de Chantal Sébire avant sa maladie.
 











Chantal Sébire AFP/JEFF PACHOUD






La mort de Chantal Sébire laisse ouvert le débat sur la fin de vie et l'euthanasie © LE MONDE | 19.03.08

Une enquête judiciaire pour "recherche des causes de la mort" a été ouverte, mercredi 19 mars, par le parquet de Dijon, après la découverte du corps sans vie de Chantal Sébire, à son domicile, dans la soirée. Cette femme de 52 ans, atteinte d'une tumeur rare, avait réclamé une aide active à mourir, en pleine conscience, pour abréger ses souffrances.
"Je me pose la question de savoir si l'on va faire ou non une autopsie", a temporisé le procureur de Dijon, Jean-Pierre Alacchi, après plusieurs jours d'intenses débats provoqués par la requête de Mme Sébire. Selon le procureur, "Mme Sébire était très entourée" par sa famille. C'est sa fille aînée "qui a découvert le corps", a précisé M. Alacchi. Mme Sébire s'est vu refuser, lundi 17 mars, par la justice, le droit de se faire prescrire un produit létal. Elle avait indiqué, il y a quelques jours : "Je sais maintenant me procurer ce dont j'ai besoin, et si je ne me le procure pas en France, je me le procurerai ailleurs." Quelques heures avant sa mort, son médecin traitant, le docteur Emmanuel Debost, a été reçu par Nicolas Sarkozy en présence du conseiller scientifique du président de la République, le professeur Arnold Munnich, et du professeur Daniel Brasnu, chef du service d'oto-rhino-laryngologie et de chirurgie cervico-faciale de l'hôpital Georges-Pompidou, à Paris. L'Elysée avait proposé qu'un nouvel avis soit donné sur le dossier de Mme Sébire "par un collège de professionnels de la santé du plus haut niveau". Ces spécialistes ne cachent pas leur très vif étonnement au vu de l'absence, durant six ans, de prise en charge médicale adaptée de la malade. Ils indiquent que la maladie dont souffrait Mme Sébire (un esthesioneuroblastome ou neuroblastome olfactif) ne peut être qualifiée d'incurable, notamment si elle est traitée de façon précoce. Les taux de survie sont de l'ordre de 70 % cinq ans après une intervention, quand les troubles sont pris en charge assez tôt, affirment ces experts. Lors de l'entretien qu'elle avait accordé au Monde, le 6 mars, Mme Sébire avait indiqué que le diagnostic de sa maladie avait été posé en 2002 par un chirurgien ORL de Lyon. "Il m'a expliqué l'intervention prévue, mais n'a pas réuni l'équipe adéquate, étant donné la complexité de ma maladie", a t-elle affirmé. Mme Sébire a ensuite consulté plusieurs spécialistes, à Paris dans trois hôpitaux, à Grenoble, Besançon puis Dijon. "Je n'ai pas accepté les interventions qu'on me proposait car le risque vital était engagé", a t-elle poursuivi. Le cas de Chantal Sébire, soutenu par l'Association pour le droit à mourir dans la dignité, a relancé le débat sur l'euthanasie en illustrant les limites de la loi Leonetti de 2005 sur la fin de vie. Celle-ci ne permet pas de répondre aux personnes en situation d'incurabilité qui réclament le droit de mourir en toute conscience. Jean Leonetti, député UMP, a été chargé par le premier ministre, François Fillon, d'une mission d'évaluation de "la mise en œuvre concrète de la loi". Le député devra "faire des propositions, pour remédier à la méconnaissance ou la mauvaise application des textes et éventuellement à l'insuffisance de la législation", en vue d'un débat lors des révisions des lois de bioéthique prévues en 2009. De son côté, le groupe PS à l'Assemblée nationale a annoncé mercredi la constitution d'un groupe de travail, autour du député de l'Essonne Manuel Valls, pour déposer "dans les mois à venir", une proposition de réforme législative. "Le drame vécu par Chantal Sébire rappelle combien notre législation est impuissante à répondre à ces demandes poignantes de malades incurables de terminer leur vie dans la dignité", souligne le groupe PS, pour qui le législateur doit "réfléchir sans tabou au droit pour un malade incurable de choisir sa mort". Deux membres du gouvernement se sont déclarés favorables, mercredi, à la création d'une forme "d'exception d'euthanasie". Le ministre des affaires étrangères, Bernard Kouchner, a ainsi plaidé pour qu'"une exception à la loi" soit créée. "Ce serait humain, nécessaire", a-t-il affirmé. De son côté, la nouvelle secrétaire d'Etat chargée de la famille, Nadine Morano, qui appartenait à la mission Leonetti, a rappelé qu'elle était favorable à l'euthanasie. "Nous savions, dans la mission, qu'il y aurait des cas pathologiques qui ne pouvaient pas entrer dans le cadre de la loi, a t-elle affirmé. Nous avions proposé la création d'une commission nationale d'exception d'euthanasie." Jean-Yves Nau et Cécile Prieur
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18 mars 2008 2 18 /03 /mars /2008 13:11
  Ou la conscience humaine est bien loin de la compassion 

Chantal Sébire, atteinte d'une tumeur incurable au visage, à Plombières-lès-Dijon (Côte-d'Or), le 26 février 2008.

AFP/JEFF PACHOUD Chantal Sébire, atteinte d'une tumeur incurable au visage, à Plombières-lès-Dijon (Côte-d'Or), le 26 février 2008.

EUTHANASIE. Le tribunal de Dijon a refusé hier d'autoriser un médecin à abréger les souffrances de Chantal Sébire, atteinte d'une tumeur cancéreuse incurable.

La justice dit non
:Dominique Richard


Comme c'était prévisible, Chantal Sébire n'a pas obtenu gain de cause. Hier, le tribunal de grande instance de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande d'euthanasie formée par cette ancienne institutrice. Âgée de 52 ans, Chantal Sébire souffre d'une maladie incurable qui la défigure. Une tumeur cancéreuse se développe inexorablement sous l'épiderme de son visage. À bout de douleur, insensible à la morphine qui la calmait jusqu'alors, elle avait saisi la justice pour qu'elle autorise un médecin à prescrire les médicaments lui permettant de partir dignement.

« Même si la dégradation physique de Mme Sébire mérite la compassion, le juge en l'état de la législation française ne peut que rejeter sa demande », affirme le magistrat ayant rédigé l'ordonnance. Le Code de la santé publique interdit à tout médecin de donner délibérément la mort. Votée en 2005, la loi Léonetti a banni l'acharnement thérapeutique et instauré le laisser-mourir lorsque tout traitement est vain (euthanasie passive). Les soignants ont le droit et le devoir de soulager les souffrances. Mais ils ne peuvent les abréger sous peine d'être traduits devant une cour d'assises.


« Je le ferais ailleurs ». En France, aussi bien l'euthanasie active (l'aide à mourir apportée à une personne en fin de vie) que le suicide médicalement assisté (le concours donné quel que soit l'état de la personne) tombent sous le coup du Code pénal. « Je sais comment me procurer ce dont j'ai besoin. Si je ne me le procure pas en France, je le ferais ailleurs. » Avant même la décision du tribunal, Chantal Sébire a annoncé qu'elle se refuserait à supporter la dégradation irréversible de son état et les douleurs qui accompagnent sa déchéance.
Chantal Sébire, qui souhaite en finir au plus vite, refuse la proposition faite par le Premier ministre François Fillon : « Le placement dans le coma. » Elle n'attend pas grand-chose non plus de l'entrevue que son médecin traitant doit avoir demain avec le professeur Arnold Munnich, le conseiller pour les affaires de santé de Nicolas Sarkozy. Ce dernier suggère qu'un nouvel avis médical soit émis par un collège de professionnels. De façon à être certain que toutes les ressources de la médecine ont été épuisées. Quelles que soient les observations de cet aréopage, on voit mal comment il pourrait proposer une solution capable à la fois de satisfaire cette enseignante et compatible avec l'état du droit.


En Suisse. Si l'opération médiatique engagée par Chantal Sébire se brise, comme c'est probable, sur un veto gouvernemental, deux solutions s'offriront à elle. Soit se rendre en Hollande ou en Belgique, les deux seuls pays européens ayant légalisé l'euthanasie sous certaines conditions. Soit mettre fin à ses jours en Suisse, un pays où le suicide médicalement assisté est possible. Il suffit de constituer un dossier médical et de le soumettre à un organisme agréé. Chaque année, plusieurs dizaines de membres de l'Association pour le droit de mourir dans la dignité (ADMD), qui soutient Chantal Sébire, passent la frontière pour s'éteindre au moment où ils veulent et comme ils le veulent.
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17 mars 2008 1 17 /03 /mars /2008 11:58
 De la conscience humale ou animaine ? 


Un dauphin sauve deux baleines échouées en Nouvelle-Zélande

jeudi 13 mars 2008 

WELLINGTON (Reuters) - Deux baleines échouées ont été sauvées par un dauphin sur les côtes de Nouvelle-Zélande, ce qui pourrait être le premier cas connu d'un tel comportement, fait savoir un défenseur de l'environnement.

Le dauphin Moko, visiteur régulier de la côte de Mahia, sur la côte orientale de l'île du Nord, a acquis le statut de héros en guidant lundi vers les eaux profondes deux baleines pygmées qui s'étaient échouées à plusieurs reprises.
 
"A ma connaissance c'est le seul cas connu", a déclaré un responsable local du ministère de l'Ecologie, Malcolm Smith, qui a précisé avoir demandé leur avis à des spécialistes des échouages de baleines.
 
Moko, qui a été souvent vu près de la plage de Mahia pendant l'été, est arrivé sur les lieux au moment crucial, a fait savoir Smith.
La mère, désorientée, et son petit avaient résisté à plusieurs tentatives de les repousser vers la haute mer, et s'étaient échouées à plusieurs reprises sur la plage, à tel point que Smith a pensé que les deux cétacés allaient devoir être abattus.
 
Puis Moko est arrivé et est allé auprès des baleines qu'il a emmenées vers les eaux profondes. "Il est évident que l'attitude des baleines a changé quand le dauphin est arrivé sur les lieux. Elles ont réagi presque immédiatement", a expliqué Smith.
"Le dauphin a fait en deux minutes ce que nous n'avions pas réussi à faire en une heure et demie."
 
Smith a ajouté que les baleines n'ont pas été revues dans le secteur.
 
Moko, quant à lui, est revenu jouer avec les nageurs près de la plage, comme il le fait depuis environ six mois.
 
Selon le ministère de l'Ecologie, environ 700 baleines s'échouent chaque année sur les plages de Nouvelle-Zélande.

On ignore pourquoi exactement, mais on impute parfois ce phénomène à la maladie ou au déplacement des bancs de sable qui perturbe le sens de l'orientation des cétacés.
 

Adrian Bathgate, version française Natacha Crnjanski

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12 mars 2008 3 12 /03 /mars /2008 16:01
  Cyrille Javary, sinologue 
Cyrille Javary
 
  Cyrille Javary © Jean-Pierre Lelong
Spécialiste de la pensée chinoise ancienne et en particulier du Yi Jing, Cyrille Javary s’est attelé à la traduction de Yi Jing, Le livre des changements livre fondamental de la culture chinoise qui reprend sous forme d’hexagrammes les principes complémentaires du yin et du yang. En 2002, il a publié sa traduction (faite avec Pierre Faure) aux éditions Albin Michel. Il fait paraître en 2003 chez le même éditeur Le discours de la tortue : découvrir la pensée chinoise au fil du Yi Jing qui inscrit l’aventure du Yi Jing dans l’histoire depuis l’âge de bronze jusqu’à la mentalité chinoise actuelle. Il a créé le Centre Djohi (association loi de 1901) en 1985 pour l’étude et l’usage du Yi Jing.
Il a participé aux conférences de l’étoile organisé par le pasteur Houziaux, ce qui a donné lieu à deux ouvrages collectifs : Y a-t-il quelque chose après la mort ? (collectif) (Édition de l’Atelier,2004) et Les Esprits, est-ce que cela existe ? (collectif) (Édition de l’Atelier,2005).
En 2005, Cyrille Javary a choisi et préfacé Paroles de Confucius (Albin Michel) dans la collection des Carnets de Sagesse, un recueil de citations du vieux maître chinois. Enfin, avec son ami Alain Wang, ils ont fait paraître La Chine Nouvelle. Être riche est glorieux un volume consacré à un survol de la Chine actuelle (Larousse, 2006). Son dernier ouvrage vient de paraître : Cent mots pour comprendre les Chinois (Albin Michel, 2008).

Vous pourrez retrouver Olivier Germain-Thomas et son invitée Elisabeth Roudinesco, le 16 mars prochain au Salon du Livre de Paris. L'enregistrement aura lieu sur le stand de Radio-France le dimanche 16 mars entre 11 h et 12 h.
 

Pour écouter cette excellente émission :
   For interieur par Olivier Germain-Thomas  du 09-03-2008 - 57mn
  installer dans iTunes installer dans iTunes   illustration lien RSS copier le lien RSS :
http://radiofrance-podcast.net/podcast/rss_10266.xml

 
 
 
Cyrille Javary 100 mots pour comprendre les Chinois
Albin Michel - 13 février 2008

Les Chinois n’ont pas d’alphabet, ils écrivent avec des signes. De ce fait, ils possèdent probablement l’une des langues les plus expressives du monde : les idéogrammes véhiculent du sens, des valeurs, ont leur logique propre. Mais comment font les Chinois pour écrire les produits de la modernité tels que bicyclette, coca-cola, e-mail ou laser ? Et quels caractères emploient-ils pour désigner les idées nées en Occident comme « république », « Jeux Olympiques » ou « liberté » ?
C’est à ce jeu que nous invite Cyrille Javary. Découvrir un pays par son vocabulaire, sous toutes ses dimensions : parfois drôles, toujours surprenants, les idéogrammes choisis dressent en filigrane le portrait d’une Chine actuelle, riche d’un héritage de 3000 ans, qui choisit de transcrire des réalités encore inconnues dans l’Empire du Milieu par les associations les plus étonnantes.
Pratique et instructif, ce livre qui comporte près de deux cents entrées présente la Chine sous un angle inédit. Un outil idéal en sept chapitres pour apprendre à connaître l’autre, quand bien même on n’y entend rien à sa langue.


 
   
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5 mars 2008 3 05 /03 /mars /2008 15:51
Ou la démocratie ne s'exporte pas.

Les Ouvrières Chinoises employées par L'Europe

On ne peut que remercier Thomas Balmes pour son excellent documentaire sur une entreprise européenne sous-traitante d'un frabricant de téléphone portable, installée en Chine. La visite vaut le détour. Deux cadres allemands et des centaines de chinois travaillent dans cette usine concentrationnaire. Des immeuble-dortoirs où les filles couchent par 8 dans des lits superposés, par 4 pour les contre-maitresses. Pas de salle de bain, juste un point d'eau dans des latrines. Une cantine collective et une journée de repos hebdomadaire. Elles n'ont pas de contrat de travail. Tout est pris en charge par l'usine (sauf la grossesse) avec un forfait obligatoire logement-nourriture pour les célibataires. Elles travaillent pour 20€ par mois durant les 3 mois d'essai. Aprés elles seront toujours en dessous du salaire minimum. Elles sont obligées de faire des heures supplémentaires. Elles travaillent jusqu'à 10 à 12 heures par jour. Elles ne sont pas dupes de leurs conditions de travail pour autant. Les cadres pendant le tournage oscillent entre peur, ironie et devoir de transparence. 

Né en 1969 à Paris, Thomas Balmès a étudié à l’École Supérieure d’Études Cinématographiques avant de s’engager dans la production de films documentaires. En 1992, il crée sa propre maison de production, TBC, et réalise ses propres films, dont un sur James Ivory et un autre sur Michelangelo Antonioni. La plupart de ses documentaires abordent l’hégémonie de la culture occidentale, la religion et leurs valeurs.

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